Samuel Santiago (Gorod) & Kevin Foley (Benighted) - GOROD VS BENIGHTED par ARIS3AGAIN - 4688 lectures
Lors du Hellfest, nous avons eu la chance de tomber sur Kevin Foley et Samuel Santiago, respectivement batteurs de Benighted et Gorod. Voici donc pour vous une petite interview croisée (et improvisée) des deux musiciens, réalisée tranquillement posés dans l’herbe, au soleil. Ils nous ont parlé bien entendu de Death Metal et de batterie, mais aussi du Hellfest, de leurs projets, de leurs envies… et de VS ! En les remerciant encore une fois du temps qu’ils nous ont accordé, on vous laisse découvrir toutes leurs réponses…



Vous avez tous les deux joué hier [l’interview a été réalisée le samedi, NdR] avec vos groupes respectifs, quelles sont vos impressions à chaud ?
Samuel Santiago (Gorod) : On est super content ! Il y avait du monde, la scène était blindée. C’est agréable de se sentir attendu !
Kevin Foley (Benighted) : C’est clair. En plus, le public était très réactif. Les conditions de jeu étaient bonnes, donc vraiment du tout bon ! Mais ce n’était pas notre premier Hellfest, on avait déjà joué en 2008.
S : Et nous en 2010.
K : On était là aussi en 2004, à l’époque du Fury Fest. On est vraiment ravi d’être là en tout cas, il y a plein de très bons groupes à voir en plus !
S : Par contre, c’est un peu compliqué de voir les groupes qu’on aime, vu qu’il y a beaucoup de monde. Et puis on jongle avec les interviews, donc c’est un peu frustrant !
K : Mais on va arriver à trouver un compromis avec ça !


Alors, quels groupes ne voulez-vous surtout pas louper ?
K : Refused ce soir ! Et j’ai vu As They Burn ce matin…
S : Entombed ce soir … !
K : Biohazard, Madball ! Surtout le Hardcore en fait…


Je te sens enthousiaste pour le Hardcore Kevin !
S : Ah bah regarde sa tronche, tu peux en être sûre ! (rires)
K : Honnêtement, je m’éclate à jouer du Death, mais je n’en écoute pas plus que ça de mon côté.


Au niveau de l’actualité de vos groupes, quoi de neuf ? Samuel, je sais que Gorod a sorti son album cette année…
S : Oui, au mois de mars ! Et eux c’était l’année dernière !
K : Nous, c’était l’an dernier oui, il est sorti en mars 2011. Là, on va faire une tournée en Europe de l’Est, avec entre autres l’Extrême Fest. On a aussi prévu des dates dans en Serbie, en Slovaquie… On va faire quelques concerts, et on a prévu d’entamer la composition du nouvel album à partir de septembre. Il faudrait qu’on arrive à sortir le disque courant 2013…


Déjà des idées ?
K : Absolument aucune pour l’instant. Peut-être qu’on va rajouter des choses un peu plus groovy, des ambiances plus malsaines… On verra !


Et pour Gorod du coup, la promo de l’album j’imagine ?
S : Oui ! On a fait une première tournée avec Obscura en mars/avril, et on a quelques festoch’ ici et là pour cet été. A partir de novembre, on repart en tournée européenne ; on attend encore les confirmations pour savoir exactement comment ça va s’organiser… Et on se lancera dans la composition d’un nouveau disque l’année prochaine. On va se concentrer pour l’instant sur la promo de « A Perfect Absolution », qui a de supers bons retours , donc ça serait con de ne pas en profiter !


D’autres projets comme l’EP, un peu plus acoustiques ?
S : Oui, on y pense… C’est vrai que ça nous a tenu à cœur de réaliser « Transcendance ». Maintenant qu’on l’a fait, on voit à quel point les retours sont excellents, donc ça nous conforte dans l’idée de retenter l’expérience. Et pourquoi pas, un jour, faire un concert acoustique, avec des chansons retravaillées spécialement pour l’occasion ? On avisera au moment donné. Mais oui, il y aura des surprises… !


