- SHEBFEST 2014: CAMPING PARADIS par SHEB - 1651 lectures
Du 20 au 22/06/2014 à Clisson



IRON MAIDEN, AEROSMITH, BLACK SABBATH... Trois noms qui ont sans doute suffi à décider des hordes de metalleux à faire le déplacement jusque Clisson pour la désormais traditionnelle et incontournable grand-messe du métal extrême en France.
En arrivant cinq heures plus tôt que l'an dernier, le jeudi, je pensais trouver relativement facilement de la place au camping puisqu'en 2013, il avait fallu attendre le vendredi midi pour que cela commence à devenir vraiment difficile de trouver un emplacement où mettre sa tente. C'était sans compter sur le très grand beau temps qui, une fois n'est pas coutume, avait décidé lui aussi d'être de la partie et avait donc précipité des hordes de campeurs dans tous les recoins du camping dès son ouverture, le rendant saturé en à peine deux heures.
Le temps de récupérer (très rapidement) les précieux bracelets, de boire une première bière, d'admirer le nouvel agencement de l'espace situé entre l'entrée du fest et le camping, où, vous l'avez sans doute vu sur des photos, les choses n'ont pas été faites à moitié et on va se lancer dans la recherche d'un espace où poser les tentes de notre petite troupe. Après s'être entendu dire le judicieux conseil que "quand on vient de loin, on part plus tôt" par une bande de têtes de nœud qui gardaient jalousement un précieux espace encore vierge (sans doute pour quelqu'un qui venait de loin mais n'était pas parti tôt), on se pose dans une allée, encore large et où nos tentes n'empêcheront pas le passage d'un éventuel véhicule de secours. Quelques heures plus tard, cette allée aura complètement disparu. Notre tente "2 heures" montée, il est temps de retrouver les potes qu'on ne voit qu'une fois par an, histoire de boire quelques coups et de comparer nos programmes respectifs pour ce week-end qui s'annonce, comme d'habitude, extrêmement chargé. Voulant garder le maximum de force, c'est à une heure pas trop avancée de la nuit que j'ai rejoint ma tente, dans l'espoir d'une nuit calme, paisible et réparatrice. Inutile de dire qu'elle fut très bruyante.



VENDREDI

8h30, c'est Bruce Dickinson en personne qui me réveille. C'est l'heure des balances de MAIDEN sur la main stage, le son nous parvient jusqu'au camping et aucun doute sur ce timbre de voix, c'est bien celui de Bruce "Air Raid Siren", très matinal. C'est bien le seul frontman qui fera le déplacement de si bon matin. Quelques minutes après, c'est au tour de SLAYER de balancer et aucune trace d'Araya, pas plus de Steven Tyler le lendemain matin, ou de Ozzy Osbourne, le dimanche matin. Inutile de dire qu'avec un camping déjà blindé et une chaleur déjà installée, les stands de petit déjeuner, les toilettes et les douches sont déjà prises d'assaut et qu'il faut s'armer d'une patience à toute épreuve pour chacune de ses options. Je me contenterai de l'indispensable passage par les chiottes et zapperai le reste. Les lingettes pour bébé assureront mon hygiène pour l'ensemble du week-end.

Un peu avant dix heures, je prends la route du site afin d'enfin attaquer les choses sérieuses. Sur le chemin, je croise Yann, une vieille connaissance du forum VS, ça ne sera pas la seule rencontre du week-end, loin s'en faut. Je croise aussi des amis qui m'indiquent que la passerelle qui - nouveauté de cette année - enjambe la route située entre le camping et l'entrée du site est pour l'instant bloquée et qu'il n'est donc pas possible de passer pour l'instant. Je crains alors que comme l'an dernier le site soit parfois ouvert un peu tardivement et que les premiers groupes ne commencent parfois à jouer que devant quelques poignées de spectateurs comme cela avait été le cas de REGARDE LES HOMMES TOMBER. Il n'en sera cependant rien. Le temps d'arriver à cette fameuse passerelle, celle-ci sera ouverte et les premiers festivaliers pourront rejoindre le site dans des délais suffisants. Cette année pas de passe trois jours en vente pour l'an prochain, la date de l'édition 2015 n'ayant pas encore été arrêtée. Les stands de merchandising n'en sont pour autant pas moins pris d'assaut et là aussi la patience est de mise. Tout comme pour l'achat de tokens, indispensable jetons nécessaires à l'achat de boissons qui voit vite des interminables queues se former aux quatre points de vente situés de part et d'autre de l'accès à la zone VIP, alors que de l'autre côté, un autre point de vente de jetons restera mystérieusement beaucoup moins encombré. Les débrouillards savaient comment gagner du temps.

