- PARTY SAN OPEN AIR 2007 par TONTON - 3039 lectures
les 9, 10 et 11 août 2007 - Bad Berka - Allemagne



Dérogeant au rituel de mon pèlerinage annuel au Wacken, c'est vers la petite bourgade de l'ex-Allemagne de l'Est de Bad Berka que mon voyage teuton estival allait me conduire pour la première fois. Comble de malchance, après avoir été saucé au Hellfest, l'édition 2007 du Party San s'annonce sous de bien pluvieux augures. Routes barrées, pluies diluviennes, le Wacken a été sauvé des eaux de justesse mais le Party San n'aura pas cette chance. En ce deuxième week-end d'août, les averses s'abattent sur l'Allemagne et promettent leur lot de gadoue. Il en faudrait plus pour décourager les quelques milliers d'irréductibles venus saluer ce festival résolument orienté vers le death metal. On déplorera les quelques annulations comme celles de DEICIDE, CEPHALIC CARNAGE ou plus particulièrement FUNEBRARUM et on ne reviendra pas sur l'éviction de TAAKE.
PARTY SAN 2007 nous voilà !!!



Jeudi 9 août

DISASTER K.F.W. est en train d'achever son set alors que j'arrive sur les lieux. Il faut admettre que le festival n'a pas été des plus faciles à trouver. Situé en rase campagne, il ne faut pas rater les 2/3 affichettes indiquant sobrement le P.S.O.A. (Party San Open Air). Résultat, j'arrive pour le second groupe de la journée, à savoir, PENTACLE. Alors que les cieux nous épargnaient depuis quelques heures, une belle averse de démarre au premier coup de cymbale, de quoi devenir superstitieux.
Pour ceux qui l'ignoreraient encore, PENTACLE est l'autre groupe Wannes Gubbels, le bassiste d'ASPHYX et SOULBURN. La formation est antique malgré seulement deux albums au compteur et va déverser son death metal old school avec une ferveur galvanisée par l'intérêt des fans copieusement arrosés. Les Bataves vont nous prodiguer quelques-uns de leurs hits comme "Awaiting The Blast Of Death" ou "Black At Heart" avant de quitter la scène non sans avoir déboîté quelques nuques.




On enchaîne rapidement sur DYING FETUS qui, comme à son habitude, ne fera pas de quartier. John Gallagher et sa troupe vont débiter leur brutal death aussi méthodiquement qu'un équarrisseur désossant un bœuf. Sean Beasely, le bassiste, semble avoir gagné du poids dans le groupe et participe, semble-t-il, davantage au chant. Gallagher affiche l'impassibilité qu'on lui connaît mais le groupe de Baltimore envoie le boulet avec son éternelle efficacité.




Les choses prennent une tournure quelque peu différente avec SECRETS OF THE MOON. Pour avoir déjà vu le groupe allemand plusieurs fois, je savais déjà que leur set allait probablement me plaire. Il est vrai que sous la lumière du jour du Hellfest, le groupe perdait un peu de son aura bien particulière mais en cette fraîche soirée d'août, il en est tout autre. Devant son public, avec des torrents de feu et des éclairages appropriés, SECRETS OF THE MOON prend les airs d'une véritable tête d'affiche. Dans un set passionné, le groupe de black metal nous transporte pour un voyage riche d'occultisme et de headbanging. Le public ne s'y trompe pas et va leur réserver un accueil plus qu'enthousiaste pendant 45 minutes véritablement captivantes.





Déjà le dernier groupe de ce jeudi soir et pas des moindres, les augustes vétérans de MERCILESS ont fait le déplacement pour couronner cette première journée sous le signe de leur death metal old school à souhait. Authentique référence du death metal suédois même si moins médiatisé que ses illustres congénères, MERCILESS, à ne pas confondre avec le MERCYLESS français, s'est toujours fait rare sur scène. Pas étonnant que le groupe ne cherche un peu ses marques pendant les premiers titres de son set. Pourtant, les effets pyrotechniques et autres fumigènes aidant, MERCILESS va nous balancer une prestation de grande qualité. « We are MERCILESS, and we bring Hell !'' et effectivement le groupe va foutre le feu à une assistance avec quelques standards du son cru : « Dying World », « Dreadful Faith », « The Awakening » autant de bonnes raisons d'avoir fait le déplacement pour saluer un groupe encore aujourd'hui sous-estimé qu'on aura probablement jamais l'occasion de voir sur une scène française. La première journée s'achève sur un show marquant mais le festival réserve encore bien des surprises.





