- - HELLFEST 2007 par TONTON + EMP + FOOFUR + HUSH HUSH + NICO + VSGREG + COBRA
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Photos par Tonton - dispo sur Megaupload




Ni plus ni moins que l'affiche la plus incroyablement jouissive des ces 10 dernières années, voilà comment on pourrait résumer l'incroyable réunion de groupes extrêmes prévue pour cette seconde édition du Hellfest qui renvoie aux oubliettes le Fury 2005 et tous les Wacken réunis. Pas étonnant que les passes trois jours soient partis comme des petits pains et que l'événement que Clisson s'apprête à accueillir n'ait des répercutions internationales.
Il faut dire que la première édition auréolée d'un succès relatif et d'une organisation quasi parfaite laissait présager le meilleur pour 2007. C'est donc avec une impatience fébrile que nous avons patiemment attendu l'événement redoutant des annulations de groupes qui, en définitive, se sont faites rares avec le seul désistement de MAYHEM remplacé au pied levé par ENSLAVED. Tous ces mois d'attente pour finalement tous converger vers Clisson en ce week-end en passe de devenir légendaire.

Les premiers arrivants ont investi le camping dès la veille. Très rapidement ce dernier est complet et refoule les derniers campeurs métalliques. Les tentes fleurissent un peu partout aux abords du festival. D'autres ont préféré l'abri de leur voiture pour passer ces trois prochaines nuits. Les conditions météo s'annoncent vraiment médiocres mais qu'importe. Rien ni personne ne saurait nous détourner de ce Hellfest imparable avec ses stars et ses légendes sur le retour ; de quoi rendre jaloux, les headbangers du monde entier.



Jour 1

Nous sommes agréablement surpris de découvrir un festival particulièrement bien fléché dans toute la petite ville. Ce détail est de bon augure pour la suite du week-end. Il est plus de 14h lorsque nous arrivons enfin à l'entrée du festival, les parkings prévus pour le public sont très boueux mais celui de la presse est bétonné. Le début des hostilités étant prévu pour 13h30, nous sommes en retard. Ceux qui me connaissent ne manqueront d'y aller d'un « comme d'habitude… » et nous hâtons le pas déjà certains d'avoir raté le set de 7th NEMESIS sur la scène découverte. Quelle n'est pas notre surprise en découvrant la masse agglutinée devant les portes du festival. Le lieu n'est pas encore accessible au public pour d'obscures raisons. Plusieurs milliers de personnes sont donc massées devant les algécos de la billetterie et des accréditations. Les guichets restent obstinément fermés, les minutes s'écoulent sans qu'aucun communiqué de l'organisation ne vienne nous expliquer ce qui se passe. Mais bientôt, quelques informations circulent dans la foule. Le groupe électrogène de la scène principale a pris feu rendant impossible tous les concerts sur cette même scène. On parle d'annulation et l'hideux souvenir du festival de Reims revient dans nos mémoires. Pourtant les guichets s'ouvrent et commence alors une longue attente pour retirer nos billets. Les indications sont mal fichues et l'arrivée tant attendue au guichet se solde par une issue désagréable « Vous n'êtes pas dans la bonne file… ». Mais des files, il n'y en a pas juste le merdier de plusieurs centaines de personnes qui essayent vainement de récupérer leur sésame pour le saint des saints.

Finalement le public commence à s'écouler lentement dans les quelques goulots censés être suffisants pour accueillir les quelques 14000 spectateurs attendus. L'attente continue et finalement nous finissons par accéder au site, au bout de deux heures d'attente. Comme il fallait s'y attendre, l'endroit est ravagé par les eaux. Une boue épaisse recouvre presque totalement l'endroit. Les passages répétés ces derniers jours des chariots-élévateurs et des tracteurs ont creusé d'importantes ornières un peu partout. Le Hellfest 2007 s'annonce roots et ce n'est pas un bien grand mal. Ce qui compte c'est la succession de groupes que nous allons prendre dans nos faces ébahies. Hélas, les nouvelles sont mauvaises, les combos qui devaient ouvrir les hostilités sur la grande scène sont déprogrammés. DEW -SCENTED, BLOODSIMPLE, LAMB OF GOD, tous sont présents et bouillants de nous desservir leur vitriol mais pourtant aucun ne jouera. La grande scène démarrera donc vers 17h avec le set de CHIMAIRA.

En attendant, nous faisons un rapide état des lieux. Les jetons de boissons et alimentaires sont venus remplacer les tickets du Fury Fest. L'orga a eu l'excellente idée écologique de reprendre l'idée des verres consignés déjà en vogue chez nos voisins teutons depuis pas mal d'années. Les points d'eau sont presque inexistants sur le site. Fort heureusement, il n'y a pas de canicule à l'ordre du jour et pour ce qui est de l'eau, nous allons être largement servis pendant ce week-end. Les sanitaires se font rares mis à part un système écolo de toilettes sèches qui connaîtra une importante file d'attente pendant tout le week-end.

La programmation suit son cours sans changement mais certains groupes font les frais de problèmes techniques sur la grande scène comme par exemple MASTODON dont les musiciens sortiront de scène furieux. Parcourir la distance séparant les trois scènes relève du bain de boue. Ça patauge ici et là. On est dégoûté du temps mais on s'y fait. Si seulement ces incessantes successions de pluies et de rayons de soleil voulaient bien s'arrêter. Plus tard dans la soirée, on apprend que l'organisation n'a pas eu le compas dans l'œil pour les boissons comme pour l'alimentaire ; plus de jetons aux caisses, plus de verres consignés et le premier jour n'est pas encore terminé.
Il est presque 21h lorsqu'une rumeur inquiétante se propage dans l'espace presse : KORN ne jouera pas. Le manager du groupe aurait estimé que les normes de sécurité de la grande scène étaient insuffisantes. Il faut dire qu'avec un groupe électrogène en flamme, la méfiance est de rigueur quand on gère les intérêts d'un groupe aussi en vue. On attend un communiqué officiel qui ne vient pas. Pas une affiche, pas de déclaration au micro. Tout est au mieux dans le meilleur des mondes. Alors que SLAYER entame son set, une majeure partie du public reste persuadé qu'il va voir KORN en fin de soirée. Déjà CANNIBAL CORPSE achève de son show le premier jour des hostilités. Finalement au bout d'une longue attente, Chris, le bassiste chanteur de KORUM apparaît sous les projecteurs de la Mainstage. On se serait plutôt attendu à voir Ben s'exprimer lui-même sur la question mais c'est bizarrement à une personne extérieur à l'organisation que va revenir la lourde tâche d'annoncer au public le désistement de KORN. Déjà les premiers cris d'indignation fusent, certains ont fait de la route pour venir voir KORN qui semble condamner à ne jamais jouer au Hellfest. Les huées continueront encore quelques temps. Il est l'heure de retrouver nos chambres d'hôtel non sans avoir une pensée pour ceux qui campent un peu partout aux abords du site ou dans le camping transformé en champ de gadoue. La fête continue.



Jour 2

Dès le matin, un soleil inespéré pointe le bout de ses rayons. Le temps d'aller acheter de nouvelles baskets pour remplacer les miennes qui ont rendu l'âme la veille mais surtout de m'équiper de bottes en caoutchouc si saillantes. On a un peu l'impression d'avoir l'air con en les enfilant mais à la vue de la gadoue qui nous attend, on se dit qu'on va finalement avoir l'air plus malin que les autres.
Les problèmes de la veille à l'entrée ne se sont guère arrangés. Il faut plus d'une demi-heure pour entrer sur le site et en franchir les portes. Et quand on sait que se sont les mêmes barrières qui font office de sorties, on n'ose pas imaginer ce qui se passerait dans un moment de panique.
La rareté des sanitaires rend le paysage cocasse. Les métalleux soulagent leur vessie un peu partout le long des palissades entourant l'aire du festival. Quant au petit bosquet près de chapiteau de la scène découverte, il se transforme rapidement en latrines géantes qui ôtent toutes envies de promenades bucoliques.
Les bénévoles continuent de répandre du foin, un peu partout sur l'aire du festival. L'orga est parti s'approvisionner en toute hâte sans doute chez les agriculteurs des environs.
Sans pluie, le Hellfest retrouve la sérénité de son édition 2006. Une rumeur annonce ironiquement l'annulation de TYPE O NEGATIVE. Fort heureusement, il n'en sera rien. On sent tout de même que les musiciens de certains groupes sont quelque peu tendus, voire même carrément énervés. Certains iront même jusqu'à dénoncer les carences de l'organisation alors qu'ils sont sur scène. Comme THERION dont le chanteur explique au public que ce festival est le pire auquel ils ont participé à ce jour. Parlait-il du mauvais temps ?



