- YOUPIFEST par YOUPIMATIN - 1704 lectures
Hellfest, Clisson, le 19, 20 et 21 juin



Le Hellfest cuvée 2015 qui vient tout juste de s'achever fût mon premier Hellfest et je pense être encore bien loin de la vérité quand je dis qu'il restera à jamais gravé dans ma mémoire...
Mais aujourd'hui, c'est l'heure du report et je vais essayer d'être le plus exhaustif possible tant les souvenirs sont nombreux. J'espère ainsi que ceux qui y étaient s'y retrouvent et que les absents puissent avoir un aperçu de cette édition magistrale qui sonnait les 10 ans du festival clissonais.


Départ de Nancy le jeudi vers 10h du matin avec Pierrick Valence (PHAZM), envoyé spécial de VS. On ne voit pas passer les quelques 8 heures de route mais arrivés sur Clisson, on attendra encore pas loin de 2 heures avant de rejoindre notre tente.
Entre l'heure pour aller du Leclerc au parking, la marche avec les sacs sur une bout de route coupée (il aura mis mes trapèzes à rude épreuve ce quart d'heure de marche !!), l'attente pour récupérer les pass puis le chemin jusqu'au camping (avec découverte du site au passage), on pourra dire que la soirée sera consacrée au relachement et à la détente.



Une fois les sacs déposés au Easy Camp (tente assez petite pour 2 personnes sans pouvoir faire rentrer les sacs, 4 toilettes sèches et 6 douches dont une HS le 1er matin pour 400 personnes, c'est un peu light...), il est temps de retrouver une partie de la rédac de VS (Velvet Kevorkian et sa moitié, Skay et Madame), de faire connaissance, de parler de tout et de rien, d'en profiter et de se marrer.
Bref une excellente entrée en matière et une agréable soirée. Quelques heures de sommeil et hop, il est temps de commencer ce Hellfest !


VENDREDI :



Le vendredi matin est consacré pour ma part à la découverte du site pendant que l'ami Pierrick est déjà parti afin de ne pas louper NECROWRETCH. Le chemin du camping vers la cathédrale étant assez long, j'en profite pour jeter un oeil aux différents stands (nourriture/boissons - Quick avait même installé deux petits camions !! -, vente d'articles allant du camping au fumeur en passant par les corsets gothiques et les cornes pour y boire à la gloire d'Odin) avant de jeter un oeil à l'Extreme Market où l'on pourra même acheter une guitare ou un ampli. Le choix y est dément mais certains prix sont plus qu'abusés au niveau des T-Shirts alors que les CDs se vendaient à des tarifs abordables par exemple.
Je passerai vite sur le Hell City Square, la Hell City Street et l'installation dédiée à World Of Warcraft qui n'ont éveillé qu'une relative indifférence chez moi mais au vu des personnes qui s'y bousculaient, c'est cool de voir que certains s'y sont éclatés. Chacun y trouve son compte et c'est bien le plus important !
Parlons du site à proprement parler : c'est gigantesque et j'ai beau ne pas être agoraphobe, c'est blindé de monde. Partout. Tout le temps. Et pourtant, aussi paradoxal que cela puisse paraître, la circulation se fera très facilement durant ces 3 jours.
J'ai entendu pas mal de monde dire que l'année dernière c'était tellement rempli que l'on circulait très difficilement, l'organisation ayant tenu ce paramètre en compte, la jauge fut revue à la baisse pour le plaisir de tous.
Les scènes sont très bien agencées (sauf la Warzone mais j'en parlerai plus loin), notamment les 3 tentes où la relative fraîcheur sera plus qu'appréciée durant ces 4 jours sous un soleil de plomb et une chaleur étouffante.
Les stands de nourriture et autre bars sont nombreux et il y en a pour tout le monde bien que certains tarifs restent prohibitifs (le fish and chips à 12€, une bien jolie escroquerie). Les points d'eau et les toilettes sont très facilement accessibles et il est à signaler que sur la durée du fest, les WC resteront relativement propres. Une prouesse quand on voit le monde et l'état de certains qui s'y rendaient...
La forêt menant au bar à Muscadet était un des spots les plus reposants. A priori, l'année dernière c'était pas ça, les pissotières le long des palissades n'étant pas présentes (c'est pourtant pas grand chose à mettre en oeuvre, si ?).
Le gazon semblait également le bienvenu pour la plupart des festivaliers ayant connu la poussière les années passées, je n'ose en effet imaginer ce que cela pouvait donner vu que j'ai eu l'impression de bouffer un peu de poussière mais pour s'asseoir et se poser, c'était de bon aloi.
Dans les choses qui ne servent à rien : le skate park qui peut largement être remplacé par autre chose et les gerbes de feu laissant une odeur désagréable derrière elles.