Vendredi 10 août

Après avoir brillamment esquivé LAY DOWN ROTTEN et KORADES au profit d'errances touristiques, me revoilà sur le site du festival. Le parking est devenu terriblement boueux et j'y embourbe joyeusement ma poubelle au bout de deux mètres. Fort heureusement, je trouve rapidement quelques Teutons amicaux pour me sortir de ce mauvais pas. Rapidement bulldozers et tracteurs vont s'activer toute cette journée pour dégager le parking et les environs afin de rendre le site praticable. Idem dans l'enceinte du festival qui voit se dérouler des meules de foins partout aux abord de la scène qui s'apprête à accueillir CLITEATER, l'unique formation véritablement grind du festival. Après le vol de quelques sous-vêtements (un caleçon finira d'ailleurs par servir de couvre chef à Joost, le chanteur) les bouffeurs de clito défouraillent bruyamment leur porn grind made in Netherland. Joost nous prodigue les plus belles grimaces de son registre en adoptant une attitude scénique assez différente de celle qu'on lui connaît dans INHUME. Ici, pas de prestations bondissantes mais juste, une régurgitation dans les règles de textes interdits aux moins de 18 ans. Idéal pour se remettre des maux de tête de bitures pas encore domptées.



Changement de registre avec RED HARVEST, autre formation échappée des années 80 qui va sérieusement plomber l'ambiance par ses riffs doomesques aux relents industriels et électroniques. La terre tremble devant la scène alors que les Norvégiens distillent leur métal si particulier. Le chanteur est avenant comme un hippopotame qui aurait ses règles mais cela colle parfaitement avec l'ambiance pesante que le groupe instaure dans la plaine. Malgré des qualités scéniques indéniables, le public s'intéresse très peu à ce qui se déroule sur les planches et boude injustement un set qui va finir par s'enliser tout seul pour devenir assez peu captivant. C'est bien dommage car, RED HARVEST aurait sans doute été plus performant devant une foule motivée. De même, la lumière du jour n'aura pas aidé le groupe sans doute plus à son aise dans l'ambiance sombre et confinée des clubs. A revoir en salle pour en prendre plein la tête.




On saute du coq à l'âne pour le protagoniste suivant avec EQUILIBRIUM, illustre formation teutonne que je ne connaissais que de nom et pour cause. EQUILIBIRUM pratique un genre de métal folk, à tendance black, gavé de ritournelles et de claviers et chanté dans la langue de Goethe. C'est à se demander ce que vient foutre un groupe pareil dans un festival de death metal. La réponse ne se fait pas attendre car EQUILIBRIUM est acclamé par un public qui rapplique des quatre coins du festival. Pourtant, il n'y a pas de quoi vendre sa couille gauche face à ce qui se passe sur scène. Le groupe est porté par le seul entrain du chanteur alors que ses comparses affichent des charismes de bulots. C'est tout juste si on n'arrive pas à lire sur leurs visages l'expression d'un « mais qu'est-ce que je fous là ? » ou d'un « faudra que je pense à changer les pneus de la Lada ». Malgré un groupe qui n'est présent que physiquement sur scène, le public teuton va s'en donner à cœur joie en reprenant les refrains à l'unisson tout en improvisant des chorégraphies champêtres ici et là. ''fin si y'en a qui aiment, on ne va pas rétablir la peine de mort pour ça, hein ?



Retour à la bestialité dans sa forme la plus stricte et expéditive avec BELPHEGOR qui va nous proposer un set tout en blast et en kevlar. En effet, les zicos du groupe autrichien, visiblement menacés de mort, affichent tous un gilet pare-balles fort saillant cintré sur les souvenirs d'abdominaux désormais enfouis (oui, je sais, c'est l'hôpital qui se fout de la charité). Toujours est-il que BELPHEGOR va produire son habituel show purement bourrin devant un public déjà conquis. Personnellement, je trouve invariablement froides leurs prestations et le laminage systématique a tendance à me rebuter à la longue. Toujours est-il que sous les cieux cléments et étonnement secs de cette journée, BELPHEGOR a considérablement agrandi le cercle de ses victimes alors qu'une bataille de foin épique faisait rage sur les côtés de la scène.