Jour 3

Déjà le dernier jour du festival qui a déjà tenu ses promesses de moments d'exception. Des légendes se sont déjà succédées et d'autres vont continuer lors de cette dernière journée. Un sinistre fait divers vient ternir d'avantage les cieux incertains de Clisson. Une jeune Irlandaise a été sexuellement agressée sur le camping. Des détails sordides fusent ici et là. Comme si l'idée d'un viol sur le festival n'était pas suffisamment horrible. C'est arrivé vendredi soir, la fille est sérieusement choquée et a été hospitalisée à Nantes. L'orga passe de multiples appels pour retrouver les camarades avec lesquels elle est venue célébrer ce rassemblement métallique d'anthologie.
Les concerts s'enchaînent mais très rapidement, la Gibson stage prend un peu de retard et le groupe suivant sur la scène principale débutera avant la fin du set de celui de la Gibson. Hélas ça ne sera pas un cas isolé puisque ce fâcheux chevauchement continuera jusqu'à la conclusion du festival. Faut-il en conclure qu'il n'y avait pas régisseur général pour éviter ce genre de problème aussi gênant pour les groupes que pour le public ?
Vers la fin de soirée la pluie se remet à tomber de plus belle alors que NEUROSIS est en train de planter ses riffs hypnotiques. Un temps idéal pour accompagner la tension qui habite la musique des Américains. Déjà l'heure de la conclusion du Hellfest 2007 avec EMPEROR. Ben, l'organisateur profite de l'attention de la foule pour dénoncer le comportement de KORN qu'il juge inacceptable. Il incite même le public à boycotter les prochains concerts du groupe. Faut-il vraiment faire le procès de KORN pour leur excès de professionnalisme ?
EMPEROR va donc terminer ce deuxième festival de l'enfer. Le public repartira avec des moments inoubliables en tête et la banane aux lèvres. L'affiche rassemblée pour ces trois jours force le respect absolu mais les intempéries ont mis en péril le bon déroulement du festival et ont surtout mis en avant des lacunes logistiques.
On oubliera l'inexistence de l'accueil des groupes livrés à eux-mêmes, les bookers et les tour-managers s'excusant platement auprès des formations qu'ils ont fait ajouter à l'affiche.
On oubliera les problèmes techniques à répétition, le catering incapable de servir un repas en dehors d'heures fixes à des zicos ayant parcourus des centaines de kilomètres pour rejoindre Clisson.
On oubliera ce même catering qui n'a pas prévu de bière pour les groupes (un comble !) mais seulement un picrate bas de gamme.
On oubliera une scène découverte livrée à elle-même avec un service de sécurité minimaliste. On oubliera tout ça comme l'orga semble avoir oublié ses erreurs passées. La frustration et la colère de certains musiciens aura trouvé son exutoire dans des prestations scéniques incroyables. D'ailleurs on espère qu'eux aussi oublieront et qu'ils seront disposés à revenir un jour dans ce même festival.
Pourtant, une certaine lassitude donne à penser que ce Hellfest sera le dernier pour certains. « So long Hellfest, longue vie à toi » en espérant que nous n'aurons plus jamais à lire sur un blog officiel les mots suivants, « There is no Hell, there is only France… ».



VENDREDI 22 Juin



LYZANXIA (Gibson Stage)

C'est en pleine découverte du site boueux que j'arrive enfin à décrocher un sourire quand j'entends au loin LYZANXIA sur la Gibson Stage.
Le groupe est bien en place devant un parterre plus que maigre composé des quelques chanceux qui ont eu la chance de pourvoir pénétrer sur le site à l'heure. Je ne voulais pas rater le groupe de frangins Potvin vu qu'il s'agissait d'un des trop rares représentants du melodeath présents à l'affiche du Hellfest 2007. La prestation est plutôt bonne, le groupe bénéficiant d'un son très clair et puissant. Je suis surpris par la qualité du chant des 2 vocalistes en tout point similaire à ce qu'on retrouve sur le dernier album du groupe "Unsu". Le concert se termine dans la bonne humeur, le groupe faisant monter un fan sur scène pour interpréter un dernier titre avec lui.
VsGreg



MISERY INDEX (Gibson Stage)

Quand il s'agit de dépoter comme des malades et de balancer un set aux allures d'un bulldozer croisé avec un dragster, on peut faire confiance au métier de MISERY INDEX. Une nouvelle fois, le groupe du Maryland démontre son efficacité à toutes épreuves devant un public qui s'anime rapidement. Pendant que Jason Netherton s'écorche les cordes vocales, Sparky est en plein trip dans son coin de la scène. Le guitariste semble littéralement habité pas les accords qu'il enchaîne à grande vitesse. Et tout le monde va en prendre plein les oreilles pendant la brève demi-heure de ce set survitaminé.
Signalons tout de même que MISERY INDEX semble, enfin, avoir trouvé une certaine stabilité avec Mark Kloeppel et Adam Jarvis venus compléter la formation depuis une paire d'années. Avec MISERY INDEX on est rarement déçu et cette prestation confirmera, une fois encore, cet adage.
Tonton



CHIMAIRA (Mainstage)

Des heures et des heures d'attente sous la pluie devant l'entrée... Voilà la première rencontre qu'auront fait bon nombre de festivaliers pour cette deuxième édition qui aura, sans revenir dessus, connu des débuts on ne peut plus chaotiques. Alors que je suis en train de récupérer mon bracelet, j'entends retentir les premières notes de "Nothing Remains". CHIMAIRA est en fait le tout premier combo à jouer en ce vendredi noir pour l'orga sur la Main Stage...
Sans faire dans la dentelle, ils nous serviront pendant 30 minutes leur metalcore ultra efficace puisant dans ce qu'ils ont de meilleur dans leur discographie ("Nothing Remains", "Resurrection", "Needle", "Severed", et "Pure Hatred" en guise de coup de massue final).
Le groupe envahit la scène avec aisance et propose une presta grande classe qui chauffera le public grâce à des Mark Hunter et Chris Spicuzza en grande forme qui viennent arranguer la foule à plusieurs reprises. Derrière ses fûts, Andy Herrick assure le show en assénant des rythmiques béton et des petits solos ici et là démontrant que le sieur est en grande forme malgré quelques petits pains...
Une prestation sincèrement bonne, un groupe carré, idéal en ouverture de fest avec comme seul regret les 30 minutes bien trop courtes qui leur ont été allouées!
Foofur



UNEARTH (Gibson Stage)

Unearth restera comme une bonne surprise pour de nombreux festivaliers allergiques au metalcore qui s'approchèrent au fur et à mesure de la Gibson Stage lors de la prestation des Américains. Et oui, Unearth joue du thrash avec de belles touches heavy et un chant hargneux … et c'est sacrément bien foutu !
Le groupe investit la scène en pleine forme balançant les hits de son dernier album « III : In The Eyes Of Fire ».
Les 30 minutes passent bien trop vite, elles laissent juste le temps au public de chauffer le pit avec « Black Hearts Now Reign », il est déjà l'heure de céder sa place…
VsGreg



MASTODON (Mainstage)

Pas de chance pour MASTODON qui va faire les frais de nombreux problèmes techniques pendant la quasi totalité de son set. La tension, la frustration et la colère du groupe sera quasiment palpable après quelques titres et pour cause.
Tout d'abord privé de la guitare de Brent Hinds, puis du chant, c'est finalement sur Bill Kelliher que le sort va s'acharner. Après avoir cassé une corde, le son de la deuxième guitare fluctuera pendant une paire de morceaux avant que Kelliher, furieux, n'abandonne le groupe en plein milieu du set. Il faut dire que les conditions climatiques n'ont pas aidé, de même que la fixation des enceintes pivotant à 90 degrés aux aléas du vent. Capable de donner le meilleur de lui-même en toutes circonstances, MASTODON sauvera les meubles mais laissera ses fans peut-être un peu déçus de voir leurs idoles sabotées de la sorte. Le groupe sortira de scène fulminant et chauffé à blanc. Gageons les Américains reviendront sous de meilleurs hospices lors d'un prochaine tournée.
Tonton





EARTH CRISIS (Gibson Stage)

EARTH CRISIS investit la scène dans une quasi indifférence de la part du public encore perdu par la succession d'événements et d'emmerdes auxquels il doit faire face. C'est pourtant un réel événement qui se déroule devant ses yeux avec le retour en Europe de la formation de Syracuse pour la première fois depuis 2000, c'est également seulement leur troisième concert en 2007 suite à leur récente reformation.

EARTH CRISIS est là pour faire plaisir à ses fans et permettre à de nombreux nouveaux amateurs de les découvrir sur scène. Karl demande d'ailleurs au public si certains les ont déjà vu live entre 2 chansons, seule une poignée de fans se manifestera, à croire que le public hardcore a définitivement évacué le festival.

Le gang de Syracuse est en place, X sur chaque main, sautant de plus bel sur chaque break. Karl Buechner débite avec conviction ses paroles sourire aux lèvres, preuve du plaisir qu'il ressent à être sur scène. La pluie redouble malheureusement d'intensité pendant l'intégralité de leur show, le public déserte peu à peu le sol boueux devant la Gibson Stage. Le son souffre, de plus, des effets du vent, il faut être courageux pour rester, Earth Crisis continuant son set puisant quasiment exclusivement dans ses premiers albums oubliant volontairement "Breed the killers" et ne jouant que "Killing brain cells" extrait de "Slither".
Tout se termine dans la bonne humeur, Karl descendant de scène pour faire hurler la foule sur le dernier titre alors qu'Hatebreed a déjà commencé son show sur la main stage… un véritable affront au public que de concurrencer et se faire chevaucher ainsi 2 formations majeures du hardcore.
vsGreg



HATEBREED (Mainstage)

Il faut donc se précipiter et traverser tout le site pour espérer en prendre plein la tronche avec Hatebreed... le niveau sonore et les difficultés à se déplacer dans la boue m'inciteront à assister à ce show de loin. Peu de surprises avec Hatebreed, un set super carré, direct et ultra efficace composé de titres redondants avec des hits comme 'Live for this', 'I will be Heard' ou encore 'This is now'.
Le pit est furieux sous l'emprise d'un Jamey Jasta toujours aussi bon frontman et content d'être là portant fièrement son T-shirt Kiss pas très hardcore... enfin leur set l'était, c'est bien l'essentiel.
VsGreg




BRUTAL TRUTH (Gibson Stage)

BRUTAL TRUTH, tout le monde connaît le groupe et pourtant combien dans l'assistance avaient eu la chance de voir le groupe du temps de son apogée avant que le Hellfest ne programme cette légende à nouveau réunie depuis peu.
Difficile, de ne pas se montrer enthousiaste en revoyant ce grand échalas dégingandé de Dan Lilker ; impossible de ne pas trépigner devant la hargne d'un Kevin Sharpe nu-pied sautant dans la boue pour haranguer les premiers rangs et s'ouvrant le front à force de s'infliger des grands coups de micro ; impensable de ne pas sourire devant le spectacle d'un batteur halluciné, spectaculaire comme Rich Hoak. Quand les quadra se mettent en tête de bousculer les jeunots, le pire est à craindre mais dans le cas BRUTAL TRUTH ça sera une véritable boucherie sur fond de magma boueux. La légende du grind américain prouvera aux quelques milliers de spectateurs présents qu'elle a encore un bon paquet de décibels sous le capot et quand on sait qu'un album est en prévision, on se dit que les culs n'ont pas fini d'être sévèrement bottés.
Tonton