Il est temps maintenant de rentrer dans le vif du sujet, à savoir les différents concerts vus tout au long de cette première journée. Et ce qui est bien avec le Hellfest, c'est que rien qu'en un jour, il est possible de voir une multitude de groupes tous plus différents les uns des autres et si ça ne plaît pas, pas grave, il y a encore du choix !
Je commence donc avec un bout d'ARMORED SAINT surtout pour voir John Bush en action et le bougre assure le job pendant que le groupe joue son Heavy Metal si personnel et un brin daté. Le groupe semble à l'aise sur la Main Stage de droite, le son est bon, RAS.
Puis je me dirige doucement vers la Altar afin de me placer correctement pour le set de VALLENFYRE. Je les avais déjà vu en première partie de MORGOTH et BOLT THROWER mais là je les ai redécouverts : un groupe qui bouge avec un son énorme (HM-2 à fond les ballons), ça change tout et la set list, quant à elle, fait toujours la part belle aux 2 albums du groupe. Le son sous la tente est très bon (une constante lors de cette édition), le groupe se donne à fond et nous autres en profitons un max. A signaler que Greg Mackintosh se penchait assez souvent vers un cahier posé sur les retours. Des antisèches ? C'est moche !



Changement complet de style puisque maintenant je file voir Billy Idol que j'écoutais quand j'avais une petite dizaine d'années et on va pas se mentir si j'y vais, c'est juste pour écouter "White Wedding" et "Rebel Yell" en live.
Si on enlève le son qui tourne (de là où j'étais), le Billy aux fraises niveau chant (bon ça n'a jamais été un grand chanteur mais là il aurait pu faire un effort quand même), un "White Wedding" plat de chez plat, que reste-t-il ? Un Steve Stevens impérial et une version solide de "Rebel Yell", ça pèse pas lourd dans la balance mais c'est toujours ça de pris !
La Valley et HIGH ON FIRE m'appellent, c'est donc d'un pas assuré que je m'y rends pour prendre sur le coin du museau un paquet de mélasse (comme si le soleil et la chaleur ne suffisaient pas). Bon le groupe joue, c'est lourd, ça parle peu entre les morceaux, ça enchaîne, c'est pas encore l'usine mais ça y ressemble presque et c'est un peu dommage. Le son lourd et gavé de basses est parfait pour les morceaux mid tempo mais dès que ça accélère ("Snakes for the Divine" dernier titre joué par exemple), là ça n'allait plus du tout. On a alors eu droit à une sorte de bouillie sonore qui s'est avérée vite déplaisante mais comme ça collait avec le temps, finalement, c'était à se demander si c'était peut être fait exprès...
Le prochain concert qui m'intéresse étant celui de BLOODBATH, je me dirige vers l'espace VIP afin de me rafraîchir et de me poser quelques instants alors que je jette négligemment un oeil à SODOM (qui remplace ANTHRAX) sur le chemin, je me fais la réflexion que ce groupe est parfait pour ce genre d'événements et que leur Thrash qui sent la poussière passe comme une lettre à la Poste dans ce cadre.
Une fois à l'intérieur du bar, il y a un écran géant qui diffuse les concerts de la Main Stage, je ne peux m'empêcher de jeter un oeil sur le show de MOTÖRHEAD et même si la voix est encore potable, ce que l'on voit sur l'écran fait peur : un Lemmy au visage creusé et au teint pâle qui tient comme il peut la baraque. Mikkey Dee et Phil Campbell assurent mais on sent que le cœur n'y est plus vraiment à tel point que j'entendrai cette phrase qui, j'espère, ne sera pas prophétique : "j'espère qu'il va pas calancher avant la sortie de l'album". Sachant que "Bad Magic" est prévu pour le 28 août, on va croiser les doigts d'ici là.
BLOODBATH donc. Avec un Nick Holmes impérial de charisme qui reprendra sans difficulté les titres chantés par ces prédécesseurs. Une fois de plus, le son est très bon, mettant ainsi en valeur le chant (un peu comme sur album d'ailleurs) qui se fera plus Black que sur "Grand Morbid Funeral" et qui se verra appuyé par les growls puissants et caverneux de Blakkheim et Sodomizer. Après VALLENFYRE, encore un groupe de Death qui assure et ça fait plaisir.
