- LOKERSE FEESTEN DAY 3 par SHEB - 935 lectures
04/08/2013 - Lokeren - Belgique



On peut me vanter la beauté des paysages ou la douceur du climat du sud de la France mais pour rien au monde je ne quitterais mon cher Nord. La proximité de la Belgique est une des raisons de cet attachement. Outre la profusion de bonnes bières, les chocolats, la Belgique propose aussi une multitude festivals plus intéressants les uns que les autres. Le LOKERSTE FEESTEN fait partie de ceux-là. Derrière ce nom un peu barbare pour nos délicates oreilles francophones se cache un concept original. Jugez plutôt : prenez Lokeren? une belle ville flamande, avec tout ce qu'il faut : canaux, architecture... Casez-y une scène XL sur le parking d'un complexe sportif à deux pas du centre-ville. Dans le centre-ville installez une fête foraine et une autre scène (gratuite celle-là). Faites durer le tout dix jours et vous obtenez le LOKERSTE FEESTEN.



Les dix jours ne sont bien sûr pas consacrés au métal et on pourra donc assister pêle-mêle à des prestations aussi diverses et variées de IGGY & THE STOOGES, ARNO, TEXAS, DEEP PURPLE, SNOOP DOGG, THE B 52'S ou encore AXELLE RED. En dehors du mardi qui accueillait MONSTER MAGNET, DEEP PURPLE et ALICE COOPER, la journée la plus intéressante métalliquement parlant était le dimanche. Après une heure de route, un stationnement dans une petite rue, quelques minutes de marche et un passage éclair à la caisse où il n'y avait pas d'attente, nous voici donc devant PHILM, groupe dont la sortie du premier album l'année dernière m'avait complètement échappé. L'intérêt majeur de ce groupe c'est bien sûr la présence de Dave Lombardo derrière les fûts. Sur scène ce dernier est d'ailleurs mis en avant, au bord de la scène comme ces deux petits camarades de jeu, ce qui permet de profiter de son jeu de batterie caractéristique. En dehors de cela, je dois bien avouer ne pas avoir été spécialement emballé par la musique du groupe. PHILM nous est vendu comme un groupe post hardcore expérimental. Personnellement, j'ai surtout entendu un de ces gros combos US qui hantent les main stages des fests sans que l'on sache toujours bien pourquoi... (qui a dit NEWSTED ?).



Après cette sympathique petite mise en jambe arrivait le groupe que j'attendais le plus en cette belle journée ensoleillée. UGLY JID JOE. L'évocation de ce simple non fait resurgir des tas de souvenirs, me ramenant une bonne vingtaine d'années en arrière au lycée. Je m'étais étonné et insurgé de les voir si bas sur l'affiche et la prestation qu'ils ont livré en ce début d'après-midi m'a convaincu qu'ils auraient du être placés bien plus haut sur l'affiche. Dès les premières notes de 'Neighbor' (le titre qui ouvrait "America's least wanted", leur premier album sorti en 1992), déboule sur scène un groupe qui visiblement est très heureux d'être là et qui va tout donner pendant la demi-heure qui lui a été octroyée. Whitfield Crane, en bon frontman qu'il est, utilise toute la scène et communique beaucoup avec le public. La sauce prend d'entrée et les titres s'enchaînent sans temps mort. Même la ballade 'Cats in the cradle' est reprise en chœur par tout le public et ne fait pas retomber l'ambiance. Arrive enfin le tube interplanétaire du groupe 'Everything about you', avant que le groupe ne nous achève avec la reprise du 'Ace of spades' de MOTORHEAD. Une reprise à la résonance toute particulière, moins de 48 heures après ce qui pourrait être la dernière apparition sur scène du père Lemmy, au WACKEN OPEN AIR.



Le temps de boire une petite bière, d'aller pisser un coup et il est temps de se rapprocher une nouvelle fois de la scène pour assister au set du trio ANVIL. Les SPINAL TAP canadiens affichent maintenant plus de 30 ans de carrière et une quinzaine d'albums studios au compteur dont "Hope in hell", le petit dernier, fraîchement sorti chez Steamhammer. Dire que je suis un fan du groupe serait un mensonge, je n'ai jamais écouté le moindre album du groupe et je trouve que dans l'ensemble leur musique ne vole pas très haut. Cependant voir un Lips, sourire jusqu'aux oreilles et très communicatif, se remémorer le premier concert du groupe en Belgique en 1983 faisait tout de même vachement plaisir. Il n'a bien sûr pas oublié de sortir un vibro qu'il a comme à son habitude utilisé comme un bottleneck. Sympathique et rafraîchissant en cette fin d'après-midi.