HACRIDE (Discover stage)

Alors que le plus grand nombre se masse devant la scène principale dans l'attente d'un l'hypothétique sacre de MACHINE HEAD, le chapiteau de la discover stage s'apprête à vivre l'un des moments forts de cette première journée avec HACRIDE, formation poitevine auréolée d'une reconnaissance grandissante. Malgré une expérience de scène moult fois éprouvée, le doute est de rigueur pour la prestation du Hellfest puisque les récents problèmes de santé de Sam ont obligé le groupe à ménager les cordes vocales de leur chanteur. Ce concert du Hellfest sera donc le premier depuis quelques semaines, depuis la fin de sa convalescence.
Pourtant le doute va rapidement se transformer en consécration et encore une fois concrétiser tous les espoirs placés dans ce groupe issu de la Klonosphère. Disposant sans mal du meilleur son de la journée sous ce chapiteau, HACRIDE nous délivre son habile métal atypique avec une sincérité, un dévouement authentique. Même si Sam ménage intelligemment ses cordes vocales, cela n'entame pas l'efficacité et le charisme du groupe qui subjugue rapidement son auditoire. Le troupeau bêlant devant MACHINE HEAD n'en aura sans doute aucunement conscience et pourtant… ils auront probablement raté l'un des moments clés de ce vendredi. Il paraît qu'une nouvelle tournée est en préparation pour cet automne. Gageons que cette séance de rattrapage connaîtra les faveurs d'un public nombreux. En tout cas, j'y serai.
Tonton



MACHINE HEAD (Mainstage)

Ca faisait un bail que je n'avais pas vu MACHINE HEAD en live ayant franchement décroché depuis "The More Things Change"... Avec ses deux derniers albums plutôt bien foutus, j'attendais la presta des Américains avec impatience et je n'aurai pas été déçu.
Les 4 zicos sont en grande forme, à l'image d'un Dave Mac Lain explosif et ébourrifant, et assènent un show efficace basé sur leurs morceaux les plus rentre-dedans, à l'image du petit dernier "The Blackening". Robb Flynn est hilare et passe comme d'hab son temps à enquiller les bières, à en jeter dans le public, jusqu'à finir rôti, et ce sans oublier son habituel coup de stress envers ses roadies ou techniciens. Habituel et au final quasi ridicule...
D'autant plus que s'il maîtrise ses parties agressives, il en est bien autrement de son chant clair franchement à la rue, l'alcool n'aidant jamais dans ce genre de situations... Si les titres du dernier opus joués ce soir, "Clenching The fist of Dissent", "Aesthetics of Hate" et "Halo", passent comme une lettre à la Poste et s'avèrent redoutables (surtout les deux premiers), le groupe réjouira tout son auditoire en exécutant les hymnes que sont "Davidian", "Old" et "Take My Scars".
Flynn, devant un public déchaîné n'aura de cesse de demander un circle pit mais vu le bourbier, il pouvait l'attendre son pit! On retiendra également de la presta du quartet un "Descend The Shades Of Night" toujours aussi beau et étonnant à voir en live avec son enchaînement parties acoustiques/électriques. Un set énergique et réjouissant malgré un son tournoyant au gré du vent qui sera venu un peu gâcher la fête.
Foofur



ENSLAVED (Gibson Stage)

Le hasard fait bien les choses, car pour d'obscurs motifs MAYHEM a annulé sa prestation au profit de ENSLAVED, invité de dernière minute. Et je crois que personne n'y a perdu au change. Le groupe de Grutle a définitivement effacé la déception de ne pas voir la bande à Attila. ENSLAVED a tout bonnement donné la meilleure prestation scénique de cette première journée. Tout d'abord, la set liste totalement axée sur les dernières (et excellentes) productions du groupe sans pour autant oublier les « oldies » (« Jotunblod » de l'album « Frost » et même un morceau tiré de la première démo du groupe « Slaget I Skoden Bortenfor »). En ce qui concerne la présence scénique, le groupe est toujours aussi magistral avec un Grutle possédé et une musique qui prend progressivement de plus en plus d'ampleur. ENSLAVED nous propose toujours ce mélange inédit de prog et de black qui est une des choses les plus originales qu'il m'ait été donné d'écouter. L'ambiance était aussi très « sage », en tous cas très respectueuse, ce qui était dû sûrement au crépuscule et aux lights qui ont rendu ce concert magique. Vivement la tournée d'octobre.
Nico



SLAYER (Mainstage)

Éreintés par une première journée que d'aucuns qualifieront de « wok'n'woll », les festivaliers se dirigent vers la grand-messe que constitue un show de SLAYER sur n'importe quel festoche mitol. KORN ayant fait ses valises quelques heures plus tôt, les pionniers de Los Angeles vont faire office de tête d'affiche (à l'insu du public qui l'ignore encore). Si les prestations de SLAYER en festival se suivent et se ressemblent, « l'intergénérationnalité » et l'universalité du groupe n'en font pas moins que la quasi-totalité du public répond présent devant la Main Stage.
Que dire de plus ? Le son, bien meilleur que pour la plupart des groupes de la journée, est un peu trop lisse et manque puissance pour le thrash corrosif que dispense SLAYER. Hanneman, comme souvent malheureusement, est sous-mixé par rapport à Kerry King. Autrement la setlist tue comme seule celle d'un groupe disposant d'autant de tubes peut l'être (« South of Heaven », « Silent Scream », « God Hates us All », « War Ensemble », « Raining Blood », « Angel of Death » et j'en oublie). Quelques titres de « Christ Illusion » (« Jihad », « Cult ») rendent de facto ce show différent des précédents sans pour autant détonner avec le reste de la setlist, « Christ Illusion » étant ce qu'il est : une simple continuité des albums cultes du groupe. A noter les interventions plus ou moins inspirées d'Araya sur le temps et l'état du public (trempé et fatigué). Au final une prestation ni en deçà ni au-dessus ce qu'est en mesure de fournir SLAYER après plus de 20 ans de carrières.
[eMp]



CANNIBAL CORPSE (Gibson Stage)

CANNIBAL CORPSE, j'avais arrêté d'aller les voir en concert, car c'était toujours la même rengaine, un batteur aux fraises, un son ignoble proche de la bouillie, un Jack Owen amorphe au bord de l'hibernation (guitariste fondateur du groupe avec Alex WEBSTER qui a quitté la formation en 2004 pour être remplacé par Rob Barrett) et un George Fisher fonctionnaire. De plus, en fan inconditionnel de l'album « The Bleeding » qui reste une de mes références majeures en matière de Brutal Death, j'avais été plus que déçu par leurs sorties discographiques depuis 2002. Alors quelle a été ma surprise pendant le show des bouchers de Buffalo. En effet, la claque, « the baffe », un son énorme, magistrale et massif, un son de basse à décorner les bœufs, des guitares incisives, tranchantes et précises, un batteur qui a retrouvé une seconde jeunesse et la lueur de plaisir sadique dans les yeux de CORPSEGRINDER qui fait la différence. En bref, la meilleure prestation de CANNIBAL CORPSE que j'ai vue à ce jour avec l'hallucination du ballet des mains gauches des guitaristes sur leur manche (Hammer On – Pull off) à vitesse subluminique. Le public en restera dévasté comme s'il avait découvert ou redécouvert ce groupe formé pourtant en 1989. La setlist va reprendre tous les standards du répertoire des bouchers avec un set plus long que prévu initialement. Un grand moment qui aura comblé en partie l'annulation de KORN car CANNIBOULE, pour les intimes, aura l'honneur de clôturer la journée de vendredi sur la Gibson Stage.

Maintenant, il y a la petite anecdote de votre Hush Hush hexagonal, j'ai eu la chance de me faufiler en backstage pendant le soundcheck de CANNIBAL et oui quand on est un nain comme moi on passe partout. Dans la vie, il y a 2 types de bassistes, ceux qui caressent les cordes et ceux qui cherchent à les casser. Alex Webster et bien lui, il fait partie de la seconde catégorie. Pendant que les guitaristes faisaient le soundcheck les amplis à fond, ALEX au fond des backstages jouait de sa modulus en acoustique. A 10 mètres de lui, je pouvais toujours entendre ses cordes claquer.
Hush Hush



L'ABSCENCE DE KORN (Mainstage)