Pendant que le décorum d'ALICE COOPER est mis en place sur la Main Stage, je vais me placer au niveau du stand de dédicaces pour admirer au mieux le Barnum Hard Rock de Monsieur Vincent Furnier. Avec 3 guitaristes sur scène (dont Ryan Roxie qui nous fera un défilé de Gibson - quasiment toute la gamme y passe - et la magnifique Nita Strauss qui jouait dans The Iron Maidens), un bassiste et sa veste à col de fourrure (ça va ? pas trop chaud ?) et un batteur solide qui fait le show, ALICE COOPER va donner une leçon de mise en scène et de show à l'américaine (la guillotine, le fouet, les lancers de colliers de perles dans le public, etc...) où ses plus grands tubes sont joués (en vrac "No More Mr. Nice Guy", "Hey Stoopid", "Welcome in my Nightmare"). Moi qui ne suis pas plus connaisseur que ça de sa discographie, j'ai été très agréablement surpris. Le bonhomme est encore vert. Que d'autres en prennent de la graine !
Changement de site, changement de style avec, à présent, les américains de MASTODON sous la Valley. Le dernier album sera bien représenté, le son est bon, la mise en place parfois bordélique et ça chante juste (c'était pas le cas la dernière fois que je les ai vus et ça peut vite agacer) et de les voir à cette heure là, c'était vraiment parfait.
Le reste de la programmation ne m'attirant pas plus que ça, j'assisterai quand même à la fin du show de SATYRICON (light show impressionnant, interprétation au cordeau, son froid adapté, bonne communication avec le public) avant d'aller jeter un œil au début du concert de JUDAS PRIEST. J'ai tenu 3 morceaux : voir un vieux à l'agonie plié sur son micro, très peu pour moi.
Le son était pas non plus parfait là où j'étais. Pas un très bon souvenir même si, à ce que j'ai entendu par la suite, la fin était dantesque avec un "Painkiller" bien méchant comme il faut. Mais les gros plans sur le bassiste et le "Metal God" (sérieux, c'est ça le Dieu du Metal ?) me feront dire que ça sentait un peu la naphtaline et que, parfois, faut savoir raccrocher. Bon, à priori, tout le monde a aimé et c'est là le plus important.
Je terminerai cette première journée par le set des suédois de MESHUGGAH qui, comme d'habitude, s'avère impressionnant : gros son et groove polyrythmique chirurgical au programme !
Il est désormais temps de rentrer afin de se reposer et d'aborder sereinement le samedi avec encore du lourd à prévoir.


SAMEDI :


Cette deuxième journée commencera pour moi avec MUTIILATION (quelle idée aussi de mettre des concerts aussi tôt qui durent à peine une demie heure ??) et comme entrée, c'est juste parfait ! Du Trve Black en plein jour avec un son froid comme la Mort et un groupe maquillé qui semble en pleine possession de ses moyens et de son univers. Les Légions Noires en action avec un son bien meilleur que sur album ce qui à pour effet de souligner le côté bien brutal des compos. Un bon coup de boule dans la face bien efficace car j'ai beau être matinal, j'ai mal !
J'ai quelques mètres à faire (de la Temple à la Altar) pour me placer correctement devant DESULTORY mais au vu du nombre de festivaliers présents, on peut dire qu'il n'y avait que l'embarras du choix. Ce concert que je ne voulais absolument pas rater fût un plaisir absolu et intégral du début à la fin. Ce groupe que je porte aux nues ("Bitterness" est en très très bonne place dans mon panthéon personnel) débutera ainsi sa prestation par quelques vieilleries issues de son premier album ("Into Eternity", 1993) avant d'enchaîner sur 3 extraits de son album le plus connu - le fameux "Bitterness" donc - et le gars qui retrouvait ses 18 ans d'écouter en live "Life Shatters", "Left Behind" et surtout mon morceau favori "Enslaved". Inutile de vous dire que j'ai pris un pied monstrueux même si le groupe n'a pas récolté le succès qui lui est dû. Un groupe underground et qui le restera à tout jamais. Dommage...