Kevin, tu aimes ce genre de travail en acoustique ?
K : Ah oui, carrément ! Après, je n’imagine pas du tout Benighted faire ce genre de choses ! (rires) Ce n’est pas du tout le genre… Faire de l’acoustique avec du gruik, je ne suis pas sûr que ça le ferait. Je pense qu’on ne fera jamais dans la finesse !
S : Benighted, c’est de la pure énergie, proche du Grind époque Napalm, Dying Fetus.
K : Oui ! Après, avec un autre groupe, pourquoi pas, ça pourrait être marrant, et ça ne me dérangerait pas du tout de jouer de l’acoustique.


Comment voyez-vous la scène Death et son évolution depuis ces dernières années ?
S : J’ai l’impression que ça revient un peu à la mode, il y a une certaine effervescence sur le brutal, alors qu’avant, c’était très underground. Maintenant, c’est presque à la mode d’en écouter, donc on en est directement bénéficiaire! Je pense que la percée de Gojira n’y est pas pour le rien. Les groupes français intéressent enfin le monde depuis qu’eux existent internationalement, donc c’est très bien. Après, les musiques brutales et extrêmes sont là depuis 20-25 ans, ce n’est pas nouveau, même si le mélange des styles a permis de renouveler la scène, notamment avec l’arrivée du Deathcore, des groupes ultra-atypiques comme Job For A Cowboy… Nous on est content, on tourne bien !
K : Personnellement, je suis plus branché Hardcore, donc je ne sais pas si je suis forcément le mieux placé pour répondre. Je pense que Sam a bien résumé la situation en tout cas !


Question sans doute bateau, mais pourquoi être devenu batteur de Death du coup ?
K : En fait, quand j’avais 17 ans et que je suis rentré dans Benighted, je ne savais pas ce qu’était un blast ou une double pédale ! Ils m’ont proposé d’intégrer le groupe, et la première fois que j’ai écouté, je me suis dit : « Qu’est ce que c’est que cette merde ?? » ! (rires) Le fait d’en jouer, en revanche, j’ai adoré ça. C’était un gros challenge d’arriver à jouer les morceaux…
S : Ca part souvent de ça ! Moi, j’ai commencé la batterie avec mon ancien groupe, Zubrowska, il y a un moment. Tu découvres des techniques petit à petit, tu développes des aptitudes, tu t’éclates. C’est une musique cool à jouer, mais tu n’es pas obligé d’en être un fan inconditionnel ! C’était le côté challenge aussi au début…


Surtout que dans le Death, la batterie occupe une place énorme dans la musique…
Les deux : Ah mais carrément !
S : Si le batteur est mauvais, c’est sûr que c’est mal barré ! Le seul groupe que je connais dont le batteur est mauvais et qui marche quand même, c’est Cannibal Corpse ! Le batteur est le pivot absolu de n’importe quel groupe de Death, si tu regardes bien.


Et quel est/sont le/les batteur(s) que vous considérez comme le modèle à atteindre ?
K : J’adore le batteur de Suicidal Tendencies, de Deftones, je suis un inconditionnel de ces deux là !
S : Pour moi, c’est Gene Hoglan et Sean Reinert qui m’ont donné envie. Sean Reinert, donc batteur actuel de Cynic, ancien de Death. Et Gene Hoglan, ancien batteur de Death, type Strapping, Fear Fact’… Ils ont tous les deux développé une technique qui m’a inspiré, avec toujours du groove, c’est important !