S'ensuit un enchaînement assez logique avec VADER qui va pérenniser cet esprit d'efficacité avec un set de pur death metal. Fidèles à leur réputation, les Polonais vont délivrer une performance ma foi, fort appréciable. Hélas, les concerts de VADER se suivent et se ressemblent. La setlist change subtilement à chacun de leur passage (et encore…) mais VADER balance toujours un peu la même prestation basée sur les headbanging intensifs d'un Mauser cambré comme un haltérophile et sur la complicité entretenue entre Piotr et son public. Très rarement décevant mais bien peu passionnant à la longue.



Place maintenant aux Suédois de BEWITCHED. Aussi bizarre que cela puisse paraître, je connais peu, voir pas du tout, la carrière de ce groupe que je n'ai jamais suivi de près comme de loin. Ne voulant pas tenir le soupçon crédibilité dont je dispose, je vous épargnerai donc des appréciations du genre « je connaissais pas mais c'était bien » qui ne feront pas avancer le Schmilblick d'un centimètre. Un comique connu ayant dit un jour « mieux vaut fermer sa gueule et passer pour un con que de l'ouvrir et de ne laisser aucun doute à ce sujet », je me bornerai à vous dire que BEWITCHED fut particulièrement efficace même si peu spectaculaire. Une chose est certaine, je me suis endormi moins con et ignare ce soir-là.



Second phénomène purement teuton de la journée avec (ahem) DIE APOKALYPTISCHEN REITER, un groupe acclamé chez nos voisins dont le statut culte reste obstinément bloqué aux frontières. Il faut bien admettre qu'il est difficile de rester de marbre devant un show de D.A.R. Boosté par les langues de feu qui s'échappent du devant de la scène, par les feux d'artifices et autres effets plus ou moins spectaculaires, D.A.R. donne en cette fraîche soirée un concert de grande qualité. Même si le chant en teuton ne facilite pas l'intérêt pour le Français moyen, il se passe tellement de chose sur scène qu'on se retrouve bien vite captivé par ce qui s'y passe. Fuchs, le chanteur peinturluré, bondit comme un faune aux quatre coins de la scène alors que le bon Dr Pest, claviériste de son état, joue les concertistes dans son smoking à queue de pie et harangue la foule de sa canne. D.A.R. joue sur les contrastes bariolés de son show en s'appuyant sur une musique simple pas extrême pour un rond mais à la bonne humeur communicative. Excusez du peu.



La tâche s'annonce délicate pour IMMOLATION qui se retrouve programmé entre deux gloires locales. Pourtant, Ross Dolan et sa troupe vont littéralement mettre à genoux le public du Party San lors d'un set que le même sieur Dolan qualifiera de « plus énorme show de leur carrière ». Et en effet, les New-Yorkais qui ont pour habitude d'envoyer des prestations monumentales vont véritablement se surpasser. Mise en place, son énorme, un Ross Dolan au sommet de son charisme, un Robert Vigna possédé et un Bill Taylor déchaîné comme jamais vont hisser IMMOLATION en tête des groupes de la journée. Tout simplement implacable et puissant.



Déjà la fin de la journée s'annonce sous les traits d'un KREATOR jouant à domicile devant un public de fans venus en masse. Hélas, la voix de Mille Pertrozza n'est pas au rendez-vous et c'est un glapissement aigu de gorgone qui accompagne les premiers accords de « Violent Revolution ». Pourtant, ça n'a pas l'air de gêner outre mesure les fans béats d'admiration. KREATOR ne parviendra pas, à mon sens, à mettre en berne l'époustouflante prestation d'IMMOLATION. Le reste est une simple histoire de goût et de couleur. KREATOR est désormais spectaculaire par son simple statut de vétérans du thrash metal teuton. Et dire qu'ils étaient jugés comme de vulgaires ersatz de DESTRUCTION à leurs débuts. Ça laisse rêveur.