L'accès à la zone VIP ne se fait plus par le bar et nous oblige à faire un détour pas très long, certes. Comme sur le reste du site, la déco a dans cette zone aussi, encore été améliorée, enfin, encore faut-il être fan des trucs militaires... Mais, pas de temps à perdre dans la zone VIP, les premiers concerts vont débuter et voilà bien quelque chose qu'il ne faut pas louper.

Sur la grande scène, cet insigne honneur revient aux Espagnols de ANGELUS APATRIDA. J'avais entendu du bien de ce groupe et j'étais curieux de voir ce que cela pourrait donner sur scène. Force est de constater que nos Ibériques savent y faire. Il faut dire qu'avec quatre albums au compteur et près de 15 années d'existence, ce ne sont pas des petits jeunots. Il en résultera donc le premier circle-pit du fest' à 10h40 en ce vendredi 20 juin. Puisant dans ses trois derniers albums, le groupe a joué huit titres. Pendant ce temps-là, sur la scène Temple, NECROBLOOD balance son black metal. Le son, pas très bon, ne m'incite cependant pas à m'attarder très longtemps.



Le temps de retourner en zone presse afin de poster une première news sur VS et j'ai déjà loupé le début de CONAN, l'un des groupes que j'attendais le plus sur la Valley. C'est donc au triple galop que j'ai rejoint ce chapiteau, croisant en chemin mon collègue Skay. J'ai quand même pu assister à une bonne partie du set des Anglais, venus défendre leur nouvel album, "Blood Eagle", forts d'une récente signature chez Napalm Records. La part belle de la set-list de leur concert est accordée à ce nouvel album puisque trois des quatre titres interprétés sont extraits de ce nouvel album, contre un seul extrait de "Monnos". Inutile de dire que c'était lourd et gras à souhait, vraiment succulent avant d'aller avaler une saucisse-frites, histoire de remettre un peu de carburant dans la machine.



Ce faisant, on aperçoit de loin sur une des main stages CROSSFAITH, un truc japonais de metalcore avec des touches d'électro. C'est assez chelou comme truc, c'est japonais, quoi... Vraiment pas ma came ce truc. Si j'avais encore besoin de savoir pourquoi je passe généralement peu de temps devant les main stages, en voici une réponse supplémentaire. Après cet interlude culinaire en bonne compagnie, retour sous le Temple où les choses vont devenir très sérieuses avec IMPIETY. Le son est plutôt bon et la bande à Shyaithan envoie vraiment le bois. Le groupe pioche un peu partout dans sa discographie, remontant jusqu'à "Skullfucking Armageddon", album de 1999, pour un "Torment in Fire" pas piqué des vers. Une très bonne prestation.

Retour sur la main stage où va ensuite se dérouler la prestation de TOXIC HOLOCAUST. Là aussi, ça joue, le son est bon et le groupe balance son thrash avec une belle aisance sous un cagnard que le Hellfest n'a sans doute que très rarement connu. Le groupe pioche dans tous ses albums mais donne la part belle à "An Overdose of Death...", le troisième album, duquel sont extraits pas moins de 6 ("Endless Armageddon", "In the Name of Science", "Nuke the Cross", "The Lord of the Wasteland", "War Game" et "Wild Dogs") des 14 titres interprétés par le groupe.

