- TRIEL OPEN AIR par VELVET KEVORKIAN - 1804 lectures
Les 29 & 30 juin 2013 @ Triel-sur-Seine



Des fois, on ne peut pas aller au HELLFEST, mais on a quand même envie de se faire un petit festival metal, histoire d'être un peu dans l'ambiance. C'est là que le TRIEL OPEN AIR tombe à pic, avec ses 2 jours de festoche, son affiche sympathique et ses 20€ d'entrée pour passer le week-end sous le signe du metôl. Le festival fait son petit bonhomme de chemin et propose environ 3 éditions, plus ou moins grandes, sur l'ensemble de l'année. Il faut bien reconnaître que la petite orga d'Esprit Rock se bouge bien le popotin pour ramener dans le 78 une tripotée de bons groupes, et souvent bien de chez nous. Première fois qu'on y fout les pieds (sauf pour ma compagne, qui m'assure un bon petit fest'), alors un petit tour du proprio et de l'infrastructure des lieux, s'impose avant de se mettre dans le bain.



Le site accueillant le TRIEL OPEN AIR est très facile d'accès, avec un GPS en tout cas, car peu de pancartes (aucune en fait) jalonnent la route qui mène au parc aux Étoiles. Bref, nous arrivons et un bénévole nous indique le parking situé à 50 mètres de l'entrée. Bien cool pour repasser poser/chercher des trucs (ou faire une sieste, au choix) dans sa caisse entre chaque groupe. Le fest se situe juste à côté d'un terrain de footcheball et de rugby, disposant ainsi d'un parking conséquent capable d'accueillir bon nombre de véhicules. Une fois la Velvetmobile garée, direction l'entrée du festoche, mais avant toute chose repérage d'un point über important : le coin chiottes. Situé en dehors du site (???) le point pipi ne se résume qu'à une toilette mixte et une espèce de roulotte – ayant sûrement subi quelques tonneaux vu son état – peu avenants. Heureusement, les bois environnants (et faciles d'accès) sont là et nous seront bien utiles afin de nous soulager de notre trop-plein de bière. Une fois la petite affaire terminée, on rentre enfin sur le site du fest. Les bénévoles placés à l'accueil sont cools et dispos, mais nous sommes assez surpris qu'aucune fouille ne soit effectuée pour accéder à l'intérieur. Qu'importe, nous foulons le sol du TRIEL OPEN AIR bien décidés à passer une bonne journée.

Il est vraiment agréable de retrouver un fest à taille humaine, avec seulement une grande scène, un bar surplombé par la console, et divers stands (groupes et merch') offrant un bon coin d'ombre lorsque le soleil se fait colère. Une baraque à frites (l'unique coin bouffe du fest) est également de la partie, avec des tarifs relativement coûteux (5,5€ le burger, 2€ les frites cuites ou trop cuites selon les jours). Par contre, la bière y est peu chère (4€ la pinte de pisse) et on accède au bar facilement, ce qui n'est guère étonnant en même temps vu l'affluence. Non pas que le fest' se retrouve à poil, mais bon on sent bien que ça n'affiche pas complet. Peu importe, les gens ont quand même fait le déplacement et affichent une mine des plus guillerettes en ce samedi qui débute, pour nous, sous le son des KOPPER8.

KOPPER8 qui nous envoient leur gros metal grassouillet avec aisance et volupté. Les Franciliens tartinent sévère et leur brailleur fait ce qu'il faut pour que l'assistance se réveille un peu. Leur gros metal thrashy reste somme toute banal, mais a le mérite d'être efficace et de groover un brin. Le groupe se donne à fond et le public le lui rend bien, finalement. Après 40 minutes de show, une reprise de NIAGARA, et un kiki à l'air libre avec lancé de slibard dans la foule, KOPPER8 quitte les planches sous les hourras des festivaliers et cède sa place aux DEADLY FIST.

Le combo parisien se présente sous un autre style, plus rock'n'roll cette fois. Dès les balances achevées, c'est parti pour 40 minutes de glam/hard rock'n'roll ! Pas super fan du genre, il faut admettre que les DEADLY FIST savent envoyer le bois. Jeu de scène rodé, poses clichées mais assumées, tout est là pour que ça rocke, et ça rocke. Le groupe balance ses compos avec fougue et bonne humeur, mais les parties plus posées type "lover" cassent un peu l'ambiance de certains titres démarrant sur des chapeaux de roues. Hormis cela, ça passe plutôt bien, mais 40 minutes c'est largement suffisant pour ma part. A noter que durant le show des Parisiens, une jeune femme distribue gratuitement leur premier album à qui le veut bien, ce qui est plutôt cool comme démarche.

