- HERMANO + RESCUE RANGERS + DIE ON MONDAY par NICOSATA - 1385 lectures
@ Le Trabendo (PARIS) 7/11/2008



Tout fan de KYUSS digne de ce nom reste un minimum au fait de l'actualité des formations que ce groupe culte trop tôt disparu aura engendrées… en tout cas de celles (de formations) dans lesquelles on retrouve ses figures les plus emblématiques et surtout fondatrices, à savoir Josh Homme et John Garcia, respectivement guitariste et chanteur.

Si le premier connaît la large reconnaissance qu'on sait avec son QUEENS OF THE STONE AGE, le parcours du second se révèle un poil plus complexe : SLO BURN, UNIDA, puis HERMANO, John Garcia aura traîné son micro dans pas moins de 3 formations, certes toutes reconnues sur la « scène » stoner/desert-rock, mais à mille lieues du centième du succès rencontré par son roux ex-comparse.

Alors forcément, après avoir vu et revu QOTSA dans des conditions plus ou moins agréables, mais rarement intimistes, le fan de KYUSS normalement constitué file au Trabendo (après avoir consécutivement zappé la Péniche Alternation et le Nouveau Casino, honte sur lui !!!) en ce vendredi soir pour témoigner son respect et sa reconnaissance à LA voix emblématique du stoner, Mister John Garcia himself, qui se produit dans notre belle capitale avec (et c'en serait presque accessoire) avec HERMANO, super-groupe constitué d'ex-plein d'autres groupes, qui sévit depuis maintenant 3 albums studios (et un live).



Ce soir, la lourde tâche d'ouvrir les hostilités échoue à DIE ON MONDAY, groupe parisien au sein duquel on reconnaît le batteur de feu COMITY, toujours derrière les fûts mais dans un style bien différent.

« Vous êtes là pour écouter du rock'n'roll à l'ancienne, on va vous en donner !!! » annonce le chanteur chapoté devant une audience encore clairsemée. Au moins les choses sont claires, et on n'est pas trompés sur la marchandise : le quatuor balance son rock'n'roll plombé avec une certaine aisance, le bassiste se permettant même de descendre jouer dans la fosse, certes pas encore surpeuplée. DIE ON MONDAY nous propose donc une mise en bouche plus qu'honnête et plutôt bien exécutée par des musiciens, et un chanteur, affutés et convaincants.

En guise d'entrée, pour filer la métaphore culinaire, c'est le trio marseillais RESCUE RANGERS qui nous refait le coup du rock'n'roll à l'ancienne, tirant cela dit vers un stoner-doomisant de bon aloi. Probablement galvanisé par le fait d'ouvrir pour HERMANO sur leurs dates françaises, le trio fait plaisir à voir. La section rythmique est totalement lâchée, le bassiste finissant même un morceau à genoux, la sangle de son instrument l'ayant traitreusement laché. Le point d'orgue de la prestation des Marseillais restera cependant ce long morceau aux saveurs nettement plus psychés, avec l'apparition (surprenante) sur scène d'un joueur de didjeridoo, morceau au cours duquel le chanteur-guitariste de citer Ozzy Osbourne en reprenant les paroles du « War Pigs » de BLACK SABBATH, pour un arrière-goût définitivement doomisant.

On ne savait pas la scène « stoner » hexagonale si riche, ce style n'ayant pas acquis la hypitude d'autres, mais force est de constater qu'elle s'étoffe et il y a fort à parier que les mois à venir nous réservent de bonne surprises (message aux copains de STEAMBOLT qui ne me liront pas).



En attendant ces jours heureux, le plat de résistance + fromage ET dessert, ce sont les Ricains de HERMANO et la salle du Trabendo s'est remplie malgré le prix des places. Garcia a perdu sa silhouette de jeune homme depuis bien longtemps et sa nouvelle coupe de cheveux le fait plus que jamais ressembler au père de famille qu'il est devenu. Du côté des musiciens, le batteur arbore un jersey de basket de l'université du Kentucky, le bassiste, Dandy Brown, est toujours chauve et gaucher, et Dave Angstrom le plus roux, et le plus excité, des deux guitaristes semble pressé d'en découdre.



HERMANO entre directement dans le vif du sujet avec un tonitruant « Cowboys Suck », morceau d'ouverture de leur avant-dernier album, qui annonce un show à haute teneur en énergie. Angstrom est effectivement totalement surexcité (comme à son habitude paraît-il) : il perd son médiator tous les trois accords et finit les morceaux en malmenant ses cordes à doigts nus, et la section rythmique bétonne derrière, offrant à Garcia un support qui lui permet de s'exprimer au mieux. D'ailleurs il jubile littéralement, visiblement ravi de l'effet de la musique de son groupe sur un public déjà en ébullition. Le quintet déroule un set excellent, Angstrom multipliant gesticulations et poses de hard-rockeur, sans pour autant perdre en efficacité tant sur les nouveaux brulôts comme « Kentucky » que sur les déjà classiques morceaux de « Only A Suggestion » ou « Dare I Say » (« My Boy » en tête). Garcia impressionne dans le rôle du frontman habité mais serein, captant l'attention d'un public hypnotisé et totalement acquis à sa cause.



Le groupe se retire après avoir balancé une quinzaine de morceaux, pour revenir peu de temps après pour un rappel inauguré par un « Life » entêtant qui débouchera sur le « Thumb » des regrettés KYUSS (pour le plus grand plaisir du public), morceau qui finira lui-même sur « Green Machine », pour une sorte de medley kyussien déploré par (un) certain(s) puriste(s), avant que le concert s'achève sur « Landetta », exhumé de « Only A Suggestion ».



Au total, les Américains auront joué une vingtaine de titres à un public complètement conquis, le tout servi par un son de qualité dans une salle très agréable (malgré un tarif d'entrée quasi prohibitif)… KYUSS ça devait quand même être quelque chose… d'ailleurs ya pas BRANT BJORK et les siens de hermanos bientôt ?


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