L'ambiance est en ce qui me concerne retombée d'un cran avec l'arrivée sur scène de FEAR FACTORY. Non pas que je n'aime pas ce groupe, j'adore "Soul of a new machine" et "Demanufacture", leurs deux premiers albums mais le reste de leur discographie m'indiffère totalement. Peu importe, le problème principal de FEAR FACTORY, ce n'est pas sa discographie qui contient suffisamment de titres potables pour remplir un set d'une petite heure, non son problème principal, c'est Burton C. Bell, le Mike Patton du death Metal comme l'a si bien ironiquement qualifié un ami après ce triste concert. Burton, dont la voix n'est vraiment pas si belle (puisqu'en plus de chanter faux, il arrive aussi à crier faux), est vraiment le maillon faible du combo et l'a sans doute toujours été. Les années n'arrangeant rien à l'affaire c'est donc à un bien triste spectacle que s'est livré le groupe, même si cela semblait bien bouger parmi les premiers rangs du public. Si certains y ont trouvé leur compte, tant mieux, en ce qui me concerne, on en était bien loin.



20h30 : c'est au tour de TRIVIUM de nous montrer ce dont il est capable. L'avantage de passer après FEAR FACTORY, c'est que ça n'est pas bien difficile de faire mieux. Je ne connais pas la discographie de ce groupe qui officie dans un registre heavy/thrash teinté de metalcore, pas vraiment à mon goût. Ils affichent tout de même 13 années d'existence et 5 albums au compteur plus un petit nouveau à paraître à l'automne prochain. La scène est parée d'un étrange décor qui semble être tombé d'un des camions de la tournée 'Seventh son...' d'IRON MAIDEN, un espèce de truc bleu clair qui fait vaguement penser à la banquise. Je ne sais pas trop qu'elle était l'idée première mais le résultat était quoiqu'il en soit pas terrible. En dehors de ça, le groupe était à son affaire, content d'être là, très professionnel et a délivré un bon set.



La tête d'affiche de cette excellente journée devait normalement être MOTORHEAD mais pour les raisons que l'on sait le groupe a annulé tous ses concerts sauf celui du WACKEN et c'est donc DANZIG qui s'est vu propulsé remplaçant de luxe ce soir là. Je ne suis pas fan du groupe mais j'avais bien envie de voir ce que ça pouvait donner sur scène. D'autant que je n'avais pas pu voir leur concert du HELLFEST. Outre Glenn Danzig, DANZIG c'est aussi Tommy Victor de PRONG et Johnny Kelly de TYPE O NEGATIVE et A PALE HORSE NAMED DEATH. Un line-up de choix qui laissait espérer un bon concert mais il n'en fut malheureusement rien. Tout avait pourtant bien débuté avec une première partie de concert consacrée à DANZIG avec des titres tels que 'SkinCarver', 'Hammer of the gods', 'Twist of Cain', ou encore 'Am I demon'. Arrive ensuite Doyle Wolfgang von Frankenstein, son collègue bodybuildé (encore plus que Glenn himself, c'est tout dire...) des MISFITS qui entame alors une série de titres des mythiques punks avec 'Death comes ripping'. La série est alors interrompu par un premier départ de Glenn Danzig qui semble très mécontent. Il finit par revenir sur scène pour quelques autres titres des MISFITS : 'Skulls', 'Vampira', 'Astro zombies' et 'Last caress' (titre immortalisé par METALLICA) avant de quitter définitivement la scène alors qu'il restait sans doute une bonne vingtaine de minutes avant la fin prévue de son set. Inutile de dire que c'est sous les huées que le reste du groupe est sorti en dépit des excuses de Doyle.



Heureusement pour le public, la soirée n'était pas terminée. Il restait encore les Suédois de SABATON, histoire de finir sur une note positive. Après que le 'Final countdown' de EUROPE ait retenti, le groupe déboule sur scène. Ils sont visiblement contents d'être là et veulent partager leur joie avec le public. Joakim Brodém, le chanteur, a un physique un peu en décalage avec le style à la MANOWAR pratiqué par le groupe mais il communique beaucoup et a un sens de l'humour très développé. Le groupe a semble-t-il parcouru la plupart de ses albums, insistant bien évidemment sur "Carolux Rex" son petit dernier mais aussi sur "The art of war", album de 2008, avec pas moins de 5 titres. Le groupe n'a pas lésiné sur les feux d'artifices, bien présents tout au long du concert. Mission accomplie.

Un grand merci à Alix pour les photos.


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Commentaire
Pingujp
Membre enregistré
Posté le: 09/08/2013 à 18h07 - (524)
Ben oui c'est exactement ça, Fear Factory était quand même pas mal au début et ça s'est gâté ensuite. Lombardo a massacré sa batterie minimaliste et Trivium était meilleur que prévu.
J'ai loupé malheureusement Deep Purple et Alice, dommage-40 euros l'entrée, et 2.50 la bière, certes ça fait moins chic que le Zenith de Paris...


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