LOUDBLAST blinde l'Altar mais moi, je reste sur place pour assister au set de M.O.D. A moins que ça ne soit S.O.D. ? On est en droit de se poser la question puisque plus de la moitié des titres de la setlist était des titres des STORMTROOPERS OF DEATH. On ne va pas s'en plaindre. Entendre "Milano Mosh", "Fuck the Middle East", "Speak English or Die" ou bien sûr "United Forces", c'est toujours un immense plaisir d'autant que Billy Milano était dans une forme olympique et nous a régalés de ses bons mots... La dédicace de "Kill Yourself" à Scott Ian avec qui c'est semble-t-il toujours l'amour fou, "on baisait vos mères dans les années 80" ou encore "certains étaient encore des spermatozoïdes à l'époque de ce morceau". Autant de petites phrases qui, accompagnées de musiciens, très à leur affaire et qui ne ménageaient pas leur peine ont fait de ce concert un des tous bons moments de cette première journée.

Retour sous l'Altar que je ne vais plus beaucoup quitter pour le reste de la journée. Ça commence avec HAIL OF BULLETS. C'est amusant de revoir Martin van Drunen, sur la même scène que l'an dernier où il s'était produit avec ASPHYX. Avec H.O.B. il est tout aussi efficace et les titres s'enchaînent avec aisance... "Swoop of the Falcon", "Operation Z", "Pour le Mérite", "On Coral Shores" et j'en oublie... c'était du très bon également.



Le groupe à ne pas louper ensuite c'était sans doute NOCTURNUS ou plutôt NOCTURNUS AD (ça devient pénible ces histoires de noms...), légende du techno-death des 90's qui n'attire pas vraiment la grande foule en cet après-midi. ROB ZOMBIE sur la main-stage au même moment n'y est sans doute pas pour rien. C'est Mike Browning qui chante tout en jouant de la batterie, du coup la communication entre le groupe et le public est un peu bizarre mais ce n'est pas bien grave, l'important, c'est la musique et de ce côté-là, pas de souci, ça joue. Browning est vraiment impressionnant et les autres ne sont pas en reste, sauf le clavier que l'on n'entendait quasi pas. Pas mal de titres extraits de "The Key" et , pour finir, deux reprises de MORBID ANGEL, "Demon Seed" et "Angel of Disease", titres de l'époque où Mike Browning faisait encore partie de MORBID ANGEL. Le public présent (dont les gars de SUPURATION qui venaient d'arriver) a sagement écouté et visiblement apprécié cette excellente prestation.



20h50, après un petit détour par la tente histoire de reposer ma carcasse déjà bien usée par cette journée, je reviens sur le site espérant pouvoir regarder la prestation d'IRON MAIDEN. Las, le site est déjà surpeuplé et la circulation des plus difficiles. Pas moyen de s'approcher, je regarde quelques titres de loin avant d'aller vagabonder ailleurs. Pas de regrets, je les reverrai au Main Square dans des conditions sans doute bien meilleures. Je me dirige alors vers la zone VIP où se déroule une scène assez incompréhensible pour le non-amateur de foot que je suis: des gens sont en train de regarder le match de l'équipe de France. Quel est l'intérêt de venir au Hellfest si c'est pour y regarder du foot, du catch à moustaches ou je ne sais quelle autre animation prévu pour... je ne sais pas... les gens qui n'aiment pas la musique ? Bref, je quitte vite cet endroit pour retourner sous l'Altar pour assister à la fin du set de WATAIN et à celui DEATH TO ALL. Même sans Chuck, ça le fait. Le public ne s'y est pas trompé et le chapiteau est bien garni. Un sacré bonheur d'entendre "Symbolic", "Zombie Ritual", "Baptized in Blood" ou encore "Pull the Plug".

Il est déjà minuit, j'assiste à quelques minutes du set de ENSLAVED qui ne me convainc pas du tout. Je ne sais pas si c'est la fatigue ou si c'est le groupe qui n'était pas dans un bon jour mais j'ai trouvé ça assez ennuyeux et je ne suis jamais rentré dedans. Retour au camping où je galère à retrouver ma tente qui se retrouve encore entourée de nouvelles tentes qui changent la physionomie des lieux. Déroutant.