Avant d'aller découvrir la Warzone pour le set de TERROR, je m'arrête quelques instants devant les L7 que j'écoutais dans les années 90. Et là, je ne m'étendrai pas vraiment plus dessus tellement ça manquait de la folie qu'elles avaient. Bon c'est sûr, elles ne sont plus toutes jeunes mais quand même, j'ai trouvé ça un peu mou. Peut être aussi que ce n'est pas un groupe à faire jouer en plein après midi sur une grande scène.
La Warzone et TERROR donc. Un vrai parcours d'obstacles pour réussir à se placer convenablement avant de découvrir TERROR qui met une ambiance d'enfer sur cette scène excentrée où le terrain en pente, la forte odeur d'urine vers les stands de bouffe et aucun point d'ombre me feront dire que c'est la guerre et que sur le fond comme sur la forme, cet endroit est plus que cohérent avec les groupes qui y jouent.
SLASH joue ensuite sur une des Main Stage avec son groupe et si le plaisir d'entendre du GUNS N' ROSES en live est inégalable (surtout avec un chanteur aussi compétent que Mile Kennedy), j'ai vraiment eu l'impression d'un groupe à l'usine tant ça semblait sans âme et téléphoné. Et le chanteur, bien que très très bon, quel poseur !! Il devrait arrêter la musique et se lancer comme mannequin pour l'Oréal. Une micro déception car ça joue et puis SLASH qui tape son solo en bord de scène, ça le fait quand même bien comme il faut !
Je reste dans le coin pour la prestation de KILLING JOKE et je reste étonné et quelque peu surpris de voir aussi peu de monde pour ce groupe majeur et unique en son genre. En même temps, pas grave, ça m'aura permis d'être très bien placé devant la Main Stage et de profiter du son excellent et de la prestation hallucinée de Jaz Coleman. Quelle leçon ! Il est clair que l'on sait d'où vient le son de groupes comme MINISTRY ou GODFLESH en les voyant. Et puis les dégaines de Youth et Geordie Walker, c'est quand même quelque chose ! Ils détonnent mais je peux vous assurer que ça joue. Et pas qu'un peu. Sinon, je me demande encore le pourquoi du comment de la présence d'un cracheur de feu sur scène. Surtout que y a que lui qui semblait s'éclater...
La fin de journée sera constitué de 3 concerts pour 3 styles complètement
différents : d'abord FAITH NO MORE, ensuite OBITUARY puis BIOHAZARD. Voici toute la philosophie du Hellfest (et d'un festival en général) résumée en quelques mots.
Je commence donc par FAITH NO MORE et je ne vais pas y aller par 4 chemins mais ce fut, et de loin, LE concert du fest.
Les américains sont bien connus pour ne rien faire comme tout le monde et n'en faire qu'à leur tête (ce qui est peu ou prou la même chose) et ils le prouveront en entamant leur set par "Motherfucker" directement extrait de leur dernier album en date.



