TYPE O NEGATIVE - World Coming Down (Roadrunner) - 31/01/2016 @ 16h47
1996? L'année où Type O Negative a cassé la baraque. Et pas qu'un peu, pour le plus grand bonheur de Roadrunner. Cette année là, le magistral Bloody Kisses franchit le cap du million de copies vendues (certification platine), achevant de dérouler le tapis rouge pour leur nouveau chef d'oeuvre: October Rust. Débordant de mélodies sensuelles et d'atmosphères oniriques, ce 4ème album aussi accrocheur qu'abouti (quantum fighter) joue la carte de la séduction. Identité musicale forte, esthétique travaillée, leader charismatique au gabarit hors-norme, label indépendant parmi les plus influents de son époque... tous les ingrédients étaient réunis pour que les New-Yorkais rencontrent un franc succès. Et ça n'a pas loupé, Type O Negative devenant la coqueluche des médias spécialisés et de fans toujours plus nombreux. Constamment sollicités, enchainant promo et tournées, Peter Steele et les siens n'ont pas tardé à perdre pied. D'autant plus que le Géant Vert faisait état de son exaspération vis à vis de Roadrunner, accusant le label d'ingérence (conception d'October Rust), d'obstruction (signature sur une major) et d'exploitation (les gars de Brooklyn n'étant que chichement rémunéré). Si la rançon du succès n'est pas une notion inconnue (le sort de Kurt Cobain nous venant spontanément à l'esprit), elle va se manifester de façon particulièrement insidieuse chez certains membres de Type O Negative.

3 années séparent World Coming Down de son prédécesseur, dans l'intervalle le marketing a offert de quoi s'occuper aux collectionneurs avec la réédition de The Origin of the Feces, des morceaux d'October Rust placés sur des BO de jeux vidéos (Haunted sur Descend 2 et Love you to Death sur Blood), une reprise de Status Quo avec Ozzy au chant pour Private Parts, le biopic consacré à l'animateur Howard Stern, sans oublier After Dark, la VHS sortie en 1998 comprenant notamment leurs 5 clips. A ce sujet Peter Steele précise: "Les commercialiser était un bon moyen de rentrer un peu dans nos frais tout en répondant à une réelle demande de la part des fans. Notre maison de disques voulait les vendre 1 par 1 mais il était hors de question que les fans dépensent 250 dollars pour posséder les 5 clips de Type O Negative! C'est l'une des raisons pour lesquelles je hais Roadrunner." (Hard Rock mag n°34 de mai 1998) Néanmoins le label néerlandais a su faire preuve de bonne volonté en finançant son séjour en Islande. "C'est la première fois que je pars en vacances de toute ma vie. C'est cher mais bon carpe diem. Lorsque Bloody Kisses est passé disque d'or, le boss de Roadrunner nous a invité à Amsterdam avec nos copines/femmes. Je n'y suis pas allé et j'ai planifié ces vacances. Ma grand-mère est islandaise et c'est l'un des endroits où je voulais me rendre, pour voir dans quel environnement mes ancêtres vivaient." (n°39 d'octobre)

Grand consommateur de mags à cette époque, je n'ai pas manqué de relever la hype développée par la rédaction de Hard Rock mag (au moins 6 interviews en 19 mois) et de prendre avec circonspection les propos tenus par Peter Steele. En relisant ses interviews à la suite, on constate que le Géant Vert raconte parfois tout et son contraire (notamment vis à vis des drogues) et que les contradictions surviennent parfois au sein d'une même phrase. Traduction erronée ou orientée? Humour noir pris au 1er degré ou inversement? Difficile à cerner hors contexte... On le sait, l'ancien jardinier était un mec complexe et torturé. Au rayon des certitudes, la descente aux enfers annoncée par le titre de ce nouvel album a bel et bien été vécue avant d'être mise en musique. Les premiers concernés? Peter Steele et le guitariste/chanteur Kenny Hickey. Ce dernier raconte: "J'ai failli y passer. J'étais un putain d'alcoolique cocaïnomane. J'ai fait une cure de désintoxication parce que ça ne pouvait plus durer. J'ai une fille maintenant, je ne pouvais pas en faire une orpheline. Aujourd'hui je me rends compte de ce que l'alcool et la cocaïne te prennent sans rien te rendre. Je suis de nouveau complètement sobre. Et je me sens bien mieux!" (n°52 de décembre 1999) Quant à Peter Steele, le décès de plusieurs de ses proches a entretenu sa dépression, conditionnant inévitablement le processus d'écriture de World Coming Down.