SAMEDI

Comme la veille, réveil au son des balances. La nuit fut un peu plus calme. Un petit déj rapidement avalé et on reprend déjà le chemin du site pour une deuxième journée où il faudra veiller très tard pour ne pas louper CARCASS. La chaleur est toujours aussi présente, les bars et les points d'eau sont pris d'assaut et il faut parfois poireauter pas mal de temps pour pouvoir se rafraîchir, ce qui n'est vraiment pas du luxe.

Je reprends mes quartiers sous l'Altar et la Temple où j'assiste aux bonnes prestations de NEFARIUM, MERCYLESS et TEMPLE OF BAAL avant de faire un détour vers la main-stage, curieux de voir et d'entendre LEZ ZEPPELIN. Je me disais que pour qu'un cover band, soit inclus à la programmation du Hellfest, c'est que ce cover band devait être sacrément bon... Et au final ben non en fait. La set-list n'était pas vraiment judicieusement choisie... "The Ocean" et un interminable solo de guitare ont plombé l'ambiance, et ce n'est pas les interprétations sans saveur de "Dazed and Confused", "Rock and Roll" ou "Black Dog" qui ont apporté un quelconque intérêt à cette prestation qui avait pourtant rameuté un paquet de monde en cette heure encore matinale. Je ne sais pas si c'est la perspective de voir un groupe de gonzesses, d'entendre du LED ZEP ou bien encore si c'est certains ont mal lu et ont cru qu'ils allaient voir LED ZEP' mais c'était blindé... Pour vraiment pas grand-chose.

La tente extrême est ensuite bien remplie pour la prestation de BENIGHTED qui dévaste littéralement tout sur son passage mais je n'écoute que d'une oreille car j'attends bien sûr la prestation de SUPURATION prévue pour 13h35. Bien calé au premier rang, j'assiste de loin au set de BORGNE, groupe suisse rajouté à l'affiche en dernière minute en remplacement de je ne sais plus qui et qui propose un black metal pas dégueu.



Arrive enfin le grand moment, le set de SUPURATION. Le groupe dispose de 40 minutes et interprète donc son album culte "The Cube" en intégralité et dans l'ordre. Le son est très bon, le groupe a récemment changé d'ingénieur du son et cela s'entend notamment au niveau du chant et des guitares. J'ai entendu ou lu ici ou là des reproches concernant le son de la batterie. Perso, je n'y trouve rien à redire. La prestation était très bonne, soutenue par une bonne dose de fumigènes et des lights aux petits oignons. Le groupe a même fait un effort sur la communication avec le public, son habituel point faible. Histoire de finir en apothéose, les membres du groupe ont balancé des T-Shirts dans le public à la fin de leur concert. Un nouveau modèle conçu rien que pour cette date et au tirage vraiment très limité, si ça c'est pas la classe...



Après ça inutile de dire que plus grand-chose ne risquait de trouver grâce à mes oreilles avant quelques temps. Je me suis donc accordé une grande pause à peine troublée par l'excellente prestation de SUBROSA et par quelques minutes de INCANTATION qui, il faut bien l'avouer, envoyait quand même vachement bien la purée. L'Extreme Market a été déplacé à l'extérieur du site et a permis de libérer de la place mais malgré cela le site montre selon moi ses limites en matière de taille et de possibilité d'accueil. Le moindre coin d'ombre est pris d'assaut et comme ils ne sont pas non plus si nombreux que cela, ce sont les chapiteaux qui sont envahis par des festivaliers pas spécialement intéressés par la musique qui y est diffusée mais par l'ombre qu'ils peuvent fournir. Voilà qui ne facilite pas les déplacements...

Pendant que je faisais la queue pour aller saluer les poteaux de SUPURATION au stand de dédicace, j'ai eu la "chance" d'assister au set d'un groupe dont je n'avais jamais entendu parler, répondant au curieux nom de WE CAME AS ROMANS. C'était vraiment fabuleusement passionnant, du metalcore insipide (qui a dit pléonasme ?) et je n'en ai gardé aucun souvenir.

Je n'ai pas assisté à la prestation de SHINING mais l'ami Niklas Kvarforth ne semblait vraiment pas dans un bon jour car en plus d'avoir écourté sa prestation de près d'un quart d'heure, il s'est apparemment fait vomir avant de monter sur scène, s'est défoncé le poing sur le sol avant de s'enfiler une bouteille complète sur scène, de passer la durée du set à cracher sur son bassiste, tout en se parlant à lui-même (et apparemment pas pour se féliciter) pendant les parties instrumentales de son set.

