- SOLEKAHN - TRACK BY TRACK par VSGREG - 3927 lectures
Après neuf années de silence SOLEKAHN est maintenant prêt à sortir son deuxième album "Nightlights" à travers l'Europe, le 14 Octobre 2013.





Titre de l'album :
Olivier DB : Le titre est en rapport avec un des thèmes de l'album. Le fait que pour certaines personnes l'obscurité puisse être perçue comme une lumière. Un grand questionnement de sa lumière intérieure en quelque sorte.

Eric BR : Pour moi "Nightlights" c'est devenu la lumière au bout du tunnel, la sortie de l'album qu'on avait commencé il y a si longtemps. C'est aussi la lumière au coeur de la nuit bien sur, l'espoir de rentrer dans nos frais. C'est trois mecs qui ont naïvement la foi au milieu de la nuit de l'industrie de la musique. La nuit on porte plus facilement son attention sur la lumière, elle est mise en valeur implicitement. Il y a même des lumières qui ne sont que distinguables la nuit comme ces fameuses aurores boréales, les feux follets, les feux de Saint-Elme. Ces choses vachement plus intéressantes que les enseignes de magasin, les feux rouges et les gyrophares.


Artwork :
Eric BR : L'aigle c'est un symbole solaire, il est représenté sur fond lumineux sur la jaquette puis sur un obscure fond d'aurore boréale sur le disque. C'est un symbole de pouvoir, mais surtout c'est une figure initiatique ouvrant au rationalisme et à la prise de recul pour les prises de choix. Très utile, très adapté à nos histoires de sortie d'album.

Olivier DB : L'aigle de la pochette a été réalisé par Olivier Antoni, un ami tatoueur/illustrateur. Je me suis occupé du reste. Tout est un choix plutôt visuel même si, comme le dit Eric, on peut trouver des parallèles avec les textes et la vie du groupe. C'est amusant comme tout est lié d'ailleurs, certainement que rien n'est là au hasard.



Production / Studio :
Olivier DB : "Nightlights" a été entièrement enregistré et mixé au Labyrinth Studio. On avait d'abord pensé prendre un producteur externe pour cet album, puis suite à un manque de temps et surtout de budget j'ai repris les rennes de la productions, comme pour nos sorties précédentes. La production s'étale sur six ans. Les prises batterie ont été effectuées en novembre 2006, les guitares, la basse et les claviers de 2007 à 2010 et les vocaux ainsi que les instruments acoustiques de 2008 à 2012. Pour des raisons d'emplois du temps, d'inspiration, de motivation et les aléas de la vie, on a bien pris notre temps pour les mettre en forme, mais toutes les musiques dans leurs grandes lignes ont été composées entre 2004 et 2006. Ce n'était pas prévu au départ, mais le temps nous a peu à peu dévoré tout au long du processus de production. Et dans ce cas de figure, le fait de tout faire soi-même n'arrange en rien les choses, au contraire. On peut donc dire que l'accouchement de cet album a été plutôt compliqué !


Musique, Cinema/DVD, livres, jeux :
Olivier DB : Six ans c'est vraiment trop long pour faire ressortir quelque chose de précis. Eric a passé un peu moins de temps que moi dessus, il a peut-être une vision plus claire à ce sujet.

Eric BR : Ca correspond à plusieurs périodes, pour moi, difficile à restituer. Mais je peux toujours balancer mes références musicales de ces dernières années; "Tilt" et "The drift" de SCOTT WALKER, pour les nuits romantiques. OPETH, qui change finalement pas mal son fusil d'épaule, toujours intéressant. "Simulacres" d'ASMODÉE, DEATHBREATH, GAAHLSKAGG, GORGOROTH, SHINING avec sa haine à outrance, complètement schizoïde. Du heavy rock : SPIRITUAL BEGGARS (jusqu'à la sortie de JB), le 3 de FIREBIRD, QOPH. Des trucs plus prog : GÖSTA BERLINGS SAGA avec leur "Detta har hänt", instrumental et far out, pour les fans de KING CRIMSON. Du folk avec l'inespéré HEXVESSEL, avec qui on se replonge dans les sixties, sans faire semblant je veux dire. ALAIN JOHANNES, ELEVEN et QOTSA période Johannes. Le blues funéraire de MARK LANEGAN en apôtre des ténèbres, achtung ! Les ATOMIC BITCHWAX dans le genre power trio qui vont loin - en rock. DEAN ALLEN FOYD, psyché actuel, incroyable en live. Les SPIDERS (Suède toujours) - ça décapsule ta bière sans les mains. Les albums de HP Lovecraft (le groupe 60s) qui sont une référence, beaucoup de folk anglais et tous ceux que j'oublie là.




