- HELLFEST 2008 (VERSION 1.0) par PAPY CYRIL - 4518 lectures
20, 21 et 22 juin 2008 - Clisson





















Voilà ! C'est passé. Le Tsunami Hellfest édition 2008 est encore frais dans nos mémoires et nous sommes déjà nombreux à frétiller dans l'attente de la prochaine édition. En effet, il aura suffi d'un week-end pour balayer définitivement les mauvais souvenirs de l'édition 2007 et autres Fury sarthois.
On aurait presque envie de dire « Voilà, on en demandait pas plus » pour saluer l'organisation sans faille apparente de ces trois jours placés sous le signe du métal, de la bière, de la fête et rythmé au balancement des jupes au ras du taille-crayon des jolies festivalières.

Terrible, infernal, monstrueux, énorme, la France n'a plus à rougir d'une quelconque comparaison avec la logistique pointue des festoches/machines de guerres teutonnes. A la différence près que la programmation de l'« Open air des enfers » de cette année enterrait toute autre festivité en matière de métal extrême avec les reformations de quelques légendes et la programmation de quelques titans du métal. Le tout salué par quelques 45000 personnes sur les trois jours de festival.

Question confort sur le site, là aussi de gros progrès avec une implantation du festival entière révisée avec les deux scènes principales situées l'une à côté de l'autre, une troisième sous un chapiteau plus vaste que l'an dernier, des points d'eau faciles à trouver, des commodités (appelées également « chiottes » par la plèbe) en abondance, un coin restauration aux prix honnêtes, des bières à deux euros et un soleil de plomb. Même si ce dernier n'avait probablement pas été commandé pour l'occasion, il faut bien dire que le climat a facilité les choses pour rendre ce Hellfest plus agréable.
Alors pour faire une holà digne de ce nom au Hellfest et mettre en exergue le panard de ces trois jours, l'équipe de VS dépêchée sur place ne s'est pas fendue d'un banal report mais plus exactement de 4 reports ou journaux de bord tenus par quelques piliers et jouvenceaux de la rédaction de VS. Chacun ayant vu une programmation différente, la majeure partie des groupes seront ainsi couverts et croyez bien que nous sommes désolés si certains nous auront totalement échappé.

Et on commence tout de suite avec celui de notre Papy Cyril, le Marc Veyrat du hard rock, le Borsalino du heavy moule burne, l'archange aux cheveux longs en voie d'extinction (oui je sais, c'est moi qui dis ça…). Trois, deux, un… On attaque avec le week-end de Papy. (Tonton)



VENDREDI

Lever à la même heure que d'habitude direction Cobra city, où je dois passer prendre le maître des serpents venimeux et du grind, le tout au volant de Victoire, la Tonton mobile à la plaque d'immatriculation trve evil (ben du 666, les gars). Je retrouve notre serpent favori sans problème. À boire pour Victoire, un kawa pour le chauffeur et un donut plus tard, en route pour Clisson. Bien évidemment et malgré Simone, le GPS, on se paume. On finit par y arriver tels 2 grands aventuriers de la route. On finit par récupérer nos pass. Et retrouver notre petit Crown_Me. Le beau temps est au rendez-vous cette année et l'orga semble nickel. Le temps de se repérer et

DEATH ANGEL commence son show: Mark a des dread super longues mais il n'est pas devenu un rasta pour autant, les Chicanos envoient la sauce et leur excellent thrash fait vraiment plaisir à entendre. Les membres bougent bien et visiblement s'éclatent sur scène. Un bon gros moment de Thrash, bien sympa.



Second groupe pour moi de la journée avec le trio hard rock'n'roll DANKO JONES : Avec un Danko, lui-même très marrant qui dit de grosses conneries bien fun genre qu'un festival de metal ça doit se passer sous la pluie, qui implore la pluie (qui aura le bon goût de rester ailleurs que sur Clisson) et qui fait une spéciale dédicace aux morts du métal : Bon Scott, Joey Ramone et les autres Ramone morts, Cliff Burton et surtout le parrrain du black metal (pas Euronymus, pas Dead) James Brown. Un show rock'n'roll et bien, bien fun.

Je suis par curiosité une partie du show de PARADISE LOST, groupe dont je n'aime vraiment que le « Draconian Times ». Première constatation pas de clavier sur scène, ils sont samplés. Nick semble très à son aise, il doit être dans un bon jour, Aaron s'éclate complètement même sur des morceaux qui ne s'y prêtent pas forcément. Je trouve l'ensemble sympathique mais un peu mou. Voici quelques titres : « As i Die », « Pity The sadness », « One second », « Say Just word », « Celebration » avant laquelle Nick annonce que c'est l'anniv de Greg et fait chanter « happy birthday » au public. Les fans du groupe réagissent très bien au show. Je ne crois pas que ça changera mon avis sur le groupe mais je lui redonnerai peut-être une chance.



Je vais voir DIMMU BORGIR par pure curiosité, et je me prends pas mal au jeu, mon avis de non-spécialiste du genre, c'est que ce groupe joue du métal mélodique sympho teinté de black (la voix et les quelques blasts). Par contre, je trouve ça un peu ridicule d'annoncer le titre avec la grosse voix evil. Les Trves peuvent être rassurés, DIMMU n'est pas true mais bien pro et « sympa » musicalement.