C’est vrai qu’il y a ce côté très groovy dans votre jeu à tous les deux…
S : C’est vrai, vu qu’on écoute plein de choses, ça déteint sur nos jeux. Avant, c’était assez cantonné, tu avais des mecs comme Pete Sandoval [Terrorizer, Morbid Angel, NdR], qui avait une super vitesse, mais zéro groove. C’était le style, ça correspondait bien à ce qu’il faisait. Et ça a créé une génération de batteurs excellents dans leurs styleS : Inferno de Behemoth, George Kolias [Nile, NdR], des mecs qui ont repoussé les limites de la vitesse ! Pour moi, il faut que ça groove, si tu ne sais pas faire groover ta musique, ça n’a pas d’intérêt. C’est le pass pour pouvoir jouer n’importe quoi. La batterie a donné ce côté super groove à Dying Fetus. On appelait leur musique du Deathcore, mais ça n’avait pas le côté péjoratif d’aujourd’hui. Le Deathcore, ça groove et ça blaste en même temps !



Quand vous composer, comment ça se passe ? Séparément, ou avec les autres membres de vos groupes ?
K : Nous, c’est le gratteux qui arrive avec des idées de riffs. Il amène son riff, et ensuite on bosse par-dessus. Tout simplement.
S : Dans Gorod, c’est un peu différent. Notre guitariste pose la majorité de la musique, donc tout ce qui est mélodie, structures, même si on a de plus en plus tendance à travailler tous ensemble. Donc c’est une idée principale développée et on la fait évoluer. Et concernant mon jeu dans Gorod, c’est quelque chose de très instinctif. Mais pour que ça sonne, il faut varier, tu ne peux pas mettre du blast et de la double partout ! Je n’ai pas envie que mon groupe sonne comme dans du Death technique scolaire. Il faut que ça soit vivant et organique, pour qu’on puisse jouer nos morceaux sur scène, sinon, ça devient très vite chiant ! D’ailleurs, les pointures du style sont réputées pour être chiantes en live, et c’est quelque chose qu’on avait vraiment envie d’éviter.


Pour vous, le live est le point central pour le groupe ?
S : Ah oui, c’est l’essence même de ce qu’on fait ! Pour moi, l’important est le plaisir de jouer, de bouger, de rencontrer du monde. Sinon, ça n’aurait pas trop d’intérêt ! On se fait des potes un peu partout, et puis c’est le fond de commerce des groupes… Si tu ne fais pas de concerts et que tu ne vends pas de merch’, je ne vois pas comment tu peux continuer!


Avec tous vos concerts, est-ce que vous arrivez à vivre un minimum de votre musique ?
S : Non, mais on va dire que l’on commence à arrêter d’en perdre ! (sourire) C’est déjà bien ! Après, suivant là où on joue, on a des conditions qui sont respectées, il y a un public, que ce soit pour Benighted ou pour Gorod, une fan base qui grossit… Et on l’a constaté ! Tu vois, depuis qu’on a fait notre tournée en commun l’an dernier, nous, on sent la différence. Les gens nous ont découverts, surtout en France, et on le sent.


Vous vous étiez déjà fait un peu connaître avec des premières parties, comme celle de Cynic en 2010 à Paris…
S : Oui, ça a aidé aussi ! On sait répondre présent aux opportunités les plus prestigieuses et on essaie de ne pas se démonter. Quand tu montes sur scène et que des milliers de personnes gueulent le nom de ton groupe, tu essaies de garder le bon stress, la bonne énergie, et de ne pas te laisser bouffer par le trac. Au final, ce n’est qu’un concert, tu es là pour t’amuser, pour donner du plaisir aux gens, qui sont déjà convaincus. Bien sûr, il y aura toujours des gens pour venir te voir à la fin du show et te dire « ah t’as fait un pain à 2min24 ». C’est bien, si t’as que ça à faire mec… Par contre, si tu as passé un bon moment en nous écoutant, c’est l’essentiel ! C’est tout ce qui compte.



