Heimoth (guitare) - SETH par PRINCE DE LU - 5106 lectures
Alors que SETH s'est reformé et va entamer une mini-tournée en mai prochain, VS a dépêché sa particule noble pour questionner son guitariste et compositeur principal. Interview-fleuve avec un musicien qui traine ses guêtres depuis bien longtemps sur la scène.


Mardi 3 avril, 19h30, je débarque au pub parisien où Heimoth et moi nous sommes donnés rendez-vous.
Le guitariste est déjà installé, une pinte posée à côté du portable. "Je finis de répondre à une interview et je suis à toi". Le groupe est sollicité, c'est plutôt une bonne nouvelle pour ces revenants. La seule interview récente est celle parue dans Hard Rock Mag (sur laquelle je me suis appuyé pour quelques questions), mais d'autres viendront. Assurément. Qui, ayant succombé aux Blessures de l'Âme à leur sortie, ne peut avoir une petite pensée nostalgique à l'évocation de cet album?

Le temps de cloper et Heimoth est disponible. Je m'installe avec mon Seth de table pour une heure d'échange, histoire de revenir sur un peu tout. Des débuts du musicien puis de son groupe, à sa vision de la scène actuelle tout en passant par le matos et évidemment l'actualité du groupe.


Quand as-tu commencé la guitare ?
J'ai commencé à jouer de la guitare classique quand j'étais gosse. Ce qui me faisait chier, ce n'était pas la guitare mais les cours. Du coup, je me suis arrêté. Quand j'avais douze ans, j'ai repris naturellement et je me suis concentré sur l'électrique, en jouant avec des potes quand j'étais en 6ème-4ème. A cette époque-là, j'étais à Marseille et on avait monté un groupe. J'ai vite déménagé vers Bordeaux. Et deux ans après, j'ai commencé Seth, j'étais en seconde-première.
Vu les dates de sortie, c'est clair que vous étiez jeunes.
Moi, j'étais jeune en particulier. J'ai commencé, j'avais seize ans et les autres avaient trois-quatre ans de plus que moi.
C'était dès le départ le line-up qui était sur la première démo ?
Oui, c'est exactement le même qui est resté jusqu'au deuxième album.


Tu écoutais déjà du metal à cette époque-là ?
Ouais, j'écoutais du metal, par rapport à mon frère.
Je reprends une expression de Teloch de Nidingr qui dit avoir fait la "Metallica school of guitars".
De toute façon, il n'y avait que ça. Énormément de gens qui se mettaient à la guitare à cette époque-là, c'était Metallica-Slayer-Megadeth. Je ne sais pas si tu te souviens, c'était la course aux partitions. J'avais acheté un coffret à Oxford quand j'étais gosse. J'étais parti pour une sortie de classe et j'avais acheté ce coffret dans les 30-40£, ce qui était pour moi la fin du monde. J'avais acheté toute la collection des partitions de Metallica. C'est dire à quel point ça m'importait de payer autant pour ça. Et c'était Metallica à fond, et puis pas mal de Slayer et de Megadeth.
Donc quand vous commencez Seth tu as déjà un niveau.
Oui.
En solfège aussi.
Pas trop en solfège pour être honnête. Quand j'ai commencé Seth, j'écoutais depuis deux-trois ans du metal extrême. Et je me souviens que mon frère était encore plus ou moins sur Marseille et on achetait nos CD chez Mika de Season. Lui n'avait pas tout à fait fondé Season of Mist à l'époque. Il organisait des concerts et faisait vivre le metal à Marseille, et il vendait des skeuds. Et des skeuds rares du style le premier album de Gorgoroth. C'était en 94-95, j'étais en seconde. C'était à l'époque de la sortie de In the Nightside... qui représente toute une époque.


Tu étais dans le black. Tu écoutais aussi du death ou d'autres styles de metal ?
J'ai fait l'évolution logique, dans le sens thrash-death-black. C'est l'évolution logique du temps, de l'époque. J'ai écouté un an de death avec Unleashed, Bolt Thrower, Entombed et Morbid. Ces groupes typiques. Et j'ai switché assez rapidement vers le black metal.


Vous montez Seth, vous mettez combien de temps à faire la première démo ? Combien de temps pour vous trouver musicalement ?
Ça fait loin (rire). Très honnêtement, j'étais inspiré par tous les groupes norvégiens du moment. Ça paraît classique de dire ça mais c'est vrai. Darkthrone, Gorgoroth, Enslaved. Tous les albums d'Osmose, il n'y avait que ça à l'époque. J'aimais bien tous les passages un peu clairs qu'on retrouve dans les débuts de Seth. Et puis on était tombé sur un batteur qui avait déjà évolué à Bordeaux au sein de vieux groupes comme Asgard. Lui avait déjà fait des albums et il était pas mal axé death et black. Il voulait faire un groupe et on s'est rencontrés comme ça.