Il avoue: "Avant j'arrivais dans la salle de répétitions avec 70% des chansons écrites. Cette fois nous avons procédé par jams. Le problème c'est que nous n'enregistrions rien. Avec mes 4 litres de vin et mes lignes de coke, le lendemain je ne me souvenais de rien. Résultat j'ai perdu 80% des trucs que j'avais écrit." Effectivement c'est ballot Peter. Mais ce n'est pas tout. S'il reconnaissait très volontiers son attachement à October Rust (au point de lui envisager une suite sous la forme d'un album solo), l'ancien jardinier regrettait que cet album soit marqué du sceau de la compromission. Il a donc cherché à prendre le contrepied en réalisant "un mélange de Black Sabbath, des Doors et des Beatles, le tout avec beaucoup plus de riffs et une production bien plus simple. Sur October Rust on utilisait un 56 pistes. Pour World Coming Down on n'en aura que 24." (n°46 de mai 1999) Un retour à leurs racines musicales? Ça y ressemble... Niveau textes, l'addiction aux drogues et la perte de proches ont relégué les considérations sexuelles à l'arrière plan. "Je veux mettre un terme à cette image de Type O Negative qui est en train de prendre des proportions qui me déplaisent." (n°34 de mai 1998) Le contexte est posé, les intentions affichées, voyons maintenant ce que la bête a dans le buffet.

Partie intégrante de l'identité de Type O Negative, les gimmicks sont bien présents sur World Coming Down, à travers les choix esthétiques, avec le code couleur vert/noir et la typographie opposant le nom du groupe en haut à droite au titre de l'album en bas à gauche, ainsi que le Vinnland flag (pour comprendre sa signification, voir ma kro d'October Rust). Concernant les interludes. La blague d'intro est toujours là (15 secondes de musique qui saute interrompues par Kenny Hickey criant 'Sucker!'). Quant aux instrumentaux, ils sont cette fois plus dérangeants. Leurs intitulés correspondent à des organes, chacun illustrant une mort différente. Pour Sinus, il s'agit d'une overdose de cocaïne. Liver (le foie) concerne l'alcoolisme. Et pour Lung (les poumons), c'est le cancer lié au tabagisme. Particulièrement glauques (surtout le dernier), ces interludes apportent une dimension malsaine à World Coming Down. Quant à son visuel, la dureté de l'univers urbain contraste avec les paysages de forêt automnale de son prédécesseur. La lumière verte transfigure cette photographie du pont de Brooklyn. A mon sens, le plus réussi de Type O Negative. Notez que lors des tournées qui suivront, le decorum évoluera en conséquence.
C'est une bonne chose de mettre du sens et d'aller au bout de ses idées. Vous ne trouvez pas?


