FEAR OF DOMINATION - Atlas (Inverse) - 27/06/2016 @ 11h32
Dans son petit coin, FEAR OF DOMINATION continue son modeste succès. Le groupe finlandais ne sera jamais un grand nom du Metal et a forcément du mal à percer hors de ses frontières, mais ce qui compte c’est qu’il continue de nous abreuver de son bon son mélodeath/indus, qui fera plaisir à ses fans. Un succès confidentiel mais construit, tout simplement, grâce à 3 excellents albums, Call Of Schizophrenia (2009), Create.Control.Exterminate (2011) et Distorted Delusions (2014). S’il est à l’apogée de sa carrière (ne l’était-il pas dès le début d’ailleurs ?), FEAR OF DOMINATION va logiquement être tenté d’évoluer après 3 albums qui se tenaient dans un mouchoir de poche, jusqu’au niveau de leur qualité d’ailleurs, il a toujours été difficile pour moi de trouver un de leurs albums meilleur qu’un autre. Ce qui compte, ce sont les tubes, et le plaisir pris avec leur mélodeath inspiré et bénéficiant de l’injection de Metal electro-indus « à sythés » du plus bel effet.

On espère que Atlas ne va pas déroger à la règle, même si le groupe risque la redite, et n’est pas non plus le AMON AMARTH du Metal-Indus finlandais. Pour éviter de tenter de lasser après 3 albums parfaits, FEAR OF DOMINATION va donc essayer d’évoluer un tantinet, même si cela se fera dans le sens honni du metalleux moyen : la mainstreamisation. FOD (pour les intimes) ne va pas devenir un groupe de Pop-Metal, bien au contraire. Tous ses éléments caractéristiques sont là : riffs mélodeath empruntés au meilleur de IN FLAMES, synthés et effets électro presque omniprésents et portant les morceaux, chant gueulé avec quelques chœurs féminins. Atlas se situe donc dans la lignée de ses prédécesseurs, au moins à partir de Create.Control.Exterminate, sans surprise si ce n’est que le groupe a choisi de plus exploiter le chant clair, assez parcellaire voire même carrément anecdotique par le passé. Il se fait donc nettement plus remarquer ici, que ce soit pour les refrains, pour doubler des voix gueulées, ou pour quelques murmures pendant les couplets. A partir de là, le problème est que ces voix claires sont d’une qualité assez moyenne… On ne pourra pas reprocher au groupe d’essayer l’aventure, mais Saku Solin a encore des progrès vocaux à faire pour proposer des lignes claires tenant vraiment la route.

Cela ne massacre pas les compositions d’Atlas mais à certains moments il est vrai qu’on grimace un peu. Qu’importe, les vocaux criés restent majoritaires et le groupe en a encore dans les doigts. L’utilisation plus poussée du chant clair amène néanmoins au fait que les morceaux soient un peu plus posés, moins énergiques qu’auparavant, plus accessibles, plus « mainstream » (tout est relatif). FEAR OF DOMINATION ne nous fait pas non plus une Sounds Of A Playground Fading, mais son mélodeath s’excite un peu moins et évolue surtout dans des tempos légèrement plus soutenus que par le passé. Il est vrai que Atlas en est parfois un peu poussif, mais le charme continue à opérer. Seulement, si les 3 premiers albums des finlandais possédaient quelques pépites, sur Atlas il n’y a pas grand-chose à signaler… Tous les morceaux sont agréables et il n’y a rien à jeter, mais cet album est tout de même très voire trop homogène, il passe bien mais si on s’arrête sur quelques bons moments, on ne retient pas quelque chose qui soit au-dessus du lot. Pas de véritable hit donc, juste des morceaux corrects voire même bons, mais pas de nouveau(x) tube(s) à mettre à l’actif des finlandais. Snif.

FEAR OF DOMINATION avait un parcours irréprochable jusque-là, il vient ici de sortir son premier petit accroc, son album qui va de moyen/passable à juste bon, sa petite baisse de rythme, bref son moins bon disque jusque-là. L’utilisation plus notable du chant clair est compréhensible mais est une fausse bonne idée, et c’est surtout un point à perfectionner. Restant un minimum inspiré et fidèle au style qu’il a façonné depuis ses débuts, FEAR OF DOMINATION ne parvient pas à dépasser voire même égaler ses trois excellents premiers efforts et met un genou à terre devant sa propre œuvre. Une évolution sans révolution, un album qui change trop de choses et pas assez à la fois, mais qui surtout n’arrive plus à proposer des morceaux vraiment indispensables dans la discographie des finlandais. Atlas reste un album sympathique qui recèle de bons moments, mais le groupe a fait mieux, et ses choix d’évolution ne sont pas finalisés pour convaincre. Un petit contre-temps qui ne devrait pas nous empêcher d’accorder du crédit à FEAR OF DOMINATION et attendre qu’il refaçonne son art et nous revienne plus fort. Entre du fan-service et des envies de changement, Atlas est mi-figue mi-raisin, ce n’est pas non plus une catastrophe et il se laisse écouter voire apprécier, même s’il donne surtout envie de ressortir ses 3 prédécesseurs avec leurs tubes imparables.




Rédigé par : ZeSnake | 13.5/20 | Nb de lectures : 5593




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