Même état d’esprit Kevin ?
K : Oui tout à fait. D’autant que, d’après ce que j’ai entendu dire, Benighted est un groupe réputé pour ses prestations live. Il y a une super bonne ambiance aux concerts. Nous, on le fait juste pour le plaisir. Peu importe les circonstances, on tape comme des connards sur nos instruments !
S : C’est ça. Tu es dans une bande de potes réunie autour d’un même projet, tu te montes vers le haut. Et quand tu as un retour du public qui te montre explicitement qu’il prend du plaisir, là c’est bon, tu es lancé. Il n’y a plus de stress, plus que du plaisir. Et on sort de scène trop tôt !
K : Oui, on a presque envie de jouer plus !


Vous pourriez jouer plus longtemps malgré vos parties assez physiques ?
Les deux : Quand on est chaud, oui, carrément !
K : Mais après, honnêtement, je trouverais ça chiant pour le public. Autant le plaisir de jouer nous ferait rester plus, autant aller voir des groupes aussi extrêmes que les nôtres pendant plus d’une heure, je pense que ça deviendrait barbant, c’est quand même intense. Et le plaisir est tel qu’il est parce que ça l’est.
S : Je suis d’accord. Et je préfère que les gens nous disent que c’est trop court plutôt que l’inverse !


Comment vous faites pour garder la forme en tournée et enchaîner les dates ?
K : Non non, moi je m’en fous ! (rires) Mais à la base, je ne bois pas d’alcool, je ne fume pas, je pourrais presque être straight edge, donc ça aide à avoir une bonne hygiène de vie. Bon après, j’abuse sur le coca, je ne suis pas le dernier à bouffer des frites et de la merde…
S : Il suffit de se conditionner. On a nos pads, on se chauffe, et puis c’est tout ! Après, c’est sûr que si tu te prends une grosse cuite tous les soirs, tu finis par le ressentir physiquement. On n’exagère pas. Moi, je bois, mais jamais excessivement. Ca aide à rester en forme, parce que c’est vrai que jouer tous les soirs de la batterie comme ça, ça devient vite du sport !


D’autres projets, d’autres choses dont vous avez envie de nous parler ?
Les deux : On va se marier, bientôt ! (rires)
K : Plus sérieusement, oui, j’ai d’autres groupes à côté ! Je joue avec Nervecell, un groupe basé à Dubaï. D’ailleurs, j’y vais la semaine prochaine, on prépare une tournée au Moyen Orient, au Qatar notamment… On a fait la première partie de Metallica avec eux d’ailleurs, à Abu Dhabi, c’était vraiment bien. Je suis aussi dans Disavowed, avec qui on va aussi jouer à l’Extreme fest. Du coup, je vais enchaîner le set avec celui de Benighted, donc c’est cool ! Et voilà, je vais voir pour d’autres projets… J’aimerais bien faire quelque chose de différent, avec un vrai jeu acoustique, qui n’ait rien à voir avec Benighted, ça serait vraiment bien. J’ai envie un peu d’autre chose et ça pourrait apporter des choses à Benight’ si j’élargissais mon jeu.
S : J’avais d’autres projets, mais je les ai mis entre parenthèses quand j’ai intégré Gorod, parce que je travaille à côté, donc c’est difficile de conjuguer tout ça. Je ne suis pas un mec qui s’organise très bien en plus, donc j’ai préféré faire comme ça ! Je suis aussi batteur de session quand j’ai l’opportunité. Par exemple, j’ai remplacé Hervé, de Loudblast, pour quelques dates, c’était bien de jouer avec des mecs qui sont là depuis longtemps. Et puis ils sont plus old school, même si ça reste du metal, ça me permet de travailler d’autres facettes. Il y a zéro trig, ce n’est que de la patate, ce n’est pas si évident que ça en a l’air. C’est du boulot, j’ai du ingurgiter 18 morceaux, il a fallu travailler dur ! Les fans de Loudblast viennent voir Loudblast, et pas un invité qui en fout partout.