Vendredi 22 Juin 2007, pendant que CANNIBAL CORPSE assure une prestation monstrueuse sur la Gibson Stage avec un des meilleurs concerts du groupe dans l'hexagone depuis de nombreuses années, des milliers de personnes se pressent devant la scène principale dans l'attente de la tête d'affiche de l'évènement, à savoir le groupe KORN. Celui-ci ayant annulé sa prestation lors de l'édition 2006 pour cause de problèmes graves de santé du frontman Jonathan Houseman « HIV » Davis, la foule trépigne d'impatience en regardant les backliners de SLAYER remballer à la hâte le matériel du groupe de thrash par excellence.
Quand plus aucun flycase ne traîne sur scène, cette foule qui commence à s'inquiéter se voit signifier, par Adam Duce (bassiste de MACHINE HEAD) et un représentant inconnu de l'organisation, que pour des raisons indépendantes de la volonté de tous, le groupe KORN ne se produira pas ce soir. La foule furieuse après une journée d'enfer va se déchaîner pendant plus d'une heure. Les services de sécurité auront bien du mal à contenir cette foule en colère et à esquiver tout ce que la boue peut contenir de projectiles. Comment en est-on arrivé là ?... Et bien Hush Hush a mené pour vous une petite enquête afin de comprendre l'envers du décor.
L'histoire commence dans la matinée du vendredi à l'arrivée des tours bus de KORN sur le site du festival, un jeune post adolescent, chargé par l'organisation d'être la « nounou » du groupe, est là pour les accueillir. La météo est catastrophique. Des bourrasques de vent à plus 75 km/h font claquer les bâches trop courtes de la Main Stage, des trombes d'eau chutent du haut de la scène sur la zone réservée au stockage du backline des groupes. Cette zone, le Backstage, normalement protégée et couverte, est laissée à la merci des éléments qui se déchaînent. Il convient de préciser qu'il faut en moyenne 3 heures pour décharger et installer le backline du groupe. Le tour manager demande à parler à des responsables, mais le big boss du festival est introuvable, préférant que des exécutants sans envergure fassent des allers-retours incessants du bureau de production aux tours bus de KORN pour tenter de relayer les dires de chacun.
La tension est à son paroxysme quand le groupe électrogène de la Main Stage prend feu et qu'un épais nuage de fumée envahit un ciel déjà bien gris. Tous les groupes phares du jour sont sur les nerfs et menacent d'annuler leurs prestations car ils attendent tous que le backstage soit protégé et que l'électricité soit rétablie sur la scène principale. Tous les groupes regardent effarés de pauvres bougres s'afférer dans la boue pour creuser une tranchée avec les moyens du bord afin faire passer des câbles. Les heures passent. En fin d'après midi, la bâche de protection de la zone réservée au backline tant attendue n'est toujours pas en place (elle le sera finalement peu après 20h00). Le groupe KORN et son entourage craquent et pètent littéralement les plombs. Quelques photos du backstage sous la pluie pour le souvenir, une livraison conséquente du McDo du coin payée par l'organisation et la preuve du virement du cachet du groupe plus tard et les tours bus de KORN quittent le site sans même prévenir l'organisation qui apprend le départ du groupe par des bénévoles postés en ville.
On serait en droit de se demander pourquoi l'organisation a mis autant de temps pour annoncer le désistement de KORN et pourquoi ce sont finalement des personnes, d'après nos sources, extérieures au bureau de production, qui sont finalement montées sur scène pour annoncer l'annulation du groupe au public. L'organisation a également déclaré vouloir poursuivre KORN en justice après avoir publiquement appelé au boycott de la formation californienne…
Hush Hush



SAMEDI 23 Juin




ZUBROWSKA (Discover Stage)

Deuxième groupe vainqueur du tremplin VS/Hellfest (on aurait bien aimé voir 7th NEMESIS – soupir !), les éthyliques Toulousains de ZUBROWSKA ne sont pas venu faire de la figuration même si le chapiteau de la Discover stage a bien du mal à se remplir en ce début d'après-midi. On ne va pas revenir sur les promesses des organisateurs qui devaient programmer le groupe vers les 15h mais ça fait quand même tache de ne pas respecter un cahier des charges validé depuis des lustres. ZUBROWSKA, donc va faire souffler un vent de tempête sur fond de post death-core bien torturé du bulbe. Affublé d'une paire de gratteux bien timbrés et d'un duo de chanteur qui braillent à s'en décrocher la glotte, ZUB (pour les intimes) va imposer une réelle tension pendant toute la durée de son set chaotique. En plein trip hallucinatoire les Sudistes vont s'en donner à cœur joie pendant une grosse demi-heure avant de quitter la scène à regret. A n'en pas douter, ZUB avait sa place sur cette affiche détonante du Hellfest 2007. Espérons que leur performance boostera un peu les choses pour eux.
Tonton



THE ARRS (Gibson Stage)

THE ARRS (The Alien's Right Respect Sect) est une formation métalcore de la région parisienne (je dirais plutôt du SlayerCore, tant les références à SLAYER sont évidentes) fondé en 1998. Le groupe a su au fil des années se tailler une place de choix dans l'univers Métal Hardcore hexagonal avec une solide réputation scénique et une notoriété sans cesse grandissante.
Je n'ai jamais été un grand fan du groupe sur disque mais j'avoue que c'est sur scène que le groupe prend toute sa dimension. Cette réputation scénique du groupe se confirme donc au Hellfest avec un frontman plus en forme que jamais avec son tourbillon de dreadlocks et un groupe musicalement assez en place avec des membres qui savent occuper une scène. Un bon concert du groupe donc qui aura su capter l'attention du public sur la Gibson Stage.
L'anecdote de Hush Hush : C'est en arrivant sur le site du Hellfest que le bassiste du groupe s'est rendu compte qu'il avait oublié son instrument. Le groupe a donc dû batailler ferme pour finalement réussir à en trouver une…
Hush Hush



KORPIKLAANI (Gibson Stage)

Ce qui est drôle avec un groupe comme KORPIKLAANI, c'est qu'on pourrait facilement les comparer à FINNTROLL. Ce n'est en aucun cas possible dans la mesure où ce groupe est beaucoup plus folklorique que ces derniers. Il y a quand même pas mal de points en commun et tous deux oeuvrent dans le humpa metal. Mais parlons un peu de cette petite demi-heure où les Finlandais ont été plutôt bien accueillis par le public français. Une set-list totalement réjouissante où l'on redécouvrait les classiques de ce groupe mésestimé, comme « Beer, beer », « Korpiklaani », « Cottages & Saunas » et « Journey man ». L'ambiance était très festive et a remporté l'adhésion des plus réticents. A revoir assurément pour leur prochain passage au nouveau Casino, mais aussi sur le DVD bonus (live à Wacken 2006) de la nouvelle édition de « Tervaskanto ».
Nico



EPICA (Mainstage)

Et revoilà les grands habitués des festivals d'été, EPICA! Rien de neuf de leur côté. C'est toujours aussi bien exécuté, le public réagit toujours aussi bien, les morceaux les plus carton se mêlent aux passages les plus doux et Simone est toujours aussi bonne (ça c'est juste pour la rime). On retiendra de ce set un groupe osant trois nouveaux titres pour débuter son show (pas courant tout de même) et un claviériste bon mais à l'attitude de merde, imbu de sa personne et ne cessant de jouer avec son pied de clavier rotatif. Dommage car il gâche vraiment toute la bonne volonté des autres zicos franchement excellents. C'est tout? Oui, c'est tout, parce qu'EPICA c'est du vu, revu et re-revu en festival et que malgré le fait que le public semble ultra enthousiaste (surtout les premiers rangs qui fleurent bon la couille), c'est franchement peu captivant et vite saoulant.
Foofur



KICKBACK (Gibson Stage)

Difficile de rédiger ce report sans évoquer le cas KICKBACK et le lynchage médiatique qui paraphe le groupe après bon nombre de ses prestations. Souvent qualifié de hardcore racaille et autres sobriquets du même crû, KICKBACK se veut avant tout un groupe à l'opposé des pacifiques straight edge et base sa réputation sur des provocations aux limites fréquemment repoussées. Leur set lors du Hellfest ne fera pas exception et Stephen le brailleur de service va prendre un malin plaisir à entretenir cette fameuse relation de « je t'aime moi non plus » poussant le public à la rébellion jusqu'à se faire bombarder de foin, de boue (on verra même passer une table en plastique). Une véhémente réaction qui ne manquera pas de faire sourire le frontman du groupe francilien. Prenant un handicapé à parti dans la fosse photographe pour étayer son message de colère et de révolte, insultant à la ronde et incitant des membres du public à cogner un type en rouge pour gagner un t-shirt, KICKBACK délivre son message de révolte primale, appuyé par un tough guy qui incite à la distribution de mandales. Je ne doute pas que bon nombre de ceux qui auront vu le groupe pour la première fois auront été choqués par tout ce folklore et toutes ces insultes prodiguées à l'encontre du public mais comme KICKBACK se contrefout de tous ses détracteurs, je me ferai son interprète par défaut en leur disant d'aller tous se faire foutre (raaaah ça fait du bien). Et ouais les gars, KICKBACK c'est pas un truc de fiotte, KICKBACK c'est ÇA !!! (lol)
Tonton



BRUJERIA (Mainstage)

Après avoir subi une prestation aussi pathétique qu'un spectacle de la délicate Diam's; direction la Main Stage qui servira, le temps d'un trop court concert, d'ambassade au Commandant Marcos. Le public se masse pour assister à la première représentation européenne de ce groupe mythique composé d'anonymes tous plus célèbres les uns que les autres. Le line-up du jour a de quoi mettre en appétit. Les deux chanteurs masqués sont accompagnés du señor Shane Embury (NAPALM DEATH) et à la basse du señor Jeff Walker de feu CARCASS!!! (AAAARGHK!!!) et, d'après les rumeurs, le batteur serait un ex-CRADLE OF FILTH (chacun sa croix). Le quintet monte sur scène, et on a du mal à croire que l'on peut enfin voir BRUJERIA!!!
3..4 C'est parti pour environ 40 minutes de Grindo-Thrasho-Punk! Ultra efficace sur CD, le groove de BRUJERIA est décuplé en live. Une avalanche de riffs à deux balles s'abat sur le Hellfest, le pied! Des riffs que même un manchot pourrait jouer certes, mais qui dégagent un feeling inimaginable! Le panard total. Les deux mariachis s'en donnent à cœur joie et dégobillent leurs tubes: "Hechando Chingasos", "Sesos Humanos" et autres merveilles! Ca bouge bien, le son est impeccable: lourd et incisif. De temps à autres, el compadre Jeff Walker pousse la chansonnette, et là, c'est purement magique! On entrouvre la morgue hélas abandonnée de CARCASS! J'en ai encore la chair de poule. Instant de pur bonheur lorsque retentit l'intro du surpuissant "La Migra"! Poings levés, on chante, on hurle et surtout on se laisse prendre au jeu de cet anti-groupe et de ses secrets de polichinelle! L'un des meilleurs concerts de ce festival! Brutal, direct, puissant et vraiment fun puisqu'il s'est achevé sur "Marihuana" version "spéciale" de la "Macarena"! iViva Mexico! iViva la révolucion!"
Cobra Commander



