- KORUM + PSORIASIS + PITTBULLS IN THE NURCERY + UBIK par TONTON - 1726 lectures
Paris Les sous-sols de la Loco le 22 mai 2004-05-31



Un sacré pari que d'organiser ce concert à l'affiche 100% francilienne quand on sait l'effervescence des tournées passées ou à venir entre mai et juin. Dans un premier temps le retour parisien de KORUM devait se dérouler sur la fameuse péniche alternative mais devant l'instance de certains promoteurs, c'est dans l'incontournable salle parisienne que la boucherie se déroulera et n'accueillera pas moins de 140 amateurs de sensations fortes. Pas si mal, compte tenu du long week-end et de la quantité de concerts en mai.


Chaussez vos protections auditives : on commence avec UBIK qui se produit visiblement pour la première fois en public, alors qu'ils n'ont encore aucune démo à leur actif. Si ce tout jeune groupe se retrouve à l'affiche, c'est sans nul doute parce qu'ils sont copains avec PSORIASIS (on retrouve d'ailleurs Dr Esenaroth, le bassiste de ces derniers, parmi les membres d'UBIK). Le groupe officie dans un registre death metal plutôt classique, assez bien fichu qui méritera sans doute l'attention dans les mois à venir. Pour l'heure, UBIK nous offre une prestation vibrante d'amateurisme qui fleure bon le concert de MJC de banlieue. Les compos ne semblent pas encore parfaitement en place (le son passablement médiocre n'aide pas) et le chanteur passe le plus clair de son temps, le dos tourné au public (une mauvaise habitude de répet ?). Pourtant les camarades sont venus nombreux pour les encourager et cela rend le set sympa et convivial : le charme des concerts entre potes quoi !






En seconde position, nous passons à des choses beaucoup plus sérieuses avec les PITTBULLS IN THE NURSERY qui n'en finissent pas de faire parler d'eux. Pas de réels étonnements en ce qui les concerne car les PITT sur scène sont aussi carrés et massifs qu'un monolithe en granit. Malgré quelques pains assez surprenants de leur part, les PITT délivrent un set puissant qui inclus aussi bien leurs vieux titres que les plus récents. Après avoir ouvert sur " Impact ", qui porte décidément bien son nom, le gang yvelinois nous prodigue dans le désordre : l'inévitable" Monkey's masturbation ", une version, remaniée au point de la rendre méconnaissable, de " Strong ", le vindicatif " W crew ", le très ATHEISTien " Lunatic factory " et également un tout nouveau titre implacable " In the mind " dont nous avons la primeur en cette soirée. Ça fait chaud au cœur de constater la progression fulgurante que les PITT ont opérée dans leur façon de se produire, comme de composer. Après l'inévitable reprise de DEATH " Flattening of emotions " parfaitement maîtrisée (bon les gars faudra changer de reprise la prochaine fois ;) ) le groupe sort de scène sous les cris enthousiastes du public. Les PITT entrent en studio ce mois-ci et je ne manquerai pas de vous en toucher deux mots.









Avant dernier groupe et instigateur de la soirée, PSORIASIS déboule sur scène accoutré à la façon d'HAEMORRHAGE : blouses et masques chirurgicaux maculés de taches sanguinolentes que j'espère fausses. Si je connais certains membres éminents de cette formation médicale, je découvre leur musique pour la première fois. PSORIASIS joue, pour ainsi dire à domicile, vu le following très conséquent qui a fait le déplacement. Du coup le groupe est particulièrement en confiance et nous prodigue une prestation impeccable avec un son plus que correct.

PSORIASIS se veut un descendant de CARCASS tant pour son imagerie gore que pour sa musique à proprement (si j'ose dire) parler. Le groupe combine des passages brutaux avec des guitares qui savent être mélodiques quand il le faut. Le chanteur/guitariste, supporté par ses comparses aux backing vocals, se révèle être un excellent front man qui sait faire monter la mayonnaise. Comme une bonne partie du public s'est déplacée pour les voir, l'ambiance s'en ressent grandement : c'est le gros bordel dans la fosse. Après une bonne demi-heure de show, on en redemande. PSORIASIS devrait enregistrer de nouvelles compos dont je vous parlerai en temps voulu (c'est à dire bientôt).






Voilà le moment tant attendu du grand retour de KORUM en terre parisienne, depuis les récents changements de line-up et ce concert mythique en première partie de NAPALM DEATH. Depuis le temps que je suivais le travail de la nouvelle équipe, inutile de vous préciser que j'attendais ce concert avec impatience. Depuis le départ de Boban, parti rejoindre NO RETURN, et celui de Nico qu'on retrouvera dans 7th NEMESIS, KORUM s'est acquis les services de deux talentueux remplaçants en les personnes de Florent pour la sept cordes et de Tarik (ex-SYMBYOSIS) derrière les cymbales. Du coup, chacun des titres qu'ils nous joueront en cette soirée ont été soigneusement retravaillés par la nouvelle formation. Il en ressort des modifications qui ne sont pas des moindres, tant sur la technique que sur la prestation. La folie, le chaos et les passages approximatifs de KORUM se sont envolés pour laisser la place à des exécutions où l'imperfection n'a plus sa place. Florent est tellement concentré sur son instrument qu'il semble ne plus être présent. Il ne fait qu'un avec sa guitare et ce que certains prennent pour une attitude pédante, n'est en fait qu'une communion intense avec sa musique. Du côté des fûts, Tarik déconcerte par son jeu de batterie effarant qu'il exécute sans grande difficulté apparente. Olivier confirme son potentiel de front man avec un chant aussi personnel que sa gestuelle et le grand Kriss reste le bassiste énervé que j'ai toujours connu en live. KORUM nous expédie une bonne dizaine de titres implacables dont certains qui n'ont pas été joués sur scène depuis un bon bout de temps déjà (" Time has come ", " Shivering "). Pour le reste des morceaux, KORUM nous interprète les fleurons de son dernier album (" Away ", " Soars ", " Reminder ", " Thorns & despair ", " Damage ") et les désormais classiques " Dying " et " Until the end ".

Le changement est grand et presque trop radical, il faudra sans doute un peu de temps pour que je m'habitue à ce nouveau KORUM. Même si Olivier ne cesse de progresser, un léger travail sur l'aspect scénique de KORUM ne serait pas de trop. A la fin du set, Kriss prend le micro et dédie cette prestation à sa future fille qui a assisté pour la première fois à un concert de son papa, depuis le ventre de sa maman. Preuve est faite qu'on peut vraiment jouer une musique décadente et avoir un cœur gros comme ça. KORUM est de retour les gars, et ça va faire mal…


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