Le set de GORGUTS sur la scène d'à côté fut beaucoup plus paisible. Le groupe de retour après une longue absence avec "Colored Sands" un bien bon album. Là aussi, c'était un groupe à ne pas louper tant leurs passages dans nos contrées se font rares. La setlist sera en grande partie consacrée au nouvel album du groupe avec pas moins de quatre extraits de cette galette dont "Le toit du monde" qui ouvre l'album et le concert. Le groupe enchaîne ensuite avec les trois titres suivants de "Colored Sands" dans l'ordre avant d'aller farfouiller un peu dans sa discographie, remontant jusqu'à "The Erosion of Sanity" pour un "Orphans of Sickness" vraiment bon. Le public semble vraiment apprécier d'autant que Luc Lemay s'adresse au public en français pour remercier ses "cousins d'outre-Atlantique".



Après ça, le show de BRUTAL TRUTH (à ne pas louper non plus car c'est sans doute la dernière occasion qui nous était donnée de voir le groupe) fut beaucoup plus direct. Le circle-pit ne mit vraiment pas longtemps à démarrer et dura tout le concert, alimenté par des mecs avec des body-boards qui faisaient des allers-retours perpétuels. Ça n'a pas fait semblant niveau violence. J'ai vu un grand baraqué sortir du pit avec le nez cassé et également une fille s'en extirper avec un œil au beurre noir. Le show est sans surprise, le son pas très bon, fort et un peu brouillon mais ça envoie quand même la sauce. Kevin Sharp remercie le public de faire partie de leurs vies. Dan Lilker fait sobrement son job dans son coin... Quelques poignées de titres plus tard, dont quelques extraits du premier album, c'est déjà fini. Une légende du grindcore s'en est allée, et merde...



Après ça assister à quelques minutes de DEEP PURPLE avant d'aller s'en jeter une avec les collègues de la rédac' fut un contraste assez saisissant mais aussi rafraîchissant. C'est ça aussi le Hellfest: passer d'un groupe de grind qui tire sa révérence à une légende du hard rock indéboulonnable dont les tubes "Strange Kind of Woman", "Lazy", "Perfect Strangers", "Space Truckin'" ou bien sûr "Smoke on the Water" sont connus par plusieurs générations de fans.

Inutile d'espérer voir AEROSMITH. Comme la veille la foule est compacte et il est très difficile de se faufiler. Tant pis pour la bande à Joe Perry et Steven Tyler, je vais aller voir leurs compatriotes, quelque peu plus brutaux de NILE. NILE, c'est tout ou rien. Si le son est bon, c'est parfait, ça dévaste tout, sinon, c'est de la bouillie et on comprend rien. Heureusement pour nous, c'était un bon jour, le son était bon, comme pour la quasi-totalité des groupes sur l'Altar. Le groupe passe en revue une bonne partie de sa discographie qui commence déjà à être bien conséquente avec trois extraits du dernier album mais également deux extraits de "Black Seeds of Vengeance" et deux autres de "In Their Darkened Shrines", album que je vénère au plus haut point. Une prestation énorme sous une Altar pleine comme un œuf.



J'avais dégoté une place pas trop mal et je souhaitais la garder pour assister au show de CARCASS. J'ai donc assisté de loin au set de GORGOROTH. Entrée et sortie sur la marche funèbre, solide prestation de black, efficace mais sans surprise.

Je ne pensais jamais pouvoir voir CARCASS un jour. 20 ans après avoir de manière incompréhensible loupé une affiche regroupant LOUDBLAST, SUPURATION et CARCASS à deux pas de chez moi, l'occasion m'était enfin donnée de corriger cette erreur et d'accrocher cette légende anglaise à mon tableau de chasse. Là aussi le son est énorme et la set-list très bonne. Après "1985", titre d'introduction de l'excellent dernier album, "Surgical Steel", c'est "Buried Dreams" de "Heartwork" qui ouvre les hostilités. Malgré l'heure tardive, la réponse du public est très bonne. Le groupe enchaîne ensuite avec "Incarnated Solvent Abuse" tiré de "Necroticism..." avant de revenir au dernier album avec les titres les plus brutaux de ce skeud dont "Cadaver Pouch Conveyor System". Un final en apothéose avec "Heartwork" et on peu aller se coucher tranquillement...