WALLS OF JERICHO (Gibson Stage)

La grande question du jour avec mon cher Reeko était de savoir quel artiste aurait les couilles de venir prendre un bain de boue avec les festivaliers. Les paris étaient ouverts et nous avions trouvé en Candace, des redoutables WALLS OF JERICHO, une candidate de choix. Alors alors??? Et bien non, que dalle mais en échange, nous avons eu le droit à une prestation franchement carton de la part du groupe américain.
Soyons clair d'emblée: musicalement, en live, WoJ ça bastonne sévère et s'enchaînent les titres couvrant sa carière, le cartonesque "With Devils Amongst Us All" en tête.
Candace est en ultra grande forme, ses vocaux sont toujours aussi impressionants et on sent un public ayant envie de s'enflammer mais retenu par des conditions climatiques peu compatible. Derrière elle, on notera un Aaron Ruby déchaîné et sautillant de part et d'autre de la scène, tranchant avec un Chris Rawon et un Mike Hasty plutôt statiques mais headbangant en puissance!
Toujours est-il que l'énergie du groupe est communicative et que l'on prend un réel plaisir à se prendre en pleine face ce hardcore teigneux caractéristique porté par un petit bout de femme sympathique au demeurant. La satisfaction de voir une deuxième fois WoJ était bien là en ce qui me concerne et n'aura fait qu'appuyer tout le bien que je pense du groupe en live! All hail The Dead!
Foofur



FUBAR (Discorver Stage)

Difficile de réprimer une once d'indignation en songeant à FUBAR sous le chapiteau de la scène découverte. Ne vous fiez pas aux bouilles angéliques ou à la gentillesse de ses membres, FUBAR n'est pas vraiment novice dans son art alors pourquoi le reléguer à l'abandon relatif de ce chapiteau, principalement destinés aux formations françaises ? Dans lignée d'une grande tradition du grindcore batave qui a vu défiler les LÄRM et consort, FUBAR va expédier un set d'authentique grind particulièrement core ; de quoi tabasser sèchement l'assistance pendant une demi-heure bien décapante. Et quand ça cogne comme ça et que c'est aussi sincère dans la forme et le fond, on ne peut qu'en demander encore.
Tonton



CYNIC (Gibson Stage)

Voir CYNIC et mourir. C'est ce que je me disais quand, du haut de mes 15 ans en 1994 j'écoutais en boucle « Focus » depuis plusieurs mois. Alors que les Suédois d'AMON AMARTH viennent de débuter leur show sur une choré digne du Puy du Fou, je me dirige vers la Gibson Stage pour me placer aux premières loges prêt à assister au concert de ma vie.
"Veil of Maya" ouvre le bal et il faut quelques secondes pour prendre pleinement conscience du fait que, pour la première fois, ce morceau, on l'entend autrement que sur une platine ! L'émotion est palpable chez tous les metalheads dans mon champ de vision, un rêve de gosse se réalise pour eux comme pour moi. Passée cette première pensée, le retour sur terre est difficile et la réalité s'affiche sous ses plus cruelles coutures : le son est désastreux (en particulier aux premiers rangs), le chant death est samplé, le chant vocoder est piètrement assurée avec un simple octaver (probablement doublé d'un autotune, je laisse les spécialistes me corriger), Senescu est régulièrement aux fraises bref... tout sauf ce dont on pouvait rêver pour un tel événement. Les morceaux de "Focus" se suivent, un nouveau titre "Evolutionary Sleeper" est joué (et ne laisse présager rien de bon pour un éventuel prochain album) mais les choses ne s'améliorent pas. Le fait d'avoir samplé le chant death oblige le groupe à jouer les morceaux aux mêmes tempi que sur l'album ce qui a pour conséquence d'exacerber le côté progressif de ces derniers au détriment du côté Death Metal. Non pas que le progressif me soit désagréable, loin s'en faut (et de toutes façons le progressif est une composante importante du groupe), mais sur scène et dans de telles conditions la dynamique et la rage du Death Metal auraient aidé à rendre le show moins ennuyeux et désolant.
Alors certes, la majorité du public est émue, Masvidal l'est tout autant de pouvoir enfin (re)jouer sur scène ces morceaux qui sont une part de ce qu'il est, mais ce ne sera pas suffisant pour rendre ce show aussi magique qu'il aurait dû être. Ces gars n'ont tout simplement plus l'habitude de jouer du métal sur scène, dommage.
(PS : malgré de nettes amélioration sonores, la prestation parisienne confirmera que le groupe doit énormément travailler son set dans des conditions live).
[eMp]



DEFDUMP (Discover Stage)

Les Luxembourgeois de Defdump viennent défendre leur nouvel album "This Is for evermore" qui sortira quelques jours après le Hellfest. Le set du combo tout de blanc vêtu est dynamique proposant un métal hardcore moderne décousu agrémenté de hurlements et de passages chantés.
Le public réagit peu alors que Defdumb donne tout ce qu'il a dans ses tripes, une prestation sympathique mais difficile à cerner et à assimiler.
VsGreg



PAIN OF SALVATION (Mainstage)

Tout déçu que je suis par la prestation de CYNIC : direction la main stage en sachant que PoS, eux, ont rarement déçu en live et j'ai hâte de voir comment le groupe va gérer sa présence sur un fest extrême comme le Hellfest. Il n'y a d'ailleurs pas foule et il est aisé de se frayer un chemin jusqu'aux premiers rangs.
Ce que je considère comme le meilleur groupe de métal progressif (j'insiste sur Métal) entame judicieusement son set par "Scarsick" qui est probablement le titre plus catchy que le groupe ait écrit en plus de dix ans de carrière. Le public semble attentif. Suit "America" dont je doute qu'une grande partie du public ait percuté la filiation avec la comédie musicale "West Side Story". Cette même partie du public commence d'ailleurs à se demander sur quel pied danser puisque en deux titres PoS vient de montrer deux facettes complètement différentes. Daniel Gildenlow, survolté et en grande forme (probablement grâce à sa nouvelle coupe de cheveux !), harangue la foule, allant même jusqu'à lui demander de "ne pas être si scandinave" lorsque le public reste muet à ses sollicitations. Cela étant force est de reconnaître que ce dernier se montre curieux vis à vis d'un groupe hors norme pour un tel festival (d'autant plus au regard de sa position sur l'affiche). Le groupe finira de dérouter une bonne partie du public en révélant une nouvelle facette, tragique cette fois, avec des titres comme "Ashes" et "Undertow". Mais c'est indubitablement (au grand dam de plusieurs fans) avec le titre "Disco Queen" et son beat disco (sans blague) que PoS s'attirera la sympathie du public en démontrant qu'ouverture d'esprit, excellence musicale, songwriting original et humour peuvent cohabiter au sein d'un groupe de métal prog. Pari gagnant pour le groupe et pour l'orga !
[eMp]



SWORN ENEMY (Discover Stage)

Sworn Enemy était une des baffes que je voulais prendre en pleine gueule lors de ce Hellfest, et je n'étais pas le seul vu le public nombreux qui s'entassait sous le chapiteau pour la prestation qui clôturera les concerts de la journée pour la Discover Stage.
Les T-shirts avec le double zéros de Sworn Enemy s'amassent et le pit démarre dès le premier titre de la prestation des New Yorkais qui balancent leur hardcore métal aux forts relents thrash, bénéficiant d'un son puissant et carré.
Le groupe puise la majorité des titres de son dernier album "The begining of the end" et c'est donc du thrash hardcore viril et dansant qui nous perfore les oreilles à coup de moshparts et de breaks qui font mal ! Le chanteur Sal Lococo est en pleine forme et félicite à plusieurs reprises la foule pour sa verve !
Le concert se conclut par le fameux "We Hate" au groove énorme concluant 45 minutes d'énergie pour un concert mémorable !
VsGreg



NAPALM DEATH (Gibson Stage)

Après s'être échauffé les tympans avec FUBAR deux heures plus tôt on passe des disciples aux maîtres avec NAPALM DEATH. Comme à son habitude le groupe de Birmingham qui vient de fêter ses 25 ans de carrière nous expédie un set survitaminé garni de classiques joués deux fois plus vite que sur album. Pendant, que Mitch Harris s'écorche volontiers dans ses backing vocals pleins de Yaiaiaiaiaiaaaaargh !, Mark Greenway alias Barney s'impose, comme à son habitude, comme une pure bête de scène affublé de son joli t-shirt d'AMEBIX (ouais je sais ça vous dira peut-être rien comme ça mais les intéressés comprendront). S'ensuit donc une véritable avalanche de classiques comme « You Suffer », « Scum », « Life », « Instruments of persuasion » ; les indispensables « Suffer the Children » et « Nazy punks fuck off » mais également quelques boulets extraits d'albums plus récents « Smear Campaign », « When all is said and done » et « The Code is Red ». Authentique légende d'une sincérité et d'une pureté idéologique exemplaire, NAPALM DEATH aurait sans nul doute mérité les honneurs de la scène principale. D'un autre côté, la proximité de la Gibson Stage a sans doute donné un impact supplémentaire à un show monstrueux. Avec NAPALM DEATH on est jamais déçu et ça fait tellement d'années que ça dure que ç'en est presque un prodige.
Tonton



CHILDREN OF BODOM (Mainstage)