La démo Apocalyptic Desires est une des premières sorties Drakkar.
Il avait déjà sorti d'autres trucs. C'était à l'époque où il avait une réputation sulfureuse. Nous, on s'en foutait. C'était le temps où les groupes français se voulaient par définition plus ou moins sulfureux. On faisait déjà, dès le départ, une musique carrément différente de la plupart des groupes. Quand tu écoutes notre démo, la voix c'est du Gorgoroth, musicalement limite vers du Impaled Nazarene. Ça cartonnait beaucoup plus au niveau vitesse et brutalité par rapport aux autres. C'est peut-être subjectif, mais je trouve que ça cartonnait beaucoup plus. Ça faisait dès le départ une différence. Donc le mec de Drakkar a été le seul à nous proposer directement quelque chose. On a dit oui, connaissant la réputation mais encore une fois on s'en foutait. Il avait décidé de limiter la démo à 200 copies qui sont parties très facilement.


Passons aux Blessures de l'Âme, qui vont être prochainement rééditées en vinyl.
Peut-être CD aussi. Je le sais depuis hier.
On vous a proposé d'abord le vinyl?
En fait, Mika de Season sait que ça fait longtemps qu'on veut le refaire (NDR: SOM est le label d'origine de l'album). Je lui ai envoyé un mail en lui demandant quand on pouvait le lancer. Il m'a proposé un LP. Et là dernièrement, il m'a dit "on va aussi le sortir en CD".
Même artwork ou vous le changez aussi?
Non, on change l'artwork. Justement, c'est vraiment la question du moment. Le nouvel artwork est en train d'être conçu, avec des éléments du layout d'origine mais qu'on va agencer complètement différemment.
Vous allez garder les superbes photos maquillés quand même ?
On est censé les retrouver. Mais on va ajouter pleins d'autres photos au milieu du LP, qui devrait être un gatefold. Pleins d'autres photos live, des deux seuls concerts du moment, et puis aussi des sessions photos studio. On va sûrement mettre les deux titres de Seth issus du split War III avec Cultus Sanguine sur la réédition du LP.


Quand tu en parles, même à des gens qui n'écoutent plus forcément du black, tu te rends compte que Les Blessures de l'Âme est un album qui a marqué pas mal de monde. Qu'en gardes-tu comme souvenir avec le temps, maintenant que vous avez beaucoup évolué?
J'ai un avis assez mitigé, je ne peux pas te dire le contraire. C'est vraiment de l'actualité, car on est en train de le remasteriser avec Stéphane Buriez. Je n'arrête pas de le réécouter, alors que je ne l'avais jamais écouté depuis dix ans. Le son est mauvais, on a eu une mauvaise prod. Évidemment, peut-être que c'est passé pour l'époque, mais maintenant un son comme ça ne serait jamais passé. Si on met la prod de côté, c'est un album que je qualifierais d'authentique et original. On a fait comme un premier album digne de ce nom, c'est-à-dire sans aucun rationalisme. On a fait ça de manière naturelle par rapport aux groupes qu'on écoutait, qu'on aimait et il n'y a aucune stratégie musicale là-dedans.
Vous vous êtes jetés à fond dedans.
Ouais, on s'est jetés à fond dedans. C'est pour ça que je garde une bonne image de cet album. Sauf que c'était un peu détérioré par un son très mauvais.
Ce genre de son très sec et sous-produit, c'est parfois ce que recherchent certains amateurs de black qui ont envie de ne pas avoir un son surproduit.
Je sais, mais il n'y a pas que de ça. Je ne rentrerai pas dans les détails. Mais il y a eu... comment dire... des hérésies faites au niveau de la production. Par exemple, on a dû enlever une piste de guitare entière parce qu'il y avait des problèmes de stéréo. Tant et si bien que notre premier MCD By Fire... sonne mieux que l'album. Donc là il y a eu un problème, surtout que c'était le même studio.