Un dernier mot pour nos chers lecteurs ?
K : Merci à tous ! VS, c’est cool, je le lis tous les jours, ça me permet d’avoir ma dose de ragots sur le metal.
S : Pareil ! D’ailleurs, on est content que Benighted et Gorod ne se fassent jamais trop tailler. Si ça pouvait continuer, ça serait cool ! (rires)
K : Ah si, carrément ! On s’est fait tailler sur le dernier, la chronique a été énorme, merci à Ju d’ailleurs… En revanche, j’ai découvert via certains commentaires, et ça m’a bien fait rire, qu’on aurait des mèches… !



Surtout ton chanteur !
K : Exactement ! (rires) Et puis même nos guitaristes… !
S : C’est quand même bien de voir des mecs qui savent tellement bien de quoi ils parlent… Benighted, c’est quand même le seul groupe de metal où ils ont tous de la calvitie ! (rires) Mais ils ont trouvé le moyen d’avoir des mèches ! (rires) Mais en tout cas, un magazine comme VS a toujours été très dévoué envers nos groupes, donc on apprécie.
K : Même s’il y aura toujours deux ou trois mecs qui vont toujours trouver des trucs pour ne pas être d’accord avec tout le monde…
S : Juste pour exister en plus ! Tu peux l’écrire, j’assume totalement !
K : C’est aussi une des marques de fabriques des commentateurs sur VS. Bon, moi ça ne me fait plus rien. Et puis on avait participé au VS Fest 2, qui reste un des meilleurs souvenirs de Benight’. On était arrivé cinq minutes avant le concert, et ça a fini en braveheart sur scène ! (rires)


Comment tu expliques l’engouement autour de Benighted? Tu parles de la chronique de VS, mais les autres webzines vous ont aussi largement encensés sur vos différentes sorties…
K : C’est flatteur… Je pense que le groupe a passé encore un cap avec la signature chez Season, qui nous a énormément apporté, on le voit maintenant à l’étranger, en Allemagne, aux Pays-Bas, dans toute l’Europe de l’Est… Même aux Etats-Unis, on a un certain succès. On est vraiment pris au sérieux. On arrive même presque à avoir de meilleures conditions à l’étranger.
S : C’est vraiment le cas. Ce n’est pas du tout pour cracher sur le Hellfest, mais la France néglige ses groupes, souvent. Peut-être que c’est dans les mœurs ? Peut-être que le fait que c’est écrit « France » qui fait penser à de la ringardise ? Mais Benighted, pour moi, qui joue à 11h40 avant Benediction, j’ai du mal à comprendre… Peut-être que c’était fait stratégiquement pour qu’il y ait du monde tout de suite, mais à un moment donné, je pense que nos groupes sont mieux traités à l’étranger. Par exemple, avec Gorod, on est parti en 2010 aux Etats-Unis, et ça a été étrange de constater ça. On était plus pris au sérieux et on avait plus de succès outre atlantique qu’ici. On a joué au Maryland Deathfest, un festival très réputé dans le milieu underground, avec Obituary et Entombed en tête d’affiche, et on était haut sur l’affiche. Ca nous a beaucoup surpris, voilà… Mais ça leur arrivera, ils ont de supers opportunités.
K : Mais après, je préfère jouer à 11h40 le matin, sans trop de concurrence sur la Main Stage, plutôt que de passer à 18h et jouer en même temps qu’une tête d’affiche énorme. Franchement, moi j’étais vraiment très content de la présence du public. La tente était vraiment blindée, je pense qu’elle n’aurait pas pu accueillir plus de monde, donc je suis ravi.


C’est sûr que pour venir faire les photos, c’était compliqué tellement c’était blindé !
K : Désolé ! (rires) De toute façon, on est loin pour les photographes, en tant que batteurs !
S : C’est l’éternel dilemme du batteur !



Ce n’est pas dur d’être toujours en retrait sur la scène ?
K : Alors, moi, à la base, c’est bête, mais je ne sais pas pourquoi j’ai commencé la batterie ! (rires) Je sais juste, et je l’ai en vidéo chez moi, que quand j’avais deux ans, je tapais avec des cuillères en bois sur mes casseroles en écoutant les Guns. Mais si ça ne tenait qu’à moi, je pense que je serais plutôt chanteur, j’irais brailler et sauter partout sur le public ! (rires) Genre à m’accrocher au plafond, à la Dillinger ou Converge !
S : On a un peu le même parcours… Moi à la base, je suis guitariste. Je me suis mis à la batterie parce qu’on était trois guitaristes à vouloir former le même groupe. Du coup, je me suis retrouvé à la batterie parce que j’étais le moins mauvais percussionniste. Ou le plus mauvais guitariste peut-être ? (rires) Non mais c’est vrai, on en a eu marre de chercher un batteur. Soit les mecs étaient super bons mais super cons, soit l’inverse ! Et puis ça m’a toujours intéressé. J’avais compris le principe avant de commencer, j’avais regardé beaucoup de vidéos, donc j’avais déjà une idée de ce qu’il fallait faire. C’était assez cool. Je pense que justement, quand tu fais les choses sans trop te prendre la tête, ça finit par payer ! Mais bon, la batterie, c’est un peu ingrat pour les photos, c’est sûr.
K : Ca vaut peut-être mieux vu la gueule qu’on tire la trois quart du temps en jouant, non ?
S : C’est sûr ! Quand on joue, on dirait qu’on est aux chiottes ! (rires) Qu’on a mangé un truc qui ne passe pas.
K : C’est Shannon Lucas, le batteur de Black Dahlia, qui me fait le plus rire. Quand il joue, on dirait qu’il est au téléphone… (rires)
S : Toi tu as tendance à te pencher ! (rires) Non mais finalement, ce n’est pas plus mal. Nous notre métier, c’est d’être en retrait et d’être bons. Si on avait voulu être au devant de la scène et faire des pains, on aurait fait de la basse ! (rires)
K : Candy, si tu m’écoutes, je t’aime bien !
S : Ce n’est pas méchant hein ! (rires) Nous, il faut qu’on joue franc !


C’est sûr que si vous faites de la merde, les autres vont avoir du mal à assurer derrière !
S : Déjà qu’ils ont du mal quand on joue bien… (rires)
K : Message passé.
Bon, si vous avez un dernier mot à ajouter, allez y !
K : Oui, merci VS, merci pour le soutien !
S : Et RIP Thierry Roland !
Auteur
Commentaire
ytytr
IP:91.135.184.215
Invité
Posté le: 07/08/2012 à 14h08 - (21)
ytr

Albadeath
IP:91.135.184.215
Invité
Posté le: 07/08/2012 à 14h09 - (22)
Vraiment excellent ! Et pauvre Candy...
PS: (désolé pour le premier post...)

kilkenny
Membre enregistré
Posté le: 07/08/2012 à 17h10 - (23)
Thierry Roland est mort ?

djabtrash
Membre enregistré
Posté le: 07/08/2012 à 18h40 - (24)
excellente interview, 2 super bons batteurs, le côté interview duo est bien aussi

j'ai halluciné sur ça perso :

"Question sans doute bateau, mais pourquoi être devenu batteur de Death du coup ?
K : En fait, quand j’avais 17 ans et que je suis rentré dans Benighted, je ne savais pas ce qu’était un blast ou une double pédale ! Ils m’ont proposé d’intégrer le groupe, et la première fois que j’ai écouté, je me suis dit : « Qu’est ce que c’est que cette merde ?? » ! (rires) Le fait d’en jouer, en revanche, j’ai adoré ça. C’était un gros challenge d’arriver à jouer les morceaux…"

je dis chapeau...

J.P.K
IP:108.224.89.73
Invité
Posté le: 08/08/2012 à 17h34 - (26)
Le seul groupe que je connais dont le batteur est mauvais et qui marche quand même, c’est Cannibal Corpse.

Essaye de faire une carrière internationale et de voyager autant que lui grace à ton groupe pendant 25 ans et on en reparlera.

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