Passons maintenant à la fiche technique. Connaissant les intentions affichées par le groupe, il allait de soi que la production serait plus dure. Ce qui n'était par contre pas prévu c'est que l'accouchement soit aussi douloureux, en dépit d'une équipe inchangée [le tandem Steele/Silver à la prod, Michael Marciano au mixage et l'immense George Marino au mastering]. D'abord heureux à l'idée de se plonger dans le travail histoire d'oublier ses abimes personnels, Peter Steele s'est une nouvelle fois heurté à... tout le monde. Dans un premier temps confronté à ses frères d'armes, le Géant Vert a ensuite du faire face à son management et Roadrunner "qui voulaient que nous fassions appel à un producteur extérieur. Ceux que nous avions contactés réclamaient dans les 200 000$ ce qui représente presque l'intégralité du budget du disque. Josh et moi sommes dans des groupes depuis plus de 20 ans, nous savons comment procéder. Lorsqu'on arrive au mixage nous ne cessons de nous prendre la tête, avec une 3ème personne on n'en finirait jamais. Et puis ce sont mes chansons, je veux qu'elles soient enregistrées d'une certaine façon. Alors pourquoi payer quelqu'un pour faire un travail que je peux accomplir?" (n°46 de mai 1999) Peter Steele a déclaré à Terrorizer que Roadrunner aurait remixé l'album dans leur dos, altérant le résultat final en augmentant notamment la compression (source metal-archives). Décidément quand rien ne va...
Au temps poursuivre sur la lancée en abordant selon moi le point noir de World Coming Down: Day Tripper.

Si les New-Yorkais ont maintes fois prouvé qu'ils excellaient dans l'art de la reprise (Summer Breeze sur Bloody Kisses, Black Sabbath sur Nativity in Black, Cinnamon Girl sur October Rust), ce medley des Beatles, sans être mauvais, n'est pas à la hauteur. Souffre-t-il de figurer en queue de peloton sur un album plus éprouvant et difficile d'accès? Sans doute, sachant que les albums de Type O Negative dépassent allègrement les 70 minutes. A mon sens, c'est une question d'équilibre et de dosage, Bloody Kisses représentant ce qu'ils ont fait de mieux en la matière. Par leurs partis-pris, cet équilibre a été rompu depuis. Noyé sous les claviers, October Rust se concentre sur les mélodies et les atmosphères au détriment des riffs. Avec World Coming Down, c'est le contraire.
Le groupe a retrouvé sa consistance, privilégiant les riffs au point de parfois négliger mélodies et arrangements. S'agissant d'un groupe aussi singulier et médiatisé que Type O Negative, ce genre de détails se remarque toujours plus nettement, à l'instar du gabarit de son leader. Les nombreux fans drainés par October Rust ont du tirer une drôle de tête en découvrant World Coming Down, ce 5ème album dévoilant un groupe lorgnant sur ses origines (pré-1993). La liste des guests va dans ce sens, car l'on retrouve Paul Bento (monsieur sitar sur Bloody Kisses) et Richard Termini (responsable des claviers sur Retaliation, le 2ème album de Carnivore).

Si un tube comme Pyretta Blaze fait le lien avec les compositions de 1996 par le biais d'un formidable refrain, l'ensemble demande au néophyte un temps d'adaptation. Ou plutôt d'acceptation, l'atmosphère de World Coming Down n'étant clairement pas à la fête. Mais ce modeste effort d'investissement en vaut la peine, car une fois plongé dans le bain, la qualité d'écriture et le savoir-faire du groupe apparaissent pleinement. Composé de longs morceaux (entre 6 et 11 minutes) dominés par les tempos lents, ce 5ème album est une véritable foire aux riffs doomysant. Kenny Hickey ressort gagnant de ce choix d'orientation. Outre les riffs, World Coming Down regorge de sublimes leads (Everyone I Love Is Dead, Who Will Save the Sane?, Everything Dies) mais surtout renoue avec le partage du chant. Les connaisseurs n'auront pas oublié la prestation de Kenny Hickey sur un classique comme Black n°1, c'est donc un véritable plaisir que de l'entendre à nouveau donner la réplique à Peter Steele sur le morceau-titre et All Hallows Eve. L'équilibre se situe aussi à ce niveau là. Autre petit évènement, l'implication de Johnny Kelly. En 2007 Josh Silver a révélé que le batteur, membre à part entière depuis 1994, n'avait pas pris part à l'enregistrement d'October Rust, le groupe ayant utilisé une BAR. Un album aussi organique et DOOM que World Coming Down nécessitait une véritable frappe, nous voila servi (White Slavery, Creepy Green Light).