DIMANCHE

La nuit fut très bruyante entre le green camp et le red camp, là où nous avions posé nos tentes. Le ciel est encombré ce matin et la pluie menace Clisson. On décide donc de replier les tentes afin de pouvoir repartir juste après BLACK SABBATH. Se faisant on loupe donc un bon paquet de groupes dont BLUES PILLS et SCORPION CHILD que j'aurais bien aimé voir. Tant pis. On se rattrape avec la fin du set de BLACKLODGE qui propose un black indus bien efficace. Je ne suis habituellement pas fan des boîtes à rythmes, mais dans un tel cas de black indus, l'utilisation est totalement justifiée.

Après cela, je suis retourné devant la main-stage où le soleil, plus ardant que jamais était revenu. IN SOLITUDE, groupe suédois que je ne connaissais que de nom se produisait alors. Présenté comme un adorateur de KING DIAMOND, je m'attendais à un chant suraigu comme celui du chanteur de leur compatriotes de PORTRAIT mais il n'en fut rien. La musique distillée par le groupe était cependant fort sympathique.



Retour sous l'Altar où j'ai ensuite passé un bon bout de temps. Tout d'abord pour ULCERATE, groupe de death metal technique néo-zélandais bien brutal que j'ai pas mal apprecié. Ça fleurait un petit peu le black metal mais ça m'a semblé un peu court. J'ai l'impression que le groupe a quitté la scène avant la fin du temps qui lui était imparti, d'ailleurs ils n'ont joué que cinq morceaux. A revoir dans de meilleurs conditions.

Après ça j'ai juste eu à tourner la tête pour assister au set de DORDEDUH que je connaissais également assez peu. Nous arrivant de Roumanie, ces ex-NEGURA BUNGET évoluent dans un registre assez similaire à leurs confrères. Avec le peu que j'avais écouté de la musique du groupe, je m'attendais à une musique un peu plus folk que ça. Ici c'était plus une espèce de black-prog vraiment bien interprété et très rafraîchissant entre deux déferlantes de bourrinage dans la tronche. Parce que juste après, c'était REPULSION et dans le genre bourrin, ça se pose là. De retour (sans avoir rien sorti) depuis maintenant plus de dix ans, ces vétérans du grindcore ont proposé un show fort sympathique.



UNLEASHED... Ah UNLEASHED... ce qu'il y a de bien avec UNLEASHED, c'est que l'on reconnaît la plupart des titres des les premières mesures même si on ne connaît pas à fond la discographie du groupe, ce qui est mon cas. Leurs set-lists sont toujours blindées de tubes et celle du Hellfest n'a pas dérogé à la règle. De "The Longships Are Coming" à "Before the Creation of Time" en passant par "Don't Want to Be Born", "To Asgaard We Fly" ou "Death Metal Victory", c'est toujours un plaisir d'écouter le death metal des Suédois qui fêtent d'ailleurs cette année leur quart de siècle d'existence. Une vraiment très bonne prestation et un groupe dont je ne me lasserai jamais en live.



Après un repos bien mérité, j'attaque la dernière ligne droite qui me conduit vers les main stages et, pour commencer, EMPEROR. Dire que j'attendais les Norvégiens est un doux euphémisme. Je n'avais jusque-là jamais eu l'occasion de les voir en concert et la perspective d'entendre l'intégralité de "In the Nightisde Eclipse", leur premier album, ne pouvait que me réjouir, en fervent adorateur de cet album que je suis. La tension est palpable quand résonnent les premières notes de l'intro et que le groupe fait son entrée sur scène. Le son est très bon mais je ne sais pas si c'était partout ou juste à l'endroit où j'étais placé mais je n'entendais pas bien les claviers, ce qui est un peu problématique avec un tel album. La prestation fut vraiment énorme, emmenée par des lights magnifiques et des musiciens vraiment à leur affaire. Le groupe a eu le bon goût de jouer comme rappel, deux autres vieilleries vraiment excellentes: "Ancient Queen" et "Wrath od the Tyrant" qui ont vraiment donné une cohérence parfaite à la setlist. Un concert qui n'aurait pas manqué de plaire à Christine Boutin.