Et comme tous les titres extraits de "Sol Invictus" joués ce soir là ("Black Friday", "Separation Anxiety", "Matador", "Superhero" et "Cone of Shame"), ils passeront très bien le test de la scène à tel point que la production du disque semble bien trop sage pour leur rendre pleinement justice. Sinon, le groupe est en pleine possession de ses moyens (son énorme, raahh ce son de basse pachydermique !!, Patton et Bottum qui font le show - quand l'un va revêtir le t-shirt orange d'un agent de sécu, l'autre s'adresse au public en ces mots fleuris "vous êtes mignons, j'ai dû baiser certains d'entre vous" - et set list frisant la perfection) et fait plaisir au public qui lui mange dans la main. Alors même si la plupart des gens autour de moi se plaignaient de ne pas avoir entendu "Digging the Grave", le groupe a quand même beaucoup pioché dans "Angel Dust" en jouant même la rareté "Everything's ruined" (à titre perso, mon titre favori de FNM, aussi j'avais 16 ans à nouveau et je peux vous dire que j'ai apprécié le moment et pas qu'un peu !!). Et les californiens de finir leur set dans un festival de Metal par la reprise de Herb Alpert écrite par Burt Bacharach "This Guy's In Love With You", pas vraiment étonnant venant de leur part.
Après une telle claque sonore, voici venir le temps de la claque visuelle avec le feu d'artifice qui n'en finissait pas de finir (25 minutes de bouquet final quand même...), ce qui a mis à l'amende un paquet de communes françaises qui auront fort à faire pour dépasser ce challenge tellement la barre fût placée haute. Et une explication logique de l'augmentation du prix du billet de cette édition est certainement à trouver de ce côté là.
Pendant que tout le monde regarde cette féerie visuelle, j'en profite pour correctement me placer dans la ALTAR guettant la prestation des vétérans floridiens d'OBITUARY. Bon à priori, beaucoup de monde en est sorti satisfait (et c'est bien là l'essentiel) mais pour ma part, que ce fut chiant !! C'est bovin, statique, mou et mis à part le nouveau guitariste qui fait des merveilles (et rend hommage aux plans de Murphy ce qui fait du bien à entendre) et la frappe lourde et sûre de Donald Tardy, je ne retiendrai pas grand chose de ce show. Deuxième et dernière fois que je les voyais pour ma part car dans le genre "vétéran du Death qui envoie la sauce alors que y a rien sur scène si ce n'est un backdrop", je préfère (et de très très loin) BOLT THROWER mais bon, ils n'étaient pas là cette année...
Le samedi se terminera avec un dernier passage à la Warzone pour aller se prendre une bonne tranche de NYHC avec BIOHAZARD. Et si ce n'est l'absence d'Evan Seinfeld qui se fait cruellement ressentir (son remplaçant a tout de l'homme de paille), les américains vont envoyer la sauce comme jamais portés par un public qui ne les lâchera pas de tout le set, à tel point que lors de la montée sur scène, le groupe se retrouvera envahi par une véritable marée humaine (mais combien étaient-ils ??).
La set list le prouvera, on est bien reparti 20 ans en arrière (les albums "Urban Discipline" et "State of the World Adress" se verront largement représentés) et les prestations endiablées des poids sauteurs Billy Graziadei et Bobby Hambel ainsi que le fabuleux batteur qu'est Danny Schuler (il n'a que 2 toms sur son micro kit mais quand on l'entend, on ne s'en rend absolument pas compte) sauront mettre une ambiance du feu de Dieu sur la scène alors que joue SCORPIONS dans le fond. Rien de tel qu'une bonne leçon venue tout droit du Brooklyn des années 90 pour clore cette avant-dernière journée.


DIMANCHE :



Déjà la dernière journée qui commence, ce sera vraiment passé trop vite ! Avec 11h de sommeil dans les pattes à ce moment là (en tout et pour tout, j'ai dormi 15 heures entre jeudi soir et lundi matin...) et l'organisme soumis à rude épreuve (soleil, marche, chaleur, station debout prolongée, les ampoules, la bouffe grasse et salée, etc...), la fatigue se fait donc logiquement ressentir et ce sera une journée "light" pour ma part puisqu'elle ne commence qu'à partir de MORGOTH (17h30 sous la Altar). En même temps, quelle idée de programmer IRON REAGAN et NIDINGR entre 10h30 et 11h35 ? A moins de vouloir faire plaisir aux tourneurs, c'est vraiment ne pas rendre justice aux groupes que de les faire jouer si tôt... Tant pis pour moi, j'en profiterai pour louper également SUP, NE OBLIVISCARIS et KHOLD. Ce sera partie remise, promis.