Je n'ai jamais été fan de CHILDREN OF BODOM mais voir les musiciens enchaîner leurs titres gorgés de riffs techniques et de solis hallucinants en live aura suffi à m'attirer devant la Main pour voir leur show. Rien à dire niveau presta: les titres s'enchaînent sans couac, le groupe jouant son heavy-black avec énergie mais manquant cruellement de convicition. On a l'impression de voir un groupe venu faire son boulot sans réelle passion pour empocher un chèque et rentrer tranquillement à la maison. La musique du combo ayant viré à des ambiances bien trop heavy pour moi et ce dès "Follow The Reaper", seul le titre de "Something Wild" m'aura réellement enchanté... Il aurait été impensable de parler de CoB sans parler de son claviériste hallucinant qui, pour montrer qu'il exécute bel et bien ses parties de clavier, joue avec son clavier à la vertical. Et franchement, même si ça vire souvent à la démonstration technique (le gros défaut de ce show), c'est totalement hallucinant!!! CHILDREN OF BODOM, c'est comme sur ses derniers albums: un style unique mais définitivement chiant.
Foofur



MOONSPELL (Gibson Stage)

Alors que le soleil vient de se coucher débarquent MOONSPELL. Remontés à bloc, nos 5 Portugais envoient du bois avec une set-list basée sur leur dernier album dans un premier temps, pour ensuite finir sur les incontournables titres de "Wolfheart" et "Irreligious".
En véritable showman, il ne suffira que d'un titre, "In Memoriam", à Fernando Ribeiro pour se mettre le public dans la poche. Doué d'un charisme étonnant, l'homme semble ravi d'être ici et est remercié par un public chaleureux et réactif. Afin de jouer un maximum de titres, les pauses entre les morceaux seront rares et courtes, offrant au final un concert dense, énergique et captivant. Si la première partie du show se voudra assez rentre-dedans, le final se voudra une sorte de moment de nostalgie pour tous les fans du combo. Enchaînant "Opium", "Vampiria", "Alma Mater" et l'habituel titre de clôture "Full Moon Madness", le public se déchaîne littéralement sur ce final magistral en reprenant les mélodies au chant. Grisant, d'autant plus que c'est au moment où on sent l'ambiance quasi au top que le groupe doit quitter la scène. Un des meilleurs shows de cette journée en ce qui me concerne mais qui aura tristement un goût de trop peu.
Foofur



IMMORTAL (Mainstage)

Après une séparation en 2003, IMMORTAL se reforme en 2006 pour une série de concerts dont l'édition 2007 du Hellfest. IMMORTAL a également annoncé, il y a peu, un nouvel album en studio pour début 2008. L'attente des fans de black metal était donc très forte pour ce retour sur les planches après avoir longtemps cru à la fin du groupe. Le set commence mal, des problèmes techniques gâchent les premiers titres des démons des fjords. Coupures de courant en série et problèmes de trigger à la batterie sont au rendez-vous. Une fois les problèmes techniques résolus, les Norvégiens vont réaliser un show de très bonne facture, la setlist rassemble le meilleur de toute la discographie du groupe. Les titres vont s'enchaîner avec leur lot d'effets pyrotechniques, et autres crachats de feu et danses du crabe du sieur Abbath. Le son est correct et manque seulement d'un peu de clarté. Il est juste à regretter un certain manque d'intimité avec le groupe qui me semble être plus à l'aise dans une salle pour dégager son ambiance froide, malsaine et pourtant paradoxalement si festive.
Hush Hush



TYPE O NEGATIVE (Mainstage)

Malgré le fait qu'il joue une musique aux ambiances moroses, TYPE O NEGATIVE est un groupe qui aime le décalage et l'humour à froid. Et ce n'est rien de dire que les 4 Ricains en auront abusé ce soir-là!
Passablement éméché, Peter Steele déboule sur scène avec sa mine de croque-mort, semblant aussi ravi d'être présent au Hellfest que notre Cobra national devant KICKBACK. Quand on s'appelle TYPE O, on ne fait rien pour faire plaisir et en démonstration, le groupe balance un "We Hate Everyone" en intro, annonciateur d'un show à l'ambiance si spéciale qu'on aura bien du mal à renter dedans...
Steele est grognon, chante comme une merde et s'énerve pour un rien. De leurs côtés, Josh Silver, Kenny Hickey et Johnny Kelly enchaînent les titres à la perfection malgré un son franchement pas terrible. Silver, complètement déchaîné ce soir-là, ne cesse de faire ce qui lui passe par la tête et attire pour la peine tous les regards vers lui. Le sieur aura même eu son moment de grâce lors de l'exécution d'un vieux titre (d'"Origin of the Feces" me semble-t-il) très hardcore et plus proche de l'ambiance de "Dead Again". D'ailleurs, TYPE O axe sa setlist sur ce fameux dernier album auquel je n'accroche toujours pas, et j'avoue m'ennuyer ferme, relevant la tête pour "Anesthesia" mais surtout un rappel magistral avec l'enchaînement "Love You To Death", "Christian Woman" et "Black n°1".
Bref, un concert en demi-teinte d'un groupe qui joue d'un second degré pas toujours facilement compréhensible. Mention spéciale au rappel "provoqué", le groupe balançant un sample d'un public en folie, comme s'il avait préparé l'accueil relativement glacial de l'audience ce soir-là, surtout pour une tête d'affiche. Un show radical qu'on aura adoré ou détesté, mais il serait temps que TYPE O se reconcentre sur le rendu live de sa musique car plus le temps passe, plus c'est naze à mon goût. Et après, ils viendront se plaindre que personne ne s'intéresse à eux.....
Foofur



Dimanche 24 Juin



EPHEL DUATH (Gibson Stage)

EPHEL DUATH, leur dernier album « Pain Necessary To Know » ayant été un de mes albums préférés de l'année 2006, j'attendais ce groupe avec impatience surtout que j'avais raté leur prestation parisienne. Cette formation italienne fondée par le guitariste Davide Tiso en 1998, pratique, pour ceux qui ne la connaissent pas, une combinaison assez insolite de hardcore métal et de jazz fusion. Cette musique assez difficile d'accès demande une attention de tous les instants pour en capter toutes les subtilités. Dès les premiers instants de leur prestation au Hellfest, 2 anomalies m'ont sauté aux yeux. En effet, le bassiste Fabio Fecchio est absent et n'a été remplacé par personne (le groupe a annoncé récemment qu'il serait désormais un trio sans bassiste, ridicule…). Le batteur Davide Piovesan a été remplacé par un nouveau membre du nom de Sergio Ponti (ex-batteur d'ILLOGICIST) qui joue fébrilement en lisant des partitions !!! Davide Tiso passera la majeure partie du concert le nez plongé dans sa guitare, les pieds coulés dans le béton. Le chanteur Luciano George Lorusso intimidé essayera de donner de l'ambiance à un concert qui ne décollera finalement jamais. En effet, l'absence de basse grêle le son global car le guitare possède un son relativement clair et les liens rythmiques avec la batterie ne sont pas assurés. Le batteur raide comme un piquet ne saura pas jouer au fond du temps comme son prédécesseur ce qui aura pour effet d'anéantir complètement le groove des morceaux. Le public ne s'y trompera pas et celui-ci sera bien clairsemé à la fin du set du groupe.
Bref, une grosse déception même si cela m'a quand même fait plaisir de les voir sur scène.
Hush Hush



SCARVE (Gibson Stage)

C'est presqu'un miracle d'avoir pu voir Scarve à l'affiche du Hellfest 2007 tant la formation nancéenne a dû subir des déconvenues et changements de line-up au cours de ces 2 dernières années. Pourtant, Scarve n'avait surtout pas voulu annuler son passage au Hellfest, répondant ainsi au départ très récent de son dernier vocaliste Pierrick Valence qui les avait laissés dans l'embarras.

C'est avec plaisir que je retrouve le guitariste Sylvain souriant et visiblement très heureux d'être là, derrière la Gibson Stage. Le groupe arrive tout droit du Graspop où il a donné une première prestation avec son line-up ''Summer festival 2007' composé des guitaristes Patrick et Sylvain, du bassiste Loïc et des 2 nouveaux venus à savoir le batteur Morten Løwe Sørensen (Nightrage, The Arcane Order, Submission, Slugs) et le chanteur Bob « El Butcho » (Watcha).

Sylvain m'affirme être remonté à bloc et super content de la prestation du groupe la veille dans cette configuration plus ou moins temporaire. Le groupe met en place son matos accompagné de son ex-chanteur Guillaume Bideau (Mnemic) qui les a rejoints pour ces 2 dates avec la fonction de Tour manager. Il est amusant de le voir au petit soin pour ses ex-collègues, décapsulant les bières et les plaçant aux endroits stratégiques sur la Gibson Stage. Guillaume ne rejoindra pas ses petits camarades sur scène, son contrat avec Nuclear Blast ne lui permettant pas se genre d'écart.

Scarve monte ensuite sur scène après n'avoir pu pu répéter ensemble qu'à 2 reprises, il ne fallait donc surtout pas s'attendre à voir le même groupe qu'à l'époque d'Irradiant. Evidemment Bob ne peut pas tenir la scène tout seul dans un groupe qu'il n'a découvert qu'il y a 1 mois alors que sa place était tenu par un duo de vocaliste rodé et de haut niveau. Bien sûr Bob n'arrive pas à growler avec la même férocité que Pierrick, ni à reprendre les parties chantées de Guillaume avec la même aisance. Mais il s'en est selon moi très bien sorti, passant de hurlements profonds à des passages chantés peu évident sans sourciller. Soulignons qu'il a également su rester discret sur scène, laissant plus de place au duo de guitaristes.

Evidemment Morten n'est pas Dirk, mais il a été capable d'assimiler son répertoire rapidement afin d'assurer une prestation robuste et convaincante.
Pour le reste, la musique de Scarve reste toujours aussi dense et difficile à déchiffrer en live, surtout avec des conditions sonores très moyennes.