Stéphane Buriez vous fait le remastering, il a participé avec toi dans Toxic Engine à un remix de Morbid Angel, tu lui as écrit des textes pour le dernier Loudblast. Vous couchez ensemble, c'est officiel?
Non (rire). On se connait bien. Il a fait le son pour Seth en Allemagne en septembre dernier. Pour la petite histoire, on se connait depuis trois-quatre ans maintenant. Quand il a cherché à remonter Loudblast, il a cherché un nouveau line-up et j'ai été contacté. Je n'avais pas le temps du tout et sur le coup je lui ai passé le contact d'un pote à moi, qu'il connaissait aussi. Ce gars, c'est le meilleur pote que j'ai connu pendant mes années londoniennes, et il se retrouve à la basse maintenant. C'est Alexandre Lenormand. Du coup, on se connait très bien (rire).


L'Excellence, c'est la fin du line-up historique, avec le départ de Vicomte et Faucon Noir. Comment vous avez vécu cette période?
C'est difficile de dire "vous" parce que je pense qu'on l'a tous ressenti de manière différente. A la fin de L'Excellence, je sentais que notre bassiste, qui était très impliqué niveau visuel et artistiquement parlant, n'avait peut-être pas la fougue pour adhérer à ce genre de musique. Je pense qu'il était plus dans une optique musicale du style des Blessures.... Plus traditionnelle et surtout plus mélodique. Ça m'a plus affecté de le voir partir lui que le chanteur. Le chanteur c'était différent, mais personnellement j'étais plus lié avec le bassiste qui participait de façon assez nette à la création musicale du groupe et aussi à l'image.
Vicomte vous a laissé les textes de l'album suivant.
Exactement. Il était censé chanter sur Divine-X. Et au dernier moment il s'est désisté, je ne sais plus pourquoi. Pour la première fois, on avait recruté un second guitariste et notre nouveau guitariste a dû faire les vocaux au dernier moment. Donc on a fait les plans voix ensemble, il avait les textes et c'était tout. C'étais
Les vocaux ont été pas mal critiqués sur cet album.
Moi, les vocaux je les trouve pas mal. Ils n'ont pas forcément été acceptés parce que c'était un nouveau chanteur. Peut-être que les vocaux en eux-mêmes ne plaisaient pas, mais je ne sais pas qui pourrait avoir un œil objectif là-dessus.


Pour Divine-X, vous vous expatriez et vous partez aux Pays-Bas enregistrer à l'Excess Studio. Comment avez-vous entendu parlé du studio?
Sinister a enregistré là-bas. Il y avait aussi Houwitser, le groupe de death signé chez Osmose (NDR: chez qui était Seth à ce moment-là). Pour la petite histoire, on était censé enregistrer notre album au Sound Suite Studio qui avait ouvert dans les environs de Marseille, là où pas mal de groupes de Season allaient enregistrer. On n'était pas chez Season mais rien à voir (NDR: je viens de le dire aux lecteurs, c'est bon). C'était tenu par un Norvégien (Terje Refsnes) qui avait entre autres produit Malignant Eternal, qui était bien fait. Donc, on devait enregistrer là-bas pendant l'été et il a eu un décès dans sa famille un mois avant les prises. Ça a repoussé tout son planning et on n'a pas pu y aller. On a dû trouver un studio correct et surtout dispo. A l'époque, je ne sais pas si tu te souviens, mais les bons studios il n'y en avait pas beaucoup en France. Tous les groupes avec un minimum d'envergure se barraient pour enregistrer, en Finlande ou ailleurs. Donc on a pris un studio qui nous semblait bien et qui était dispo en Hollande. On connaissait un peu leur son, mais c'était un peu au pif. Ils avaient bossé avec Osmose, donc voilà.


Et ça bien marché puisque vous y êtes retournés pour Era-Decay. Et sur ce dernier album, c'est le line-up actuel, celui de la reformation. C'est le line-up qui correspond le mieux à Seth sur sa période actuelle.
Oui, tout à fait. En fait, le bassiste avait remplacé Faucon Noir et était là depuis L'Excellence. Nacht n'a plus évolué au sein du groupe. Après on a pris un autre guitariste, qui s'appelle Cyriex, et qui est un mec d'Asmodée et aussi de Decrepit Spectre. C'est un gars de Bordeaux avec qui je m'entends très très bien à tous les niveaux. Du coup Era-Decay était une bonne expérience de studio.