J'avais vu les allemands ouvrir pour BOLT THROWER en octobre 2014 et c'était encore Marc Grewe, le frontman historique, au chant. Aujourd'hui, en lieu et place, nous trouvons donc Karsten "Jagger" Jäger, le chanteur de DISBELIEF, qui assure plus que correctement le remplacement sur disque. Qu'en est-il en live ? Si son chant est dans la droite lignée de son illustre prédécesseur en bien plus profond et puissant cependant, son jeu de scène est quant à lui bien trop statique. Et comme le groupe ne bouge pas vraiment beaucoup, il faut compter sur la seule puissance musicale du combo, ce qui sera bien évidemment le cas. En effet, le dernier album sera correctement représenté avec 5 extraits, "Cursed" aura droit à 3 titres ("Sold Baptism", "Body Count" et "Isolated") et le fabuleux "Odium" 2 titres ("Under the Surface" et "Resistance"). Les fans des débuts (ainsi que les autres) verront même une pépite exhumée du EP de 1990 "The Eternal Fall" avec le titre qui ouvrait celui-ci ("Burnt Identity"). Un bien bon concert pour commencer la journée, y a rien de tel, je peux vous l'assurer ! Et y a vraiment pas à dire mais les groupes présents il y a 25 ans savent y faire. L'expérience certainement...
La suite se fera au son des Suisses de SAMAEL qui joueront en intégralité leur excellent et dernier bon album de Metal à savoir "Ceremony of Opposites" et comme j'adore cet album, je me presse pour ne rien louper. Bien mal m'en a pris !! Car entre le look absolument naze et les arrangements kitschouilles entrepris par le groupe, c'est clairement la déception qui me guette.
Non, Xytras, ces sons de synthés venus tout droit de l'Europop des années 90 ne collent pas avec ce chef d'oeuvre du Black Metal. En même temps quand on voit leur look, on se dit que la Police du Bon Goût était définitivement absente. Inutile de dire que je suis parti avant la fin...
Heureusement qu'AT THE GATES suivait parce que là, c'était pas la même chose !!



Voici, pour moi, le deuxième meilleur concert de tout le festival et c'est rien de dire que ce fût grandiose : un très bon son, un excellent light show (comme sous toutes les tentes), une set list de folie (mis à part les 4 extraits de "At War with Reality" qui ne s'intègrent pas bien et la rendait ainsi bancale), un Tompa en feu. Tout était réuni pour que la musique des Suédois fasse mouche. On aura bien sûr droit à une sorte de best of de "Slaughter of the Soul" où tous les titres font mouche dans le public. Marco Aro (THE HAUNTED) viendra même partager le chant sur une version bien hargneuse de "World of Lies". Sinon, les titres du petit dernier passent bien sur scène mais enchaîner "Kingdom Gone" (titre issu du "The Red in the Sky Is Ours" sorti en 92) avec "The Book of Sand (The Abomination)", ça rendait le truc vraiment bancal... En tout cas, une excellente presta d'un groupe porté par son public à qui il offrira une version dantesque jouée pied au plancher de "Blinded by Fear" afin de clôturer son show comme il se doit.
Je pensais finir sur KORN qui se voyait jouer l'intégralité de son 1er album sur la Main Stage de droite, mais le début avec les micro coupures de courant, ça aide vraiment pas à rentrer dedans. Sachant en plus qu'une coupure bien plus longue viendra me couper l'enthousiasme juvénile dont je m'étais paré.
J'en ai donc profité pour aller voir un bout de SUPERJOINT et là, quelle expérience : le Philou qui discute avec le public comme avec des potes, un groupe clairement venu les mains dans les poches mais qui ne font pas semblant quand ils jouent, ça fait vraiment du bien de finir un fest avec un concert comme ça. Le truc simple, chaleureux qui ne se prend pas la tête mais où ça joue quand même (et pas qu'un peu) qui fait l'effet d'une bonne bouffée d'air frais à cette heure ci de la soirée.
Après m'être nettoyé les oreilles au son du crossover imparable du combo de la Nouvelle Orléans, je reviens assister à la fin du concert de KORN. Sans surprise : le son est maousse costaud, les lumières sont magnifiques, les compos magiques mais comme un idiot, j'attendais le titre caché de l'album qui ne vint jamais (oui moi quand j'entends intégralité, je m'attends à avoir tous les titres). Pas grave, c'était suffisamment bien comme ça et puis j'en avais vraiment plein les bottes alors j'allais pas non plus faire le difficile.
C'est donc sur le combo californien que se termine mon premier Hellfest. Je repartirai le lendemain avec des images et des souvenirs plein la tête avec un retour à la réalité pas forcément évident. Je n'ai désormais qu'une envie y retourner !