Positif, voilà le mot ce que je retiendrai de ce set de Scarve.
Positif comme la distribution de T-shirts par Bob dans le public
Positif comme le petit coup de Stagediving de Bob à la fin du concert
Positif comme la satisfaction de pouvoir se dire Scarve Lives !
VsGreg



DARK TRANQUILITY (Mainstage)

Quand les DARK TRANQUILITY ont débarqué sur la grande scène du Hellfest , une impression de déjà vu s'est fait fortement ressentir. Les Suédois allaient-ils nous resservir la même sauce qu'ils nous servent depuis quelques années ? Eh oui, mais cette sauce est très bonne. Quel plaisir de revoir, une fois de plus, ce groupe hautement pro et musicalement très en place. Une bonne set list classique (mais sans surprise) et le charisme de Michael Stanne ont fait le reste. Bon concert, carré et efficace, de ce groupe qui m'a quand même donné l'impression de stagner un peu.
Nico



KAIZEN (Discover Stage)

Dur dur de remplir une Discover Stage lorsque vous êtes un groupe français (même avec deux albums à votre actif) et que DARK TRANQUILITY et ABORTED joue en même temps que vous.
C'est pourtant sans se démotiver que nos Franciliens montent sur scène et balancent sans aucun complexe leur crossover de Power, de Thrash, de Death et de Hardcore à la sauce grosse rock fort aux quelques deux cents festivaliers présents sous le chapiteau. Le son est surpuissant (d'où la sauce rock fort) et la présence scénique est excellente : on sent que la machine est foutrement bien huilée. C'est d'ailleurs sur scène que KAIZEN impressionne le plus et leur musique semble taillée pour. C'est carré, c'est puissant, c'est pro et très plaisant. Si le groupe aurait vraiment mérité une bien meilleure affluence, cela n'entame nullement la sincérité et le respect du groupe envers son public : devant 50 ou 2000 personnes, KAIZEN est le genre de groupe à rester intègre et à toujours donner le maximum. D'ailleurs le public présent ne s'y est pas trompé et le leur a bien rendu.
[eMp]



ABORTED (Gibson Stage)

ABORTED, pour ceux qui ne connaissent pas cette formation, est un groupe de brutal death franco-belge fondé en 1995 en Belgique actuellement signé sur CENTURY MEDIA. Les changements de line-up sont toujours très difficiles à vivre pour un groupe et ces dernières années ont été particulièrement difficiles pour l'équipe de Svencho (chanteur et fondateur du groupe). Le groupe ayant perdu l'an dernier sa section rythmique d'un coup avec le départ de Gilles et d'Olivia respectivement à la batterie et à la basse. Il fallait donc que le groupe se ressaisisse pour revenir plus fort que jamais. Un pari très difficile donc, surtout au regard de la qualité des partants qu'il fallait remplacer. Lors de l'édition 2007 du Hellfest, ABORTED a réussi ce pari impossible en revenant sur scène plus fort que jamais. En effet, le nouveau batteur Dan Wilding seulement âgé de 18 ans est un monstre de technique jouant en chaussettes. Le nouveau bassiste en la personne de Sven Janssens sans être un monstre de technique assure aisément le show avec une prestance scénique honorable. Au final, un des meilleurs concerts qu'il m'est arrivé de voir du groupe à ce jour. Le son, sur la Gibson Stage est colossal et cela malgré un vent latéral défavorable. Le line-up a l'air également soudé comme jamais. Le set, exécuté brillamment, laisse une impression similaire à la prestation de CANNIBAL CORPSE du vendredi : EFFICACE et IMPLACABLE.
Il fallait le faire, ils l'ont fait. HUSH HUSH, il dit donc : bravo…
Hush Hush



ATHEIST (Mainstage)

Culte, voilà bien un terme approprié pour définir un groupe comme ATHEIST, cette formation de Death Metal Technique fondée en 1984 et originaire de Floride, propose un mélange alambiqué de riffs brutaux, d'arrangements latins et d'éléments jazz rock fusion (certains diront « Byzantine death-jazz metal »). Ils sont même considérés comme les pionniers du death metal technique avec des groupes comme CYNIC. Après 3 albums tous aussi cultes et inclassables les uns que les autres (Piece of time - 1988, Unquestionable Presence - 1992 et Elements – 1993), le groupe se sépare. Il se reformera 13 ans plus tard en 2006, suite à une réédition par RELAPSE des albums du groupe, pour assurer quelques concerts afin de ravir les vieux et nouveaux fans. Pendant toutes ces années d'absence, le groupe est devenu culte de chez culte, les albums en pressage originaux s'arrachant à prix d'or sur la toile. L'ultime prestation de la reformation et premier concert d'ATHEIST en France était donc une occasion à ne rater sous aucun prétexte pour tous les fans de ce groupe hors norme. Cet ultime concert du groupe fut un des moments forts du festival, il était possible de ressentir la joie du groupe d'être sur scène ce jour là, Kelly Shaefer le chanteur du groupe, en vieux brisquard qu'il est, n'aura de cesse d'arpenter la scène et d'haranguer une foule toute acquise. Tony Choy à la basse en très grande forme entre grimaces, sourires et démonstrations techniques va finir de combler des fans qui n'auront jamais cru voir un jour ce groupe phénoménal sur scène. Un seul bémol, le son et oui comme tous les groupes qui ont joué sur la scène principale sans venir avec leur backline et une régie son complète, ils doivent supporter les affres d'une équipe de régie son plus habituée à la variété française qu'au métal extrême. Ainsi Tony Choy est sous-mixé et les guitares manquent de présence avec des variations de volume irritantes. Mais ce bémol, ne pourra pas entamer le plaisir ultime de voir ce groupe sur scène. La setlist sera magnifique, énorme, tous les joyaux du groupe seront joués ce jour-là pour un concert qui restera absolument INOUBLIABLE.
Hush Hush



KLONE (Discover Stage)

A l'instar de KAIZEN avec qui les Poitevins partagent la Discover Stage, KLONE à la difficile tâche de jouer durant le set de KREATOR. C'est donc devant un chapiteau plus ou moins rempli que KLONE délivre son métal atmosphérique et moderne à la sauce Toolienne et Gojiresque, à la fois puissant et mélodique, inspiré et direct quand il le faut.
L'intégralité du groupe semble en grande forme : Yann assure toujours autant au chant, Guillaume et Mika (guitares) sont possédés par les nouvelles compos du groupe et quant à Matthieu ("Saxo" Midi et samples) ce dernier ressemble toujours autant à un savant allumé derrière son matériel exotique. Cette prestation est aussi l'occasion, en ce qui me concerne, de voir ce que donnent les "nouveaux" arrivés que sont le bassiste et le batteur. Verdict : le premier groove aussi bien musicalement que scéniquement et le second envoie bien plus gros que son prédécesseur.
La setlist proposera essentiellement (exclusivement ?) des morceaux de l'album à venir dont la sortie est prévue d'ici quelques mois (en signature, espérons-le, cette fois) ainsi que des titres tirés de leur précédent EP "High Blood Pressure". Le principal reproche à formuler est un sous-mixage des instruments midi et de la flûte dont il est dommage de ne pas profiter tant ils sont importants dans la musique de KLONE. Finalement le seul moment où le public aura la chance d'en profiter est tout simplement durant une coupure de courant pendant laquelle seule la flûte et la batterie pouvait se faire entendre. Le groupe a, du coup, parfaitement su faire face à cet imprévu, qui, s'il n'avait pas réagi de la sorte, lui aurait été fatal au niveau affluence.
[eMp]



KREATOR (Mainstage)

C'est sur la désormais classique intro « The patriarch » et dans un ridicule brouillard de fumigènes que démarre le concert des « kings of thrash » allemand. Pour le coup, il n'y a pas vraiment grand-chose à dire dans la mesure où le groupe de Mille Petrozza n'a assuré, à mon avis, que le strict minimum. Et quand je parle de groupe au rabais, je veux plutôt parler d'un groupe en pilotage automatique total. Cela va faire bientôt quatre fois que je vois ce groupe et j'ai vraiment l'impression que le set ne change pas d'un iota. Vas-y que Mille nous dis que les racistes, c'est des méchants juste avant «Flag of hate», vas-y que notre brave Teuton affirme qu'il sent un sentiment d'agression juste avant « Extreme aggression », bref c'est toujours la même chose et ça devient lassant. Il va falloir songer à repenser son set mon petit Mille. Mais hormis tout cela, le groupe reste un monstre scénique et nous balance la set list « best of »habituelle avec au hasard rien de moins que "Betrayer", "Violent revolution", "Pleasure To Kill", "Suicide Terrorist", "Enemy Of God"…. Pas transcendant tout de même.
Nico



WITHIN TEMPTATION (Mainstage)

Ah je les sens venir direct les habituels tailleurs de costards gratos aux groupes plus mainstream. WITHIN TEMPTATION n'a pas dû échapper aux critiques en tout genre mais force est admettre que le groupe aura effectué un show efficace et classieux. Certes on sent que WT est une machine de guerre une fois lancée, le fait que le groupe joue accompagné de bandes n'y étant pas étranger. Mais niveau pro, les Hollandais en auront mis plein les oreilles mais également plein les mirettes avec un décor très typé gothique. A l'aise sur scène, le groupe occupe l'espace offert avec aisance et enchaîne ses titres les plus carton. (Doit-on parler de tubes?) Sharon Den Adel, habillée de son habituelle meringue, s'attire la sympathie d'un public peu hostile à la musique du combo et exécutera son show tout sourire malgré des problèmes de voix peu perceptibles au final. On est agréablement surpris par le rendu live des titres de "The Heart of Everything" qui passent vraiment très bien et s'avèrent très entraînants, mais on aurait préféré que les parties de Keith Caputo sur "What Have You Done" ne soient pas samplées mais réalisées en direct... Robert Westerholt n'aurait-il plus de voix???? C'est ce que l'on peut croire car aucun son ne sortira de sa bouche au cours de ce set alors que le sieur aimait pousser le growl auparavant. Pour terminer son set, WT nous proposera son habituel "Ice Queen" dont les choeurs seront repris avec amusement par le public. Pour ne rien retirer à l'ensemble, WT bénéficie d'un son absolument carton pour la Main, faisant de cette presta un moment fort sympathique. Bref, rien à redire à part bravo!
Foofur



1349 (Discover Stage)