Omniprésents sur October Rust, les claviers de Josh Silver sont donc passés à l'arrière plan. Si son inestimable apport au groupe n'a échappé à personne, c'est bien lorsqu'il est sous-employé que l'on réalise le mieux son importance. Mais à vrai dire c'est plus une question de goût qu'un véritable manque bridant les morceaux. Tout dépend de votre réponse: Appréciez vous World Coming Down tel qu'il nous a été délivré (brut de décoffrage) ou pensez vous qu'une couche de vernis supplémentaire lui aurait été profitable? On termine la revue d'effectif avec Peter Steele. En tant qu'interprète il est irréprochable. Les morceaux de bravoure sont légions, tant sur le plan vocal que de son utilisation de la basse. Très homogène, l'album ne permet pas vraiment de distinguer un morceau plutôt qu'un autre. En faisant exception du medley des Beatles, ils se valent tous. Cela dit, les parties de basse ressortent plus nettement, à l'instar de celles de Kenny Hickey. Certains titres démarrent par une ligne de basse (Everyone I Love Is Dead, Creepy Green Light, All Hallows Eve). On retiendra également le refrain de Pyretta Blaze. En conclusion, s'il apparait plus bourru et perfectible que ses illustres prédécesseurs, World Coming Down n'en demeure pas moins un excellent album de gothic doom, l'un des meilleurs de Type O Negative (il finit 3ème sur mon podium personnel). Et vous qu'en pensez-vous?

"Soniquement World Coming Down est excellent, mais quand je l'écoute c'est comme ouvrir un album de photos et regarder tous les gens que j'aime qui sont morts." Peter Steele (Hard Rock n°49 de septembre 1999)


La suite de l'histoire? Une harassante promo, de multiples tournées (passage en France avec Machine Head et Coal Chamber), et divers projets. Outre sa participation au premier album solo du légendaire guitariste de Black Sabbath Tony Iommi, Peter Steele se concentrait sur son obsession: se débarrasser de son contrat avec Roadrunner. Si évoquer un possible split de Type O Negative était monnaie courante, le Géant Vert rendit la chose plus crédible à l'époque en parlant de projet solo. Derrière l'humour d'un patronyme tel que Give Pete a Chance, des idées sans doute bien concrètes. Plus sérieusement le Géant Vert gardait des compositions de côté en espérant au plus vite changer de label. La sortie en 2000 de la compilation The Least Worst of Type O Negative comprenant 3 de ces inédits (It's Never Enough, 12 Black Rainbows, Stay Out of My Dreams) lui prouva une fois de plus qu'il ne pouvait lutter contre le music business et devait encore ronger son frein...


Rédigé par : forlorn | 1999 | Nb de lectures : 989


Auteur
Commentaire
Moshimosher
Membre enregistré
Posté le: 31/01/2016 à 17h54 - (31879)
Bonne chronique... perso, j'avais lâché Type O Negative après October Rust qui m'avait vraiment déçu... Là, je m'écoute World Coming Down sur YouTube et, aux premier abord, il pourrait mieux passer qu'October... Faut voir...

TarGhost
Membre enregistré
Posté le: 31/01/2016 à 17h59 - (31880)
L'album le plus sombre de la bande à Pete et pour moi, le meilleur ! Tout est dit dans la chro de l'ami forlorn, notamment la mise en retrait de Josh et ses claviers et la prod' plus dure, très métallique dans l'âme. Un petit chef d'oeuvre â n'en point douter...que je vais de ce pas mettre à fond les ballons pour égayer cette fin de dimanche pluvieuse.