Track by Track :
1. Haste to decline


Eric BR : C'est l'entrée d'album, ça blast franchement. La deuxième partie mid-tempo voit naître un air vaporeux qui vient s'entrelacer dans la rythmique pour finir par clore le titre en se désaccordant progressivement.

Olivier DB : Textes de 2006. Ca parle du déclin du monde et des civilisations qui est en marche et semble se hâter de plus en plus ces derniers temps, comme si nous avions un intérêt à tout détruire.


2. Silence until chaos

Eric BR : Après 30 secondes, ça se met en place et on fait un peu de rock. On alterne avec des parties plus rapides, vers les 3 minutes, changement d'ambiance, avec une atmosphère un peu claustro, puis on arrive dans quelque chose de plus aérien. Ca peut être qu'il faut se l'écouter au casque, ou bien fort, selon les voisins qu'on a. Olivier s'est beaucoup entrainé à gueuler à l'envers. Un véritable synthé analogique fait son apparition vers les 5 minutes, il a d'ailleurs un avenir prometteur... La fin arrive après une séquence d'une ambiance assez épique au clavier, on déconstruit pas mal le morceau pour retrouver des parties de thèmes morcelés, j'aime bien cette fin.

Olivier DB : Textes de 2007-2008. Il semble qu'on arrive-là à un chaos avant une destruction programmée. Une sorte de questionnement intérieur pour tenter de comprendre comment on est devenu ce qu'on est.


3. Nightlights (the burning side)

Eric BR : Parmi les choses notables, début en accords arpégés à la guitare, basse insidieuse dans un ensemble atonal, servi avec pas mal de plans différents assez torturés et puis le dernier tiers lancinant. Là encore faut s'en imprégner, c'est pas forcément tout de suite digeste je pense, mais bien tripant.

Olivier DB : Textes de 2007-2008. Après la destruction, la reconstruction. "Nightlights" ou la renaissance à travers l'obscurité.


4. As raw hell

Eric BR : Aucun jeu de mot avec le titre - c'est le numéro black et épique, complètement efficace.

Olivier DB : Textes de 2007. Un monde de terreur et de souffrance qui se déroule sous nos yeux. Tel un cauchemar, mais avec les yeux bien ouverts.


5. Underestimate & fail

Eric BR : On continue à aller voir ailleurs, c'est une marche. Puis ça devient maléfique et de plus en plus maléfique quand je sors le clavecin. C'est l'occasion pour moi de me frotter aux solos désagréables, pour finir par la marche du début. Je vous déconseille l'écoute si vous êtes aux jeunesses chrétiennes.

Olivier DB : Textes de 2007. En sous-estimant les forces qui s'opposent à nous, on fini par se faire avoir et perdre le fil des choses vraiment importantes.


6. Emissaries

Eric BR : Les émissaires, c'est bien-sûr de la fin du monde capitaliste dont ça parle dans ce titre qui est ma seule contribution aux paroles. On ne sait pas pour qui ils bossent les émissaires, mais ce que ça suggère, ça renvoie un questionnement à chacun et j'espère qu'on y verra autre chose que de la fumerie conspirationniste ! Musique : hyper stabilité au début, celle là elle est plus progressive, ça gagne en intensité jusqu'à la fin avec l'apparition d'une cornemuse italienne très rustique et quelques moutons vivants.

Olivier DB : Textes de 2011. Je crois que c'est le morceau le plus ancien de l'album, 2004 il me semble. Et curieusement c'est le dernier à avoir été finalisé au niveau du chant.


7. Seven more needles

Eric BR : Concours de vitesse - plaisante après avoir expliqué que tu n'avais pas d'âme à un témoin de Jéhovah.

Olivier DB : Textes de 2007. Plusieurs facettes de la vie et différentes façons de l'aborder.


8. Separate part, separate art

Eric BR : Entrée dramatique, solo, hammond, thème, et ça part vite. Le milieu est lourd et on enfonce bien le clou, ça laisse arriver un beau solo de maître Olivier. Puis après on se fâche et ça finit comme ça. D'ailleurs on est toujours énervés, ça retombe pas.

Olivier DB : Textes de 2007-2008. Un puzzle spirituel qui retrace un peu le parcours de cet album : chaotique et intense.


Le mot de la fin :

Eric BR : Voilà j'espère que ça plaira cette affaire, personnellement ça me plait pas mal, impatient de le voir sortir !

Olivier DB : Oui, impatient également. C'est un album bien varié comme je les aime. Il y a encore plus de diversité que dans le précédent. A vos oreilles !
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