Déprogrammé de la grande scène pour finalement atterrir sous le chapiteau découverte, 1349 aurait sans doute mérité davantage d'égards compte tenu de la popularité de leur batteur, le supersonique Frost de SATYRICON. Qu'à cela ne tienne, les Norvégiens vont couronner cette dernière journée de la scène découverte de la meilleure façon qui soit, un torrent de black metal particulièrement venimeux. Intro lugubre et mines grave sous les corpse paint, Frost et l'un de ses comparses s'avancent sur le devant de la scène torche à la main. Où avais-je la tête exactement pour ne pas voir venir le duo de cracheur de feu mais toujours est-il que je me retrouve aspergé d'alcool à brûlée non consumé et je ne semble pas être le seul si j'en conclue les « ptheu ! ptheu ! » écœurés, derrière moi, de mon camarade de photo pit. Déjà le reste de la troupe investi la scène et bientôt les premiers accords de « Legion » résonnent lourdement . Derrière la panoplie complète du groupe de black metal tout en clous, maquillage et misanthropie, Ravn s'impose rapidement comme un maître de cérémonie charismatique. Le petit chapiteau est bondé et le public va faire honneur à la sobre agressivité du quintet même si le son est cradingue à souhait. Les faciès des musiciens sont impassibles sous les peintures monochromes mais on sent néanmoins pointer une forme de jubilation muette dans les rangs des Norvégiens. Les titres s'enchaînent « Riders of the Apocalypse », ''Nathicana'' et Sculptor of flesh'' autant de titres en passe de devenir des classiques du genre. Devant le triomphe que leur fait le public, 1349 va même agrémenter son set d'un titre supplémentaire qui n'était pas prévu à la base et c'est donc sous les assauts de « Manifest » que cette gloire montante du black pur et dur va mettre un point final aux hostilités du chapiteau qui n'aura rencontré les faveurs du public que dans de rares exceptions. C'est à se poser des questions sur la pertinence d'une troisième scène majoritairement autofinancée mais quelque peu abandonnée de l'organisation.
Tonton



EDGUY (Gibson Stage)

Avec EDGUY, pas de soucis, on sait qu'on va passer un bon moment de heavy metal rigolard ! Et une fois de plus la qualité a été au rendez-vous. Entre un Tobias Sammet au meilleur de sa forme et un public hautement motivé, la symbiose a encore été parfaite. Le reste du groupe n'est pas en reste non plus ! La setlist est particulièrement axée « hits », mais quel plaisir de réentendre pour la énième fois « Lavatory love machine », « Tears of a Mandrake » et bien d'autres. Notons l'humour du groupe qui introduit le morceau « Babylon » en affirmant qu'il s'agit d'un morceau de l'époque où le groupe n'était pas encore commercial !! Assurément le concert le plus sympathique du festival ! Et puis un concert de heavy rock'n'roll où une chenille se forme, ne peut pas être mauvais. C'est aussi simple que ça, non?
Nico



MEGADETH (Mainstage)

Je l'avoue, je n'attendais rien de ce concert de MEGADETH et j'y pense encore aujourd'hui comme à un des tous meilleurs moments du HELLFEST 2007, si ce n'est le meilleur.
MEGADETH est un des rares groupes qui a permis de rassembler l'ensemble des différentes écoles d'amateurs de métal en face de la main stage pour reprendre tous en chœur les hymnes du métal que le père Dave a composés tout au long de sa carrière.
Dave Mustaine était parfait, heureux, souriant accompagné d'un backing band tout aussi nickel avec un très bon Glen Drover capable d'interpréter parfaitement les soli de tous les ex-solistes du groupe ce qui n'était pas une mince affaire.
Dave et sa troupe nous avaient concocté un véritable menu Best-Of composé de tous les classiques du groupe que sont les excellents "Peace Sells...But Who's Buying?", "Hangar 18", "Tornado Of Souls" ou encore "Wake up Dead". Le tout étant accompagné de quelques nouveautés bien senties issues de «United Abominations ».

Parmi les grands moments (qui étaient nombreux), on retiendra bien sûr le karaoké géant sur un "A tout le monde" poignant, ou encore le fantastique "Holy Wars" qui clôturera un concert FA-BU-LEUX, il n'y a qu'Iron Maiden ou Metallica pour faire mieux que MegaDave … espérons avoir la chance de les voir en 2008 !
VsGreg




NEUROSIS (Gibson Stage)

Je me souviens d'une conversation, avant même le début du festival, où nous nous disions que s'il y avait bien un concert durant laquelle la pluie serait la bienvenue, c'était indubitablement celui de NEUROSIS... Il faut croire que le ciel nous a entendus car, aussi étrange que cela puisse paraître, pas une seule goutte de pluie n'est tombée avant et après le show de NEUROSIS ! Quelques minutes à peine avant l'entrée en scène des Américains, la pluie commence à tomber, ni une ni deux, coupe-vents et casquettes sont retirés pour se préparer à ce qui devait être une communion parfaite entre les éléments et le post-metal pachydermique du groupe.
D'emblée le groupe assène un "Given to the rising" d'une intensité à faire pâlir le plus extrême des groupes de l'affiche. Le son est massif mais excellent et les lights sont réduits au strict minimum (comme à tout concert de NEUROSIS) afin de donner un maximum d'impact aux projections. Pour ne rien gâcher, une fois cette locomotive prise en pleine tronche, la pluie s'intensifie et c'est une véritable averse qui s'abat sur la Gibson Stage. Cette averse aura raison des moins courageux ou des réfractaires qui commencent à s'éloigner alors que les premières notes de "Burn" (titre d'ouverture du magnifique "The Eye of every Storm") se font entendre.
La pluie ruisselle sur les visages, les pieds s'enfoncent dans une boue qui commençait à peine à se raffermir, l'alchimie est totale. Comment décrire cette sensation sans passer pour un illuminé ? Il fallait tout simplement être là, les yeux fermés, le visage levé vers le ciel cinglé par les éléments et avoir la sensation de remonter les gouttes de pluie. Le reste de la setlist fait la part belle au dernier album ("At the End of the Road", "To the Wind", "Distill", "Water is not enough" - sans blague !) et met KO ceux qui ne sont pas encore rentrés en transe à coups de riffs acérés et de nappes atmosphériques oppressantes. Alors que EMPEROR commence à jouer les premières notes d'un set qui s'annonce mémorable lui aussi, NEUROSIS monte le son et entame l'incontournable "The Doorway" pour finir de mettre tout le monde d'accord : NEUROSIS en live comme sur album ça tue et ce soir le groupe "a fait pleurer la pluie". Le Fury Fest 2005 avait ENVY, le Hellfest 2007 a NEUROSIS.
PS : Je ne voudrais pas paraître superstitieux mais sitôt "The Doorway" terminé la pluie s'est arrêtée aussi soudainement qu'elle avait commencé (allez parce que ça fait plaisir aussi : certains disent que c'est Labrie qui a fait venir la pluie...).
[eMp]



EMPEROR (Mainstage)

L'organisation devant respecter les horaires de fins, EMPEROR commence son set alors que NEUROSIS joue encore (trop bons, trop cons - où tout simplement par respect pour leur propre musique - ces derniers n'ont commencé leur set qu'une fois celui de DREAM THEATER terminé...) Dommage quand on sait que ces deux groupes étaient particulièrement attendus. Bref, tant pis pour "Into the Infinity of Thoughts" (qui semble-t-il s'est fini en medley) et "The Burning Shadows of Silence" qui ouvrent le set (comme le premier full length du groupe d'ailleurs, cela veut dire beaucoup).
Il faut tout de même quelques minutes pour se remettre du show de NEUROSIS, aussi j'assiste à un des plus vieux morceaux du groupe "Cosmic Keys to my Creation & Times" encore sonné. Bien qu'étant au fond du public le son est énorme ! Qu'il est loin le temps où EMPEROR n'arrivait pas à sonner puissant et où Ihsahn ne maîtrisait pas son chant clair. Suivent "An Elegy of Icaros" et "Curse You all Men" de l'album "IX Equilibrium" et je profite de ces morceaux anecdotiques (au regard de ce qui va suivre) pour aller prendre un petit remontant. Le show commence réellement avec le fabuleux "Thus Spake the Nightspirit"... Qu'il est agréable de perdre dix ans en l'espace de quelques secondes : les larmes me montent aux yeux (trois jours de fest et le set de NEUROSIS m'ont vraiment mis à mal) et, ni une ni deux, le démon du headbanging prend possession de mon corps. Au diable le show monstrueux qu'est en train de délivrer le groupe, tant pis pour les lights magnifiques et l'ambiance de dingue qui fait honneur au groupe : le plaisir de revivre ces morceaux en live presque 10 ans plus tard qu'à Strasbourg en 1998 prend le dessus. "In the Wordless Chamber" (seul titre de "Promotheus" joué ce soir) permet de récupérer et de prendre un peu de recul sur une prestation exceptionnelle de la part du groupe. Ca joue grave, le public est "aux anges" et le groupe développe une aura impressionnante pour un groupe de Black Metal (oui je sais, messieurs les puristes, EMPEROR ne fait plus de black depuis belle lurette).
Que dire de plus : le groupe rembraie sur "Anthems..." (ou "Reverence" au choix) avec "The Loss and Curse of Reverence", ça fait mal, très mal... Petit retour à "In The Nightside..." avec "The Majesty of the Night Sky" avant le bouquet final, jugez plutôt : "With Strength I Burn", "Inno a Satana" (repris massivement par le public), "I am the Blackwizards". La fin du set est proche mais il manque un incontournable à la setlist : "Ye Entrancemperium". Le groupe en fera son coup de grâce avec une version bien plus rapide que sur album (si si c'est possible, sieur Trym est en grande forme ce soir). Apothéose du concert, voire du festival, ce morceau conclut l'un et l'autre de la plus belle façon qui soit. Mythique !
[eMp]


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