Scabbycoco
IP:82.241.163.249
Invité
Posté le: 31/01/2016 à 18h49 - (31881)
Mon album préféré de Type O Negative, une ambiance imparable, des compos de fou, et perso je trouve le medley Beatles superbe, surtout le final "She's so heavy".... Un de ces albums qui transpirent réellement le malaise et le malêtre, à l'instar du Ugly de Life Of Agony (tiens tiens...)

matthieullica
Membre enregistré
Posté le: 31/01/2016 à 19h18 - (31883)
Nettement moins emballé que October Rust qui fût une révélation à sa sortie.

L'album est très éprouvant par sa durée. Par son ambiance délétère.
On est pas loin d'une bande originale d'un film noir par moments.
Peter Steele est touchant : un super-héros "Géant Vert" au cœur malade.

Ivan Grozny
Membre enregistré
Posté le: 31/01/2016 à 20h11 - (31884)
C'était pour cette album la tournée avec Machine Head ? Me rappelle pas du tout de la présence de Coal Chamber... Quant au disque, je le trouve très bon, d'autant qu'il sort dans une période moisie du label Roadrunner.

Jeff Hannimalman
IP:192.124.166.2
Invité
Posté le: 31/01/2016 à 21h01 - (31885)
J'ai aussi totalement lâche l'affaire après October Rust qui m'a autant déplu que Bloody Kisses m'avait emballé.
J'ai d'ailleurs totalement zappé cet album, c'est dire, va falloir que youtube m'aide à réparer cette erreur...

GabinEastwood
Membre enregistré
Posté le: 01/02/2016 à 08h57 - (31886)
Ivan Grozny < Coal Chamber était bien présent sur cette tournée et lors du passage parisien au zénith pour la tournée "The Burning Red" de la bande à Robb Flynn

Strat
Membre enregistré
Posté le: 01/02/2016 à 15h51 - (31887)
Très bonne chro on il apparait de morceaux d'anciennes interviews, bravo Forlorn !

RoadRunner était un sacré label à l'époque et plus j'en lis à leur sujet plus je comprends pourquoi le label est désormais plus "vide", et cela dans tous les sens du terme !

J'adore cet album et je dois dire que le clip Everything Dies m'avait fortement donné envie d'avoir des frettes vert fluo à l'époque !

Bref, il est dans mon top 3 des albums de Type O Negative et je m’empresse de le réécouter.



Ced-le-pingouin
Membre enregistré
Posté le: 01/02/2016 à 16h41 - (31888)
J'ai mis du temps à entrer dans cet album, mais une fois le déclic passé, c'est devenu mon préféré.

L'ambiance y est très sombre, mais ça convient bien à certaines humeurs.



DIMECHAG
Membre enregistré
Posté le: 02/02/2016 à 09h41 - (31889)
Mon préféré, mention spéciale à White Slavery, descente aux enfers mis en son par une bande de psychopathes. Je peux l'écouter 20 fois de suite!

petercom
IP:31.38.34.165
Invité
Posté le: 02/02/2016 à 18h35 - (31890)
Joli boulot forlorn!!! A cette époque de ma vie je mangeais buvais écoutais pissais et chiais vert. J'étais même monté a paris en bus pour les voir avec un Machine Head pas vraiment dans sa meilleure période et coal chamber qui n'a d'intéret que pour un titre!! Je me souviens parfaitement de ces interviews et particuliérement du reportage de HR en Islande.
Comme beaucoup WCD a été une surprise, un monolithe de noirceur dur a avaler aprés la douceur October rust mais aprés quelques écoutes quel régal!!!!
Aujourd'hui c'est l'album que j'écoute le plus souvent avec SD&H.
RIP peter et merci pour tout.

ps : qq'un a des news de seven void? Le premier album était trés bon et j'avais bien kiffé en live.