L'heure du goûter approche, et l'heure maléfique aussi. On se rend compte au son des balances que ce qui va suivre sent le soufre et la haine. Notre sens d'araignée ne nous a pas trompés et c'est LUTECE, avec son black metal, qui déboule sur les planches du TOA. Inconnu à notre bataillon, la formation a, semble-t-il, son petit lot de fans présents pour les soutenir sous cette chaude après-midi. Le groupe nous envoie un black metal épique pas piqué des hannetons. C'est propre et incisif, avec un chanteur qui hurle sa haine comme il se doit, mais sur la longueur, leur musique me paraît de moins en moins intéressante et on se laisse guider gentiment vers les rafraîchissements afin de terminer leur set avec un godet à la main. Rien de neuf sous le soleil du black metal, mais le groupe envoie un bon show, qui aurait sûrement eu plus d'impact au crépuscule.

On reste positionnés au bar le temps que NIGHTCREEPERS s'installe. Les peaux de bêtes et le maquillage guerrier sont de sortie et nous mettent direct dans l'ambiance. Je me souviens avoir vu le groupe il y a pas mal de temps dans un petit rade de Malakoff et depuis le groupe s'est engraissé d'une claviériste et d'un accordéoniste. Le style des NIGHTCREEPERS n'est pas trop ma came, mais fait un effet bœuf auprès de l'assistance. Les Franciliens vont foutre l'ambiance et faire danser le pit comme il faut avec leur metal folklorique. Le groupe est en place et tient la scène comme il faut pour un set carré. Ça sonne comme bon nombre de groupes déjà entendus, mais ça sonne bien et le groupe aura droit à l'une des meilleures ambiances, côté fosse, de cette journée.



Vers 19h, le gros de l'affiche commence à pointer le bout de son nez, et ça débute par la prestation de T.A.N.K. Belle opportunité pour nous de découvrir le combo, vu tout le bien entendu dans les colonnes de VS, et nous ne sommes point déçus. Le groupe est en forme et va nous balancer un set tout en énergie et en gros son. Leur metal moderne envoie le steak, motivé par l'aisance scénique du groupe sur scène qui fait monter la sauce. Durant 50 minutes T.A.N.K. fait trembler le site du TRIEL OPEN AIR et repart en ayant foutu le public KO. Une des bonnes baffes de la journée, en attendant la suite.



On profite de "l'entre deux groupes" pour poser un cul tranquille au parking, en attendant la montée des NO RETURN. Et on a eu le temps de le poser ce cul vu la durée IN-TER-MINABLE des balances batterie. Enfin au bout d'un bon moment, le groupe fait son entrée en scène pour nous asséner 50 minutes de son death/thrash. Assez fan de la période avec Steeve Petit, et son orientation plus indus, je constate que même si le groupe est revenu à un style plus basique, son efficacité n'en est pas moins redoutable. NO RETURN en envoie toujours autant, et le charisme de L.Chuck D. en ajoute encore plus. Le gaillard a déjà un sacré coffre (pratique pour les vacances) mais a en plus le bagou pour motiver le public, quelque peu amorphe. Même si l'ambiance, côté fosse, n'est pas à la folie, côté groupe ça le fait bien et le set passe comme une lettre à la poste. Une bonne dose de death/thrash à l'ancienne, avant de faire place au metal/hardcore des THE ARRS.



J'avoue que c'est la venue des Parisiens (et de STRIKE BACK) qui m'a presque entièrement motivé à me rendre au TOA. Leur dernier album étant bien bandant, j'avais hâte de les revoir sur scène et leur set de ce soir ne m'a pas déçu d'un poil. La bande de Nico, nouvelle mouture, est toujours aussi énergique et balance son metal/hardcore méchamment bien, encore une fois. Le petit dernier, "Soleil Noir", est bien représenté avec un bon paquet de titres interprétés. "… Et la douleur est la même", "Trinité", et "Héros-Assassins" ne sont pas en reste avec au moins 2 ou 3 titres de chaque (si je ne m'abuse). Nico est toujours autant à fond, parcourant la scène tel un lion en cage tandis que ses comparses se chargent de balancer le bousin. Toutefois, le groupe souffre de quelques problèmes de son et il n'est pas rare que certaines parties sonnent d'une façon "bouillie". Mis à part ça, le groupe nous balance un set carré, vif, et percutant, qui fera lever bras et jambes au sein du pit pour une ambiance survitaminée. Je reste toutefois sur ma faim, car le groupe n'a pas interprété "Passion", ce qui me rend tout triste et me contraint de partir… Naaaan, mais bon, pourquoi diable l'ont-ils retirée ?! Bref.

Pour des raisons personnelles, nous n'assisterons pas à la prestation des Marseillais de DAGOBA.

Le lendemain, pour des raisons encore perso, nous n'arrivons sur le site du TOA qu'au son des balances des SUSTAINCORE. En attendant que le concert débute, on remarque qu'une petite piscine a été installée, ainsi qu'un bénévole armé d'un tuyau d'arrosage. Bonne idée vu la chaleur de cette journée, qui ravit, et amuse, pas mal de festivaliers. On constate également de nombreux bambins qui galopent un peu partout. Ce dimanche est la sortie familiale des metalleux/coreux on dirait. Mais revenons à nos moutons, en la présence des SUSTAINCORE sur scène.