Je finis ma journée comme je l'ai commencé par un concert de Thrash et quel concert, un TESTAMENT en très grande forme, ce qui fait plaisir à voir quand on se souvient des graves problèmes de santé de Chuck. Un Chuck vocalement et physiquement très, très en forme. Alex a le sourire, il a l'air de profiter et de s'amuser tout comme le public qui est conquis. La seule ombre au tableau c'est que le concert paraît trop court et un son en début de set assez mauvais avec un duo basse-grosse caisse trop en avant. Quelques titres : « Into the pit », « Apocaliptic city », « Alone in the dark », « More than meets the eye ».

Après je traîne un peu et je vais dormir un brin dans le carré VIP, sur une chaise longue. Jusqu'à ce que le Serpenteau me réveille car il est tout déçu par VENOM. On tourne un long moment dans la caisse de Crown_Me avant de retrouver Victoire et nos affaires; après direction hôtel pour un dodo dans lit bien mérité (même si le Petit Crocro me réveille au milieu de ma nuit pour me dire qu'"il fait beau aujourd'hui".)

SAMEDI

Premier levé de la VS team, je déjeune en même temps que 2 festivaliers, et surprise dans la discussion, ils connaissent VS, je les salue d'ailleurs au passage! Je réveille les 2 larves, on a une démonstration de préparation chez un jeune avec moult gel et crèmes pour le Crocro. On passe acheter à grailler et une brosse à cheveux pour bibi et direction le fest. On se gare plus facilement que la veille.

Premier groupe de la journée avec LEGION OF THE DAMNED, je ne connais pas du tout, il pratique un thrash bien bourrin qui passe tout seul, un peu répétitif mais tellement efficace, par contre la poussière vole dans le pit et je suis obligé d'acheter un foulard (OPETH s'il vous plaît) et de me déguiser en desperado. Un seul mot pour ce set : efficacité ! Le show se termine sur le titre éponyme.



AIRBOURNE ou la claque de la journée. Les Australiens pratiquent un hard rock tout ce qu'il y a de plus australien entre AC/DC et ROSE TATTOO, avec un leader, Joel o'Keefe, complètement dingue, mélange de Bon Scott pour la voix et d'Angus pour le guitare et la folie sur scène. Il arrive bouteille de Jack D. à la main, boit plusieurs bières et envoie les canettes alu vides dans le public et enfin grimpe à plusieurs mètres de haut sur la structure de la sono pour y jouer un solo et va dans le public à deux reprises. Un grand malade et un set de hard rock de malades (le concert du samedi à mon goût). Quelques titres : « Stand up for rock'n'roll », « Hellfire » (dédié au Hellfest bien sûr), « fat city », « Girls in black », « Too much, too young, too fast », « Blackjack » et « Running wild ».

SONATA ARCTICA : je connais assez peu même si a priori le genre pratiqué me branche bien. Le chanteur a une tenue un peu ridicule avec son tee-shirt rayé rouge et blanc et son pantalon vert, le claviériste porte son instrument en bandoulière ce qui lui permet de bien bouger. Principal problème récurrent sur la main stage, le son de basse est trop fort et couvre tout à certains moments. Le groupe est bien accueilli et semble bien s'éclater sur scène. Quelques titres : « Replica », « Don't say a word », « In black and White ».

Ensuite direction Victoire pour aller chercher la légende du journalisme et du fanzinat français, mon ami, votre TONTON, arrivé en gare de Nantes. Par chance je ne me perds pas trop et on m'indique bien le chemin. Tout ça me fait rater NIGHTMARE (snif!) et ICED EARTH (re-snif) mais qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour un ami comme ça (non! Tonton, ce n'est pas du cirage, c'est la vérité).



À mon retour, je vois quelques titres d' ANATHEMA, avec l'impression que ça serait tellement mieux dans un club... Rien à dire, c'est effectivement très beau, les frangins sont souriants et heureux d'être là, la chanteuse Lee intervient sur un titre. À revoir dans d'autres conditions.

Je pensais suivre le show de PORCUPINE TREE mais le son de la main est, une fois encore très mauvais, alors direction la discovery stage pour le show de TREPONEM PAL, le son est bien meilleur car plus équilibré. Le six TREPONEM sont très concentrés, la musique est très lourde et hypnotique, bizarrement pas si groovy que ça au premier abord. Quelques titres : « Massive hardcore soldier », « planet crash », « dirty dance » et « Excess and Overdrive » dédié à la mémoire de Paul Raven. Il semble qu'Al Jourgensen était en coulisse mais il n'est pas venu taper le boeuf, dommage.