Humungus
Membre enregistré
Posté le: 05/02/2016 à 13h16 - (31891)
Leur album le plus sombre indéniablement.
A l'instar des fameux "Sinus", "Liver" et "Lung" dont nous parle Forlorn.
Je me souviens avoir eu du mal à entrer dans cet album à sa sortie (tout comme les suivants d'ailleurs) pour le considérer par la suite (tout comme le reste de la discographie du groupe) comme étant ce qu'il est : Un pur chef d'oeuvre.
Pis cette intro ! La plus géniale des intros foutage de gueule de tous les temps ! Seul bémol : Si cela avait été moi, je l'aurai fait durer bien plus longtemps histoire de mener en bateau absolument tous les auditeurs.

Mon dieu ce que tu me manques Peter... ... ...

forlorn
Membre enregistré
Posté le: 05/02/2016 à 23h12 - (31892)
@ Moshi & Jeff: N'hésitez pas à donner votre avis après digestion de l'album. World Coming Down me semble armé pour réveiller votre intérêt pour Type O (surtout si vous avez fait l'impasse sur les suivants).

@ Scabbycoco: Ugly est dans ma looongue liste de références à traiter. J'ai une relation assez particulière avec cet album.

@ Humungus: Sur October Rust (voir ma kro), les Américains avaient déjà poussé le bouchon aussi loin que possible, assez pour qu'une partie des acheteurs retournent leur exemplaire en magasin, croyant à un défaut de conception.

forlorn
Membre enregistré
Posté le: 05/02/2016 à 23h25 - (31894)
@ petercom: Les infos sur Seventh Void sont rares. Kenny Hickey a lâché quelques tweets de 2013 à 2015. A priori le 2ème album est composé. Reste à trouver le temps (et sans doute le financement) pour l'enregistrer. Le coeur de Seventh Void se compose des 2 ex-TON: Kenny Hickey et Johnny Kelly. Si le guitariste est libre de tout engagement, le batteur a lui un planning surchargé. Un retour en 2016 est possible, mais il va falloir être patient.

Johnny Kelly est actuellement membre de Danzig (album sorti en 2015), Kill Devil Hill (depuis 2014), Seven Witches (album sorti en 2015) sans oublier A Pale Horse Named Death dont il est le batteur live. Pour rappel, il s'agit du groupe de son prédécesseur chez TON: Sal Abruscato (Life of Agony).

Dragounet
Membre enregistré
Posté le: 06/02/2016 à 09h37 - (31895)
Cet album est sans conteste le plus sombre de leur discographie. Une véritable réussite avec de nombreuses pépites noires. Après October Rust, je ne m'attendais vraiment pas à ça...le groupe a pris tout le monde a contrepied et c'était vraiment audacieux de leur part.

Merci pour cette chro encore une fois richement agrémentée d'anecdotes et d'extraits d'interviews, c'est vraiment du bon boulot!
Juste une petite remarque : Au temps poursuivre sur la lancée ... (Autant, non?)



forlorn
Membre enregistré
Posté le: 06/02/2016 à 15h17 - (31899)
@ Dragounet: Merci à toi. Sinon c'est bien "au temps", car il n'est pas question d'équivalence ou de quantité, mais de temporalité.


Humungus
Membre enregistré
Posté le: 14/02/2016 à 05h36 - (31906)
1) Ouais, j'étais au jus de cette anecdote, mais je n'y crois absolument pas... Car t'avoueras quand même qu'il faut être sacrément con pour renvoyer un album sans l'avoir testé un chouilla plus que ça non ?
Tout ça sent donc pour moi la pub marketing à plein nez.
2) Autant j'ai trouvé SEVENTH VOID pâlot et sans saveur, autant A PALE HORSE NAMED DEATH est réellement le digne successeur des hommes en vert. Deux putains d'albums (à quand les kros ???) et un superbe show vu à La Boule Noire de Paris en 2014. Dans une salle quasi vide (incroyable...).
Par contre, toujours pas vu SEVENTH VOID en live et malgré mon peu d'intérêt pour le groupe, j'avoue que j'attends impatiemment une future tournée afin de palier à ce manque.

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