Samedi 11 août

Alter ego de FUNEBRARUM sur leur dernier split album, c'est aux Suédois d'INTERMENT que revient la lourde tâche d'ouvrir cette dernière journée devant une horde de zombis boueux et encore hébétés. Le groupe est peu connu alors qu'il regroupe quelques zicos de CENTINEX/DEMONICAL mais c'est bien normal puisque la carrière d'INTERMENT, initialement nommé BEYOND à la fin des années 80, n'aura duré que quelques années avant de reprendre en 2006. Au programme riffs plombés et huileux pour un pur death metal swedish des familles. Leur set n'échappera pas à quelques longueurs du fait de l'impassibilité volontaire de ses protagonistes. Pas étonnant de tirer des tronches d'enterrement quand c'est justement le nom du groupe mais ils auraient pu faire un p'tit effort. Sans doute meilleurs sur disque aussi bien dans les rangs d'INTERMENT que de DEMONICAL.



C'est la première fois que je revois LENG TCH'E depuis l'hémorragie de personnel qui a défrayé les news métal ces derniers mois. C'est désormais sous la forme d'un quatuor avec un nouveau batteur que les razor-grindeux belges officient. Force est de constater que le groupe n'apparaît pas lors de ce Party San sous son meilleur jour. Le plus cocasse dans cette histoire, c'est que l'ex-second guitariste est présent sur le festival en tant que roadie de MELECHESH. Bref, LENG TCH'E, toujours conduit par un chanteur doué pour les grimaces va sauver les meubles en assurant un set honorable sans réellement briller. Il ne suffira pas à LENG TCH'E d'être efficace s'il veut continuer son ascension. Un retour aux sources serait peut-être salvateur.





BLACK DAHLIA MURDER fait un peu figure d'intrus au milieu de la programmation de ce festival mais quand le thrash metal teinté de Hardcore est envoyé avec autant d'entrain ça mérite que l'on s'y attarde quelque peu. Oui, seulement un peu parce que les conditions climatiques vont brusquement se dégrader pendant leur set. Alors que B.D.M. envoie le boulet sur scène de véritables trombes d'eau vont s'abattrent sur Bad Berka. Ce qui ne manque pas d'inquiéter les groupes à venir à l'affiche craignant de jouer devant une fosse désertée. Quoi qu'il en soit, B.D.M. est très en forme et le chanteur est tellement détendu qu'il passe une annonce entre deux morceaux. Le groupe cherche des substances prohibées à fumer après leur set, ceci qui poussera même l'un des guitaristes à nous sortir un « and if you have some, I will find you… » hilare. FUMER TUE ! Mais visiblement, ce n'est pas un problème pour les membres de BLACK DAHLIA MURDER. Arf !





Morceaux de choix par cet après-midi pluvieux voici venus les trop rares Ibères d'HAEMORRHAGE. Si le groupe reste confidentiel en France, il bénéficie d'une certaine reconnaissance en Allemagne comme en témoignent les déguisements de chirurgiens qui apparaissent rapidement dans le public de ce Party San. Comme à son habitude, Lugubrious s'est copieusement aspergé de sang factice avant d'entrer en scène tandis que Luisma unique guitariste pour l'occasion affiche son habituelle tenue de praticien. Les pathologistes et les fossoyeurs sont de sortis, HAEMORRHAGE est dans la place. Fidèle à sa réputation de hideux cabotin, Lugubrious nous prodigue une série de grimaces, de sinistres pitreries dans lesquelles il fait semblant de s'ouvrir le bide, de creuser une hypothétique tombe avec des outils imaginaires, de dévorer une fausse jambe ou une cervelle fraîchement sortie d'un bocal. Autant de facéties gore à prendre au premier degré. L'austérité affichée par ses camarades de scène tranche irrésistiblement avec l'attitude du chanteur qui apostrophe régulièrement la foule avec un fort accent hispanique et toujours une bonne dose d'humour. Les prestations d' HAEMORRHAGE sont toujours hautes en couleur même lorsqu'ils se produisent en formation réduite comme c'est le cas pour ce Party San puisqu'Ana assure les parties de basse au lieu de sa six cordes habituelles. Excellent à regarder sur scène, un régal à prendre en photo.
Pour l'anecdote, sachez que Lugubrious n'ayant pas trouvé de douche assez chaude pour se débarbouiller, terminera la journée avec son faux sang étalé sur la tronche et restera ainsi rougeaud toute la soirée sous les railleries de ses petits camarades. La rumeur d'une date en France est venue à mes oreilles et une chose est certaine, j'y serai.