Si je n'ai effectivement jamais écouté APOCALYPTICA pas trop difficile de connaître les morceaux tout du moins les reprises. Encore une fois la batterie a tendance à tout couvrir... Dommage, les 2 violoncellistes chevelus font presque tout le show, et ce sont eux qui communiquent avec le public. L'un des 4 d'ailleurs ne bougera pas de son fauteuil. À noter que le show est entièrement instrumental sans chanteur invité à part le public du Hellfest. Quelques titres « Seek and destroy », « Nothing else matters », « Fight fire with fire », « enter sandman », le « Hero » de Bowie (pas sûr du titre exact), un titre de SEPULTURA, et des compos personnelles.



Dernier show de la journée avec GAMMA RAY, du heavy speed à l'allemande classique mais efficace, on notera que la bassiste du groupe est un con car il balance une canette en verre dans le public. Quelques titres : « Ride the Sky » et « heavy metal univers ».

J'avais prévu de regarder le show de HELLOWEEN que j'aime beaucoup mais mon corps et ma santé défaillante m'ont trahi.

Direction Carré VIP et dodo, jusqu'à ce que les frères Cavalera fassent tomber la pluie et me réveillent. Ensuite direction l'hôtel n°2 pour finir la nuit.



DIMANCHE

Je ne reviendrai pas sur les goûts en matière de gel douche de notre Naja sinon il va finir pas m'en vouloir (sachez toutefois que le parfum parle et de cueillette et de mûres).

MISANTHROPE : Le quatre Français se donnent à fond devant un parterre encore clairsemé, les claviers sont joués par un Mac, Antony est très concentré sur sa gratte, du coup Jean-Jacques (très impressionnant au passage) et Philippe font le show. Quelques titres : "Névrose", "Misanthrope immortel", "Bâtisseur de cathédrales", " Les tourneurs".

MUNICIPAL WASTE : Thrash ou plutôt crossover avec des morceaux très courts qui suivent rigoureusement les règles du genre donc sans surprise mais terriblement efficaces. Bizarrerie, c'est le guitariste (avec sa gratte designée comme le logo du groupe) qui fait le gros de la comm avec le public. Le groupe organise un énorme circle–pit, le plus gros du festoch' à mon avis. Grosse baffe niveau efficacité! Quelques titres : "Beer pressure", "Terror Shark", "Mental shock", la reprise éponyme de EXCEL (qui a fait craquer le slip de Tonton), "Beware the black eye" dédié à Cliff Burton et en dernier titre "Born for party" qui fout le feu (ou l'attise de plus belle).

FORBIDDEN : Encore une lichette de thrash, à tout dire j'ai beaucoup moins accroché que sur MUNICIPAL WASTE, mais ça reste une question de goût à voir la réaction du public. Moi, j'ai trouvé les morceaux trop longs pour être efficaces en concert mais il vrai que le groupe se donne à fond. Quelques titres (ou quelque chose d'approchant des titres) : "Trough the fire", "Forbidden evil", "Twisted into Form", "Follow Me", "Madness", "Step by step", "Two eyes of glass".




ROSE TATTOO : C'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe (n'est-ce pas Tonton!) (note de Tonton : dans les vieux chaudrons et pas dans les vieux pots… Pfff même pas capable de reprendre mes mots correctement), et le concert que j'attendais le plus était celui-ci. Et franchement, je n'ai pas été déçu du tout ! Cerise sur le gâteau, le public pourtant en recherche de trucs plus extrêmes a super bien réagi au hard rock vintage et sauvage des Australiens. Dire que ces gars-là sont plus vieux que mon père! Quelle patate, et osons le blasphème, je crois qu'ils dépassent leurs plus ou moins concitoyens de AC/DC. Du hard rock teigneux et sauvage! Et Angry quel vocaliste! et quel frontman!, Geordie, le bassiste de retour, a des faux airs de Lemmy. Set list presque complète : "One of the boy", "Man about Town", "Rock'n'Roll Outlaw", "1854 (one fro all)", "Never too loud", "Nothing to lose", "We can't be beaten", "Bad boy for love", "Nice boy" sur lequel le public chante à en filer des frissons (merci GUNS'N'ROSES). On en aurait bien voulu plus mais Angry n'aura que le temps de venir remercier tout le public. Peut-être le meilleur concert du fest pour moi.

OPETH : La musique du groupe est malheureusement peu adaptée à la lumière du jour mais, malgré un set un peu statique (c'est Mike qui bouge le plus…), le groupe s'en sort très bien, son death prog atmosphérique passe très bien, bonne réaction du public. Mike dit 2-3 bêtises genre « Je vous aime tous, je veux vous baiser tous » ; il présente « Heir Apparent » en disant que c'est un morceau sur l'endroit situé entre la chatte et le cul (minute nécessaire de culture, ça s'appelle en fait le périnée). J'ai bien apprécié le set et cette musique en contrastes forts.
Ayant école le lendemain, le fest est fini pour moi, je fais mes mini reports et je vais ronquer dans Victoire. C'est vrai que ça fait chier de manquer MOTÖRHEAD et SLAYER mais tant pis.

On repart direction Cobra City, puis la maison (paraît-il que je dors encore dans Victoire malgré les moqueries de Cobra et Tonton). J'arrive dans mon lit à 6h10 et le réveil sonne à 6h45. Que de souvenirs en tout cas.

Papy Cyril


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