Merci à VSGreg, la VS Team ("la fine équipe"), Pierrick, Clément, Francis, Mehdi et la bande d'arrachés du pré à David, Jérémie et Pierre-Jean.


Auteur
Commentaire
hammerbattalion
Membre enregistré
Posté le: 16/07/2015 à 15h09 - (1071)
Ha non, pour Judas Priest, tu aurais du persévérer, le réveil a sonné au bout du 4ème ou 5ème morceau et là, çà a été magique jusqu'à l'apothéose Painkiller. Mais c'est vrai que le début était pitoyable.

Pitoyable aussi, l'affluence pour Desultory, The Crown ou Nuclear Assault (les pauvres ont tout donné sur cette scène énorme).

Alice Cooper, le pied total, une des rares têtes d'affiches qui sait comment retourner un public en festoche (avec Twisted Sister).

Slipknot, une grosse surprise pour moi, j'ai vu tout le concert.

Samael, mais merde, comment peut-on massacrer le rugueux Ceremony Of Opposites à ce point!

Pour Obituary, franchement ils ont cartonné, super son, super setlist, public à donf...

Plein de bonnes choses, mais quand on apprécie tous les styles on fait forcément des sacrifices et c'est chiant, je change de crèmerie l'année prochaine.

Bon report Youpi!





Youpimatin
Membre enregistré
Posté le: 16/07/2015 à 21h03 - (1073)
Merci ;-)

Pour Judas Priest, en fait je n'aime que l'album "Painkiller" alors plus ça aurait été de la gourmandise :-D

Pour le reste, je ne peux qu'être d'accord avec toi sauf pour Obituary, je n'aime vraiment pas : il ne se passe rien sur scène, c'est statique, ça communique presque pas et ça a le groove d'un buffle bourré à la vodka. Mais ce n'est que mon avis =p

hostlost
Membre enregistré
Posté le: 16/07/2015 à 23h23 - (1074)
Merci youpi matin pour cet excellent report !
Contrairement à toi qui venait pour la première fois, je pense très sincèrement m'être rendu au hellfest pour la dernière fois!
La programmation ne me correspond plus du tout (je n'y allais que pour Vallenfyre et Bloodbath entre autres) et surtout trop de posers, de hipsters et de déguisés ... Grrr !
Bref, je suis heureux d'entendre (pour la 1ère fois?) que le son sous l'Altar fut très bon car c'était vraiment mon ressenti par rapport aux précédentes éditions. Et sinon oui, Sir MacKintosh a bien, posé sur ses retours, un classeur avec toutes les paroles. Cela ne l'a pas empêché de se vautrer régulièrement (surtout sur Bereft) et de mélanger à sa sauce ses textes ... Mais Vallenfyre n'est-il pas, selon ses dires, a chaotic band ... ??

Youpimatin
Membre enregistré
Posté le: 17/07/2015 à 18h36 - (1075)
Merci de ton retour.
Pour la programmation, vu la pléthore de festivals en France ou à l'étranger, tu trouveras forcément quelque chose qui te conviendra ;-)
Mais il risque d'y avoir aussi des posers, des hipsters et des déguisés...


hostlost
Membre enregistré
Posté le: 21/07/2015 à 20h50 - (1078)
Je prends la direction au mois d'août du Brutal Assault et du summer breeze . C'est le rendez-vous de la veste à patchs et du tee-shirt noir avec que des logos illisibles ... Smiley clin d'oeil !

Youpimatin
Membre enregistré
Posté le: 22/07/2015 à 10h08 - (1081)
Profites en bien



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