Injustement annulée à la dernière minute, la tournée européenne de MELECHESH en aura laissé plus d'un sur une amère déception. C'est donc en Teutonie ou en Norvège, pour le « Hole in the Sky » qu'il aura fallu se rendre pour retrouver le groupe de métal mésopotamien. Ashmedi affiche son air carnassier des grands jours alors que le visage de Moloch d'ordinaire si avenant hors de scène reste fermé dans expression très déterminée. Epargné par la pluie, MELECHESH va nous délivrer un set de grande classe rivalisant d'efficacité et de charisme avec les formations les plus confirmées de l'affiche. Le groupe néerlando-assyrien aurait sans doute mérité de se retrouver plus haut placé dans la programmation mais c'est néanmoins un carton plein pour MELECHESH et ses rythmiques aux relents exotiques. Tant mieux ! C'est amplement mérité.





Programmé en dernière minute pour remplacer CEPHALIC CARNAGE ( ???), PRIMORDIAL va poursuivre les hostilités de façon assez théâtrales. Alan Averill, le chanteur, affiche un joli maquillage tout en finesse (voir photo ci-contre) et se lance rapidement dans des déclamations d'acteurs shakespeariens sur le retour. Jouant des titres du dernier album « The Golden Spiral », « Coffin Ships » aussi bien que des grands standards comme le final sur « Gods to the Godless », PRIMORDIAL s'octroie assez facilement les faveurs du public. Certes, Alan en fait des caisses et ses postures sont parfois proches du burlesque mais il produit néanmoins son petit effet sur le métalleux germain déjà fortement imbibé en cette fin d'après-midi. C'est du moins ce que j'en conclus en entendant certains beugler de concert avec le père Alan. Le nouvel album arrive très bientôt, VS sera dans le coin pour y jeter une oreille attentive.





Retour au old school pur et dur avec les anciens de GRAVE. Je sais ce que vous allez me dire « on les a déjà vus, bla bla bla, c'était moyen bla bla bla » mais ce que vous ne savez pas c'est que pour ce Party San 2007, GRAVE a choisi de bichonner les fans de la première heure en interprétant uniquement des titres tirés de ses trois premiers albums. Le saint triptyque pour tout fan de GRAVE. Ola Lindgren taquinera d'ailleurs le public à ce sujet en nous lançant un goguenard « We know, you love that shit ! » (« nous savons que vous aimez cette merde »). Les vieux classiques pleuvent sur Bad Berka et ils ne sont pas les seuls, vu la dose de flotte qu'on va se prendre sur cette dernière journée. « You´ll Never See… the light'', ''And Here I Die'', ''For Your God'','' Turning Black'' et un final grandiose sur ''Into the Grave''. GRAVE nous a offert un joli cadeau. Merci messieurs.





L'heure est maintenant venue de chevaucher les rennes et de brandir sa corne d'hydromel sur fond d'accordéons et de violons, KORPIKLAANI débarque avec son métal folk taillé pour les salles des fêtes. Mesdames et messieurs, vous en avez assez de ces groupes qui animent la soirée sur des accords aseptisés et soporifiques ? Appelez KORPIKLAANI pour vos mariages, baptêmes et bar-mitsva. Et pourquoi pas des funérailles en clamant des chansons à boire qui sentent bon le caribou et la peau de phoque ? Hein ? Quoi ? J'en fait trop ? Vous croyez ? Bah c'est un peu la même chose pour les Finlandais qui font du métal à vider les chopines. Vous me trouvez trop dur avec eux ? J'y peux rien j'ai toujours été allergique à l'accordéon. Je retenterai peut-être l'expérience s'ils se mettent au biniou. Au Party San ça a été le carton mais très peu pour moi. Merci bien.