Sur la période Era-Decay, vous faites un peu plus de concerts.
L'histoire des concerts avec Seth, c'est très spécial. Quand on avait formé Seth, c'était pas du tout dans une idée de représentations. On a pu signer assez facilement, donc on est resté un peu avec des œillères là-dessus. C'est plus tard que j'ai commencé à avoir envie de jouer live. Le premier concert qu'on a fait, c'était vraiment à l'époque des Blessures..., juste à la sortie. On en a fait deux et pas plus. Un dans les environs de Marseille, au Nuclear Festival avec Marduk en tête d'affiche. On a fait de la merde, on a été applaudi comme des dieux. On a joué 25 minutes avec un son pourri, mais il y avait un côté brutal donc ça a plu. Et puis on a joué au Gibus avec Aura Noir, Nocturnal Breed et un autre groupe de thrash que j'ai oublié. Les années sont passées et on n'a pas joué du tout. Le chanteur ne voulait pas jouer en live, c'était pas son truc. Et puis après on a commencé à tourner avec Nacht à la voix, au moment de L'Excellence. Le troisième concert, c'était au tribute pour Death à Lille, avec notamment Loudblast et Anorexia Nervosa. Il n'y avait que des groupes français, qui reprenaient des titres de Death et des compos. On a commencé à tourner, on avait fait le festival No Mercy durant l'hiver. Et puis on n'a pas beaucoup joué par la suite. Nacht est parti assez rapidement. Après quand on a eu Black Messiah au chant, ça s'est bien passé. On a pu vraiment se représenter.


Et tu avais vraiment envie de faire plus de lives ?
Oui, complètement. De toute manière, c'était inévitable. Quand on a commencé avec Seth, on pouvait rester chez soi et jouer sur le côté mythique. Mais après, une fois que ça ne marchait plus, il fallait aussi faire des lives. Mais je ne me suis pas forcé pour faire ça. Il y en a d'autres, ils auraient dû se forcer et ils ont décidé de quitter le groupe pour ces raisons-là aussi.
Tu confirmes bien ce que tu as dit récemment dans HRM "Aujourd'hui très clairement un groupe qui ne joue pas est un groupe invisible donc quasi inexistant"
Tout à fait. Hormis si tu t'appelles Deathspell Omega ou si tu t'appelles Emperor ou Burzum. Quelque part des groupes qui sont issus d'une certain école et qui ont réussi à forger une image d'antan, sauf pour Deathspell qui sont un peu plus récents. En dehors d'une poignée de groupes, aujourd'hui c'est impossible de percer sans se représenter. Quelque part, je trouve ça plus louable, parce qu'on ne peut plus se cacher musicalement derrière des effets studio.
C'est un peu en contradiction avec les grosses locomotives en termes de ventes, que sont Deathspell Omega, Blut Aus Nord ou Drudkh. Il y a de belles exceptions.
Il y a de belles exceptions, mais il n'y en a pas trente six. C'est tout en leur honneur, surtout si vraiment, naturellement, ils ne peuvent pas monter sur les planches. Mais ça reste des raretés, donc je pense qu'on ne peut pas généraliser.
Pourtant ça devient très difficile de trouver des dates, surtout quand tu as un groupe un peu modeste.
Ça devient très compliqué de trouver des dates sans prendre sur soi. Les assos sont plus frileuses, il y a des efforts financiers à fournir.


Après Era-Decay, Seth se met en pause. Tu pars en Angleterre. Tu faisais la navette pour garder un pied en France?
Je gardais un pied en France, mais pas avec le groupe puisqu'il n'existait plus.
Tes projets musicaux étaient en Angleterre?
Oui et non. Parce qu'à l'époque je faisais aussi Toxic Engine, donc je revenais pour évoluer dans un style un peu plus electro et pas trop metal. Et puis, c'était un époque où pendant deux ans je n'étais pas assez prolifique pour me sentir bien dans ma peau. C'est vrai que la deuxième année je me suis dit que j'allais rentrer au bercail pour essayer de faire plus de musique. Et quand je suis rentré, je me suis lancé dans Reverence, etc.
Ta panne venait d'un manque d'inspiration? C'était le boulot ou la vie personnelle qui te mangeait intégralement?
C'était le boulot. Et puis c'est vrai que j'avais besoin de partir aussi. Et puis une fois que je suis parti, j'avais besoin de rentrer. Le truc à la con, quoi. Mais ça reste avec le recul un truc que je pourrais refaire. Je pense que c'était un interlude nécessaire.