Après cela difficile de se remotiver pour BLACK SABBATH, cependant débuter un show par "War Pigs" remet rapidement les idées en place. J'avais déjà eu l'occasion de voir BLACK SABBATH au Graspop en 1998 et déjà à l'époque, j'avais trouvé le père Ozzy vraiment très abîmé. Je craignais que ça soit encore bien pire plus de 15 années plus tard mais c'était moins pire que ce à quoi je m'attendais. Bien sûr il fait toujours autant de peine à voir à trottiner comme un petit vieux de part et d'autre de la scène mais ça reste quand même bien cool d'entendre des hits tels que "Black Sabbath", "N.I.B.", "Paranoid" mêlés à des titres du dernier album, "13", vraiment pas dégueu. Un concert à voir aussi car je ne suis pas sûr que les occasions de revoir ces dinosaures du métal se représentent bien souvent.



Je remercie encore mon chauffeur de m'avoir ramené en un seul morceau, ce qui n'était pas gagné puisqu'on a quand même réussi à fait Clisson-Lille en 4h30...

Une autre édition vraiment bonne du Hellfest mais une affiche pas si bonne que ça. A première vue c'était énormissime notamment avec un combo IRON MAIDEN / AEROSMITH / BLACK SABBATH totalement imparable mais à y regarder de plus près bien en détails, on se rend compte que certaines scènes étaient tout de même plus faible cette année que l'an dernier. C'est le cas de la Valley où je me suis au final relativement peu rendu, ça manquait cruellement de doom traditionnel. C'est aussi le cas de la Warzone où je ne vais de toute façon jamais mais qui avait vraiment encore moins de chance de m'attirer cette année. Pour le reste, Altar et Temple se sont bien tenues, y avait du matos cette année, pas mal de raretés ou de vieilles légendes sur le retour. Sur l'ensemble des scènes, le son était globalement bon.

Pour le reste on pourra râler sur les files d'attente aux banques de jetons ou aux bars mais avec un peu d'organisation, il y a toujours moyen d'écourter l'attente. Pour ma part, j'ai surtout eu un peu de mal avec la surpopulation au camping et sur le site et sur la difficulté à s'approcher des scènes principales dès que les têtes d'affiche se profilent. L'an dernier au Graspop, j'avais pu facilement bien voir IRON MAIDEN sans m'y prendre deux heures à l'avance. Cette année, dans la même configuration, au Hellfest, cela ne m'a pas été possible. Je trouve qu'il manque une bonne centaine de mètres devant les main stages. Avant d'améliorer le site et la déco (ce qui est très bien aussi), je pense que la priorité devrait être donner au confort de vue, qui reste tout de même le plus important au final...


Auteur
Commentaire
Chara
Membre enregistré
Posté le: 09/07/2014 à 20h15 - (829)
"je n'entendais pas bien les claviers"
Marrant, pour moi c'était l'inverse, beaucoup de claviers et peu de guitares...

Kairos
IP:90.21.174.249
Invité
Posté le: 09/07/2014 à 21h41 - (831)
Pour moi Emperor, peut être un peu trop de batterie et de basse et pas assez de clavier, mais peu importe, j'attendais ça depuis plus de 15 ans et j'ai putain de kiffé

DD
IP:88.170.99.241
Invité
Posté le: 09/07/2014 à 23h00 - (832)
ce serait cool d'avoir des légendes aux photos.
on ne sait pas forcément de quels groupes il s'agit.

fedaykyn
IP:213.41.214.41
Invité
Posté le: 10/07/2014 à 13h04 - (834)
c'est vrai que la warzone cette année c'était pas énorme, mais fallait pas rater kvelertak...et la valley, rien que pour Clutch et unida !

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