Un triomphe, une véritable consécration va suivre pour ASPHYX qui célèbre ses retrouvailles lors de ce Party San. Absents de la scène depuis quelques années, c'est sous l'insistance intarissable des organisateurs du Party San, qu'ASPHYX a décidé de revenir sous les projecteurs pour ce concert du 11 août 2007 et avec, Martin Van Drunen, leur chanteur originel, de surcroît. Avec une setlist de folie „Food For The Ignorant'', „Wasteland Of Terror'', „Asphyx (Forgotten War)'', „Pages In Blood'', „The Krusher'', „The Rack'' et un énorme ''Last One On Earth'' ASPHYX va nous balancer LE concert de cette édition 2007. Le son est énorme, les zicos affichent rapidement des sourires complices qui en disent long sur le méga panard qu'ils sont en train de prendre pendant cette grosse heure de concert. Certes on n'aurait pas craché sur la participation du guitariste Eric Daniels pour que le line-up de « The Rack » soit réuni au grand complet mais l'intérim assuré par Paul Baayens ayant fait ses preuves, je doute que ce concert ait été plus réussi. A défaut de travailler sur un nouvel album, ASPHYX va donner quelques concerts supplémentaires dont celui du prochain Arnhem Metal Meeting. Un vrai truc de malade quoi !



Alors que cette édition 2007 approche de sa conclusion, l'heure est aux corpse paints avec GORGOROTH bizarrement situé en co-headlinning du dernier soir. Unique véritable groupe de Black metal de l'affiche, c'est toujours une vraie partie de plaisir de faire des photos du groupe norvégien qui brille d'avantage par son attitude et ses faits divers que par la qualité de ses prestations scéniques. Avec un Gaahl hypnotique qui se déplace sur scène avec la vélocité d'une limace sous tranquillisants et des zicos on ne peut plus statiques, on ne peut pas dire que GORGOROTH brille par son entrain. Pourtant le son qui s'échappe des enceintes semble plus propre que la bouillie habituelle qui empêche même les fans les plus fervents de reconnaître le moindre titre. Déjà que c'était délicat de monter sur scène après l'apothéose d'ASPHYX mais alors là… !



C'est la fin et c'est à MALEVOLENT CREATION que va revenir la lourde tâche de mettre fin aux concerts qui se sont succédés sur cette grande scène du Party San. Malevolent Creation qui n'a pas dû en croire ses oreilles en apprenant qu'ils figuraient en ultime tête d'affiche. Ça devait faire un bon bout de temps que le groupe de death ricain ne s'était pas retrouvé perché aussi haut dans le « running order » d'un gros festival. Pour les avoir vus plusieurs fois, je n'attendais pas grand-chose du groupe même si la formation affichait quatre de ses cinq membres originaux. Quel ne fut donc pas ma surprise en découvrant un MALEVOLENT CREATION monstrueusement déterminé à tout casser en nous prodiguant tous leurs plus grands classiques. J'ignore si un quelconque changement d'habitude alimentaire peut-être imputé au comportement de Brett Hoffmann en ce samedi soir mais une chose est certaine, je crois bien que je ne l'avais encore jamais vu avec une gouache pareille. Headbanguant à s'en décrocher la tête, le poitrail découvert et la moumoute pectorale offerte aux effets pyrotechniques, Hoffmann va démontrer en l'espace d'une heure qu'il demeure un putain de frontman à l'approche de la quarantaine et comme bien d'autres, je vais en rester sur le cul. Aussi bluffant qu'incroyable.



Alors que les plus courageux se rabattent sous la tente pour aller y voir F.U.C.K., le tout dernier groupe du fest, je m'éclipse jusqu'à ma charrette boueuse pour un repos bien mérité. Malgré les intempéries, le Party San 2007 aura tenu ses promesses de riffs endiablés, de binouses réconfortantes et de fraternités métalliques. Le week-end a été peu onéreux vu les prix du billet comme celui des consommations et de la restauration. Sous les pluies répétées le site sera resté praticable jusqu'à la fin du festival grâce à l'acharnement et au travail de ses organisateurs (toute ressemblance ou allusion à un festival existant ou ayant existé ne serait que pure coïncidence et ne saurait entraîner, blablabla)…
Au revoir Party San, mon p'tit doigt me dit qu'on se reverra très bientôt.

http://www.party-san.net/


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