Les jeunes Viennois (de Vienne dans l'Isère) envoient un death/thrash metal gruik-gruikant assez sympathique pour ce milieu de journée. Les mecs sont à l'aise et motivent la foule à se bouger le fion, ce qui est un peu cause perdue à cette heure-ci. On regarde d'un œil curieux tout en sirotant une pinte de piss… bière, et en fin de compte on trouve ça pas mal. En tout cas, chapeau aux petits gars.



L'"entre deux groupes" nous permet de passer au stand des prochains de l'étape, STRIKE BACK, histoire de chopper leur nouvel EP (ainsi que des tee-shirts). Une fois les emplettes faites, direction la scène pour un set hardcore from 9.5. et c'est au son d'un nouveau morceau que les hardcore soldiers déboulent. Ça passe bien, plutôt bien même et ça enchaîne durant 50 minutes de set bien cool. Comme d'habitude, les speech de Chris Mainpar amusent bien la galerie entre les titres et dès que ça joue c'est plus la même. L'intégralité de leur nouvel EP est présentée à l'assistance amorphe (encore), ce qui agacera un tantinet leur batteur. Sans cela, le groupe avoine, entre ses nouveaux morceaux et ceux tirés de "Still holding on", avec un set pêchu et dansant. Le groupe nous fait la petite surprise d'interpréter une reprise metal, avec le "Davidian" de MACHINE HEAD façon hardcore et ça passe carrément bien. Même si le public n'était pas trop au rendez-vous, STRIKE BACK a assuré en balançant du bon son.



Il est 19h00 et on a la dalle. On choppe un des derniers hamburgers (les autres mangeront leurs doigts) avec des frites trop cuites et on se pose devant KLONE. Malheureusement pour les Poitevins, la grande majeure partie du public a déserté le site et les pauvres KLONE devront jouer devant quelques personnes seulement. Mais le groupe ne se démonte pas et livre un set efficace et à fond. Leur musique captivante passe super bien et leur reprise, en guise de final, du "Army of me" deBJÖRK est toujours aussi classe.

Après ça, il est temps pour nous de dire au revoir au TRIEL OPEN AIR (et oui, pas de PARRABELLUM ni de BLACK BOMB A).

Bilan : vu ce que j'avais pu lire sur une certaine organisation catastrophique en 2010, je dois avouer que ça a bien changé. Le site est bien, pour un petit festival, il n'y a pas eu de retards, ni de gros problèmes techniques. Néanmoins, même si le metalleux écoute sa musique fort, pas besoin de foutre, à certains moments, la musique d'ambiance à donf', c'est chiant. Aussi, le coin pipi est à revoir, ainsi que la nourriture, et la bière tant qu'on y est. Côté service, les bénévoles sont toujours courtois, et disponibles, c'est cool. Côté camping, je ne puis me prononcer vu que je n'y suis pas allé. Alors je dis, ouais Esprit Rock fait du bon boulot maintenant et j'espère qu'ils rameuteront encore plus de bons groupes sur leurs prochaines éditions.

Merci à Phenix pour ses photos!


Auteur
Commentaire
tonton
IP:86.67.173.124
Invité
Posté le: 10/07/2013 à 02h15 - (496)
Mais c'est quoi ce report, pour des raisons personnels, t'es pro où tu l'es pas!!


Shawter
IP:90.84.144.52
Invité
Posté le: 10/07/2013 à 08h54 - (497)
Encore plus sublime que le live report du Sonisphere !!
Le premier commencait par "je préviens, j'aime pas Dagoba", celui carrément "pour des raisons personelles, on a pas vu".
Attention au running gag de trop les mecs.
Bises.

pierre
IP:86.69.78.75
Invité
Posté le: 10/07/2013 à 11h26 - (498)
p'têtre qu'il était juste malade ou que sa meuf n'allait pas bien et du coup ses raisons n'ont rien à voir avec Dagoba ;)

Velvet Kevorkian
Membre enregistré
Posté le: 10/07/2013 à 12h24 - (499)
@tonton: euh, bonhomme, déjà je ne suis pas un "pro" comme tu dis, je suis allé au fest' de mon plein gré, histoire de, et vu que j'écris pour VS j'en ai fait un report, histoire de partager. Je n'avais aucunes obligations, alors ce genre de remarques hein...

@Pierre: bingo!

@Shawter: j'aime bien ce que vous faites, mais là pour des raisons perso (je l'ai écris hein) on ne pouvais pas rester, ça arrive, et ça n'a rien à voir avec DAGOBA comme l'a si bien écrit Pierre.

Shawter
IP:90.84.144.52
Invité
Posté le: 10/07/2013 à 20h13 - (500)
Je m'attendais bien sûr a ce genre d'explocation.
Bon rétablissement.

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