C'est à ce moment que ça t'ouvre une opportunité avec Code? Tu connaissais les mecs avant?
Je les connaissais très bien avant. Le chanteur de Code, je l'ai rencontré en 1999, en Norvège où j'étais parti avec mon ex-chanteur. C'était Fenriz qui me l'avait présenté. Et puis lui ne faisait rien à l'époque, il chantait un petit peu comme-ci comme-ça. Il est devenu bon chanteur assez rapidement. On est resté tous les deux en contact, il m'a invité à Londres plusieurs fois. Et quand je suis resté en Angleterre pendant deux ans, on s'est revu plusieurs fois et là on a lancé petit à petit Decrepit Spectre. J'ai rejoint Code parce qu'ils avaient besoin d'un gratteux.
Tu n'as fait que les lives. Il n'a pas été question que tu rejoignes vraiment le groupe?
Je n'ai fait que les lives et c'est tout. Code, c'est une histoire de composition d'un membre. Donc la question de participer réellement aux compos ne s'est jamais posée.


Comment tu rejoins Reverence?
Total hasard. J'ai rencontré I. Luciferia à Bordeaux dans un bar. Il était là pour enregistrer un truc dans le studio des potes de Gorod. Et donc on a discuté. Puis je me penche sur son groupe une fois qu'il est rentré chez lui. Et je trouve ça étonnamment bien. Parce que pour un groupe français, je trouve ça super bien. Et donc je lui écris "c'est super cool ce que tu fais, je suis agréablement surpris". C'était sur Chamber of Divine Elaboration. Il voulait se lancer sur des concerts, il avait besoin d'un gratteux et voilà. Tu sais que le batteur de Reverence, c'est aussi l'ancien batteur d'Asmodée, qui joue aussi dans plein d'autres trucs. Et il est aussi basé dans la région de Bordeaux. Donc quand ils sont venus répéter, j'y suis allé avec eux. Le truc tout simple.
Tu es toujours avec eux ?
Pour l'instant, oui, sauf qu'il n'y a pas de live. On en attend, mais il n'a jamais été question que je ne joue plus avec eux. C'est vrai qu'il y a eu un temps de battement, parce qu'avec mon boulot j'avais manqué de temps. Je crois qu'ils avaient été en contact avec un autre gratteux, mais pour l'instant je suis toujours dedans. Et puis sur le dernier album qui a été enregistré il y a maintenant six mois, j'ai composé une chanson entière.
On va peut-être vers une intégration complète dans Reverence alors ?
Peut-être. I. Luciferia fait tout. Je tombe toujours avec des one-man bands, donc faut voir ce que ça donne. Mais il m'a proposé de faire un titre entier, donc je l'ai fait.
Peut-être que si tu lu files une boite de chocolats.
Je pense qu'il aura besoin de bien plus pour ça (rire).


Comment est venue l'idée de faire revenir Seth? Tu attendais une opportunité?
Je l'attendais sans l'attendre. Je me posais évidemment la question depuis que j'étais revenu en France, mais je ne voulais pas que ce soit immédiat. Je savais que le reste des membres étaient tous OK pour réengager le groupe. Il y avait surtout mon batteur qui voulait relancer le groupe. Il a évolué à travers beaucoup de groupes, dont Griffar où il y a le nouveau gratteux de Loudblast qui lui est un grand fan des Blessures.... Alsvid, on lui a ressassé cinq cents fois "quand est-ce que tu remontes Seth?". Donc ça poussait un peu aussi à relancer quelque chose. J'évoluais avec Cyriex dans Decrepit Spectre depuis 2007. On discutait tous plus ou moins de la reformation, je savais que c'était OK. Helldryk, on n'avait pas de nouvelles. C'était le seul pour qui on ne savait pas trop s'il allait accepter. Black Messiah était toujours partant pour faire du live.


Vous avez prévu quelque chose de spécial pour la mini-tournée de mai prochain? Quels albums du groupe vous allez couvrir?
Sur scène, on fait tous les albums. Pour l'instant, on a eu la chance d'être plus ou moins en tête d'affiche. Donc ça nous donne un minimum de cinquante minutes, voire une heure, pendant lesquelles on a le temps de visiter tous les albums. On fait au moins deux chansons par album.
Et vous jouez deux nouveaux morceaux ?
On joue un nouveau morceau (NDR: voir lien YouTube ci-dessous). Mais il y en a plus d'écrits. C'est en bonne voie pour l'album. Tout en sachant que durant ces années, j'ai pas chômé non plus. J'ai fait des titres. Pas spécifiquement destinés pour Seth, mais j'ai fait des titres. Et après je garde ce qui me semble le mieux pour ce que j'aimerais faire s'il y a de l'avenir avec Seth.


C'est toi qui compose ?
Oui. Cyriex un peu aussi maintenant.
Quand on compare Era-Decay et Decrepit Spectre, tu n'as pas changé de signature. On peut imaginer que le nouvel album va se rapprocher de Decrepit Spectre.
Complètement. Je ne peux pas le cacher, c'est ce que je fais et c'est ce que j'aime dans le metal extrême. Autant j'aime bien composer des musiques différentes. Mais quand c'est dans le même registre, je n'arrive pas à me dissocier.
Tu ne pourrais pas faire un groupe de black necro et un groupe de black avant-gardiste ?
Je pourrais mais ce serait difficile. Ce n'est pas ce que je veux faire, si tu veux. Decrepit Spectre et Seth, même si c'est différent, je pense que ça se rejoint trop pour que j'arrive à dissocier les choses aujourd'hui. C'est difficile pour moi. Je ne pourrais pas faire du Seth d'avant parce que j'ai évolué. Mais au sein du metal extrême, je fais vraiment ce que j'aime faire.


Est-ce que ça veut dire que Decrepit Spectre est mis entre parenthèses ?
Oui. Je ne peux pas faire autrement. Sans parler de la musique, ça reste seulement un projet et les membres sont à droite à gauche. Le chanteur de Code habite en Finlande. Le gratteux de Code, qui reforme son groupe uniquement avec des membres anglais, est à Londres. Je pense qu'on ne peut pas tout avoir. Je dois faire des choix.
Tu pourrais aussi garder des compos pour l'un ou l'autre des projets, selon les spécificités par exemple de Black Messiah ou Kvohst.
C'est ce que j'ai fait. Par rapport aux compos de l'époque, j'ai su trier. Mais il y aura un tronc commun.

Tu ne gardes maintenant que les riffs qui t'intéressent. Tu es devenu plus exigeant ?
Ce n'est pas seulement de l'exigence. J'essaye vraiment de créer un paysage et éviter de penser en termes de trames structurelles. Éviter de me dire "bon, je vais faire riff 1, riff 2, riff 3, riff 4". J'essaye vraiment de trouver un ressenti, sans m'arrêter sur un riff spécial.
Tu vas travailler un riff pendant des mois ou quand tu as une idée d'ensemble tu écris vite ?
Non, je n'écris pas vite du tout. Et je suis toujours étonné et abasourdi de voir le nombre de groupes qui sortent des albums aussi rapidement. Bon, il faut voir la qualité. Aujourd'hui, je pense que la quantité est au détriment de la qualité. Donc je préfère prendre le temps. On n'est pas pressé, surtout aujourd'hui. Quand j'ai un truc en tête et que je sais qu'il y a moyen de l'exploiter, je vais le faire à 100%. Mais vraiment à fond. Tant que je ne serai pas content à 100%, je le referai indéfiniment. tant que je sais qu'il y a une mélodie à trouver sur une base rythmique, je vais le faire tourner pendant une semaine non-stop.
On n'est pas dans une écriture instinctive.
Non. Il y a du bien comme du mauvais.


Il est clair que tu ne pourrais pas refaire l'album d'avant et sortir pendant cinq ans le même album.
Non, c'est impossible ça. Parce que je pense que ce qui définit Seth, c'est l'évolution musicale sur des années. Je pense que ça restera. Sans évolution perpétuelle, pour moi ça n'a pas de sens. À moins que d'un seul coup, je me retrouve avec un manque d'inspiration total et que je refasse les choses d'avant. Ou peut-être par stratégie. Mais pour l'instant, cela n'a pas été le cas.
Tu as quelques années au compteur, la panne d'inspiration...
Ah justement. L'exemple même c'est Metallica. Plus ils sont vieux, moins ils en ont (rires).


Comment tu définis la musique de Seth aujourd'hui ? Tu te sens encore partie prenante de la scène black metal qui a beaucoup évolué ?
Je me sens derrière le label "black metal" sans vouloir l'exploser. Je pense que les racines sont là, tout en évoluant et sans occulter ce que peut me proposer toute la mosaïque black metal aujourd'hui. C'est un peu cliché, dans le sens où je prends tout ce qui est moderne en gardant le vieux. Mais c'est comme ça que je le conçois. A l'heure actuelle, ce qui pourrait faire la trademark de Seth, c'est peut-être ce côté arpégé qu'il y a toujours eu, auquel je rajoute aujourd'hui une facette vraiment vraiment noire. Si on écoute la nouvelle compo, il y a un caractère Decrepit Spectre qui est indéniable, un truc légèrement moins rapide mais plus assis et plus noir.
Quand les Blessures... est sorti, vous correspondiez à un black mélodique qui s'inspirait des grands anciens de la scène. Ensuite vous avez évolué vers un black plus avant-gardiste alors que le mouvement général partait vers le sale et le plus true. Maintenant, vous ne correspondez plus aux critères du moment. Tu t'en fous ?
Je m'en fous, mais j'en suis conscient. Ce n'est pas l'image que j'ai envie de véhiculer pour le groupe. Je conçois qu'il y ait une importance liée aux racines et à l'image du black metal. Après, j'en fais ce que je veux, à partir du moment où je la respecte. Et je pense la respecter.


Vous savez déjà vers quoi vous partez au niveau du concept général et des textes du nouvel album ?
On fait une musique différente, donc on essaie de se représenter différemment. Il y a une logique là-dedans. Par rapport aux textes, c'est un peu tôt pour en parler. Ça se met en place. On en discute en ce moment avec Black Messiah pour voir l'optique conceptuelle. On va rédiger les textes ensemble, et lui particulièrement.


Parlons de l'actualité. Quels sont les albums qui t'ont accroché dernièrement ? Tu n'as pas le droit de citer Reverence.
Pink Floyd, Pestilence et Massive Attack. Sigur Ros, The Album Leaf, Of The Wand and The Moon, Bolt Thrower, Danzig, Tiamat, Hans Zimmer, Thomas Newman, Whirling. C'est de plus en plus large, parce que le black metal me fait chier. Je le dis franchement. Ça me fait chier, parce que je n'arrive pas à trouver assez de groupes qui vont au-delà de l'optique musicale telle que je la conçois. J'en ai plein le cul d'écouter dix mille fois le même groupe à la Darkthrone.

Ça rejoint ce que tu dis sur la saturation du marché. Plus facile d'enregistrer, plus facile de mettre en ligne des morceaux et de se faire produire par un micro-label. On est saturé de groupes moyens.
Paradoxalement, plus facile de signer parce que les labels donnent moins de pognon. On est dans une situation où la quantité de groupes a un impact sur la qualité. C'est ce que je pense. Après tu me diras, peut-être qu'on pourrait évoluer dans les deux, quantité et qualité. Mais ce n'est pas le cas, du tout.
Tu penses que les labels faisaient plus le tri ?
La différence est que les labels, avant, jouaient leur rôle de labels. C'est-à-dire qu'ils proposaient des nouveaux groupes, qui avaient vraiment une identité. Maintenant, je crois que les labels se font un peu d'argent sur les groupes inconnus qu'ils ne payent pas.


Tu as des idées des chiffres de vente de Seth ?
Les premiers mois de la sortie des Blessures..., on en avait vendu 5 000. Avec le recul, ça fait plus. Mais 5 000, c'est pas mal. Sur les autres albums, ça doit faire 5 000 pour L'Excellence et un peu moins pour les suivants. Mais c'est plus ou moins dans ces eaux-là. Pour les Blessures... aujourd'hui, j'ai pas redemandé à Season. Je pense que ça doit être dans les 8 000-9 000. Mika m'a dit qu'il n'en avait plus, d'où la réédition CD.


Tu suis ce qui se passe sur Internet.
Tout à fait, ouais.
C'est la boite de Pandore ou un magnifique outil pour faire sa promotion ?
Franchement, c'est quand même bien. Je n'ai pas envie de cracher dessus, parce que ça ouvre vraiment pas mal de portes indépendantes pour les petits groupes qui cherchent à évoluer sans maison de disques. Malheureusement, là encore, la qualité n'est pas là parce qu'on évolue dans les mp3. Je sens qu'on est dans une époque très paradoxale, parce qu'on s'achète tous du matériel high-tech tout en écoutant de la merde. Tu croises dans la rue des gars à la mode avec des casques à 400 euros, tu te demandes comment ils les achètent, et ils écoutent du mp3. On vit dans une époque assez bizarre. Je n'ai jamais vraiment eu la volonté de promotionner mes groupes à fond sur le net. Parce que c'est dur, c'est vraiment un labeur de tous les jours. Autant que c'est possible, mais c'est vraiment dur. Il faut vouloir le faire, c'est vraiment un travail de geek.
Tu préfères t'appuyer sur ton label.
Si j'ai le choix, complètement. Après, il faut aussi le faire soi-même.


On a parlé de tes goûts musicaux au début de Seth. Maintenant, quel est ton choix.
Heavy ? Thrash ? Visual Kei ?
J'écoute beaucoup de thrash.
La signature thrash qu'on a sur tes morceaux va rester ?
Même plus, peut-être (rire).
Thrash américain ou thrash allemand ?
J'aime bien les deux. Je vais écouter autant du Slayer que du Sodom.
Death suédois ou death américain ?
Les deux aussi.
Doom anglais ou metal mélodique suédois ?
Je dirai aucun des deux. Si je devais choisir, ce serait la suédoise (rire).
Black scandinave ou black sud-américain ?
Complètement scandinave. Tout, Norvège-Suéde-Finlande. Et je dirais même black européen.
Groupes de black à l'ancienne ou plutôt avant-gardistes ?
A l'ancienne, quand ils sont authentiques. Avant-gardistes OK, mais quand vraiment ils ne vont pas trop loin. J'ai peut-être une tendance à sonner comme un mec qui aime le progressif, mais en fait pas du tout. J'aime les gars qui sont efficaces avec un minimum de subtilité.
Le dernier Deathspell Omega ?
Ouais, j'aime bien. Mais je ne suis pas fan. J'aime bien pour l'entreprise musicale qui est louable.
Est-ce que tu écoutes du plus typé black indus, comme Aborym, Mysticum ou Blacklodge ?
Oui oui, carrément. Aborym un peu moins, mais les deux autres j'aime bien.
Et le black progressif à la Asmodée ou Sael ?
J'aime bien aussi, mais il ne faut pas non plus pousser trop loin.
Un album très produit par rapport à un album enregistré à l'arrache ?
Un mélange des deux. Old school, tout en se modérant sur les nouvelles technologies. Si demain, je peux mettre la main sur une machine analogique, je le ferai.
Quand vous entrez en studio, tu enregistres instinctivement ou tu prends vraiment ton temps pour caser les parties parfaites ?
S'il faut passer douze heures sur le son de guitare, je le ferai. Je suis très axé matos. Et aujourd'hui, c'est très très dur de ne pas tomber dans du son très moderne. Donc il faut faire un peu un retour en arrière.


Parlons matos. Tu es sur quelle gratte actuellement ?
J'évolue sur du Laboga. Et puis guitares Jackson. Là, je vais peut-être voir pour une Dean. donc, guitares américaines.
Tu restes sur six cordes ?
Oui, sur six cordes.
Tu utilises le même matos en studio et sur scène ?
Si je juges qu'une guitare a un bon potentiel pour le studio, je la prends pour le studio. Mais à l'inverse, pour le live il faut que la guitare ait une bonne gueule. Très généralement, je n'utiliserai jamais une guitare en live si physiquement elle ne le fait pas. C'est une question de look. Le look en live, c'est extrêmement important. Le visuel c'est 40% de l'intérêt général en live. Anecdote, Cyriex a une guitare rose, c'est une vieille Charvel. On a enregistré Decrepit Spectre avec, mais on ne va pas jouer avec en live.
Tu es du genre à ramener sur scène la boite faite maison en contreplaqué avec douze mille effets ?
Mon gratteux plus que moi. Je suis moins technologie. Je suis axé compo. Cyriex m'aide parce qu'il est axé compo mais aussi matos et son. On se complète. Sur scène, j'ai du classique. J'ai un Boss GT3, je vais peut-être en changer. En son clair, chorus-reverbe-delay. Je n'ai pas du tout d'effet en pédalier sur ma disto. Enfin si, pour aller dans les détails, j'ai un Sonic Stomp BBE. C'est un maximizer qui apporte de la dynamique et qui élargit le son.


J'ai été surpris de lire à la fin de ton interview de Hard Rock Mag que tu avais besoin de clarifier certaines choses.
Complètement. C'est vraiment un gros besoin pour moi. Je n'avais pas fait d'interview en France depuis je ne sais pas combien de temps. Et beaucoup de gens se posaient des questions concernant la clarté des propos de l'époque du break. Dans le sens où ce break de Seth a été mal compris. Pas mal pris, mais mal compris. Les propos de l'époque étaient restés un peu flous. J'avais dit à l'époque que je ferai un break, mais je ne savais pas si cela allait être une pause infinie. Évidemment, je ne savais pas si on allait relancer le groupe un jour. J'avais préféré rester prudent et l'annoncer comme un break parce que je voulais éviter que des gens puissent mal le prendre. Du style "ils avaient dit qu'ils arrêtaient et ils reviennent de façon stratégique". Je connais bien les zozos dans le milieu black metal français, donc j'ai préféré rester prudent.


Tu penses quoi de ces reformations à la chaine, avec les groupes qui reviennent et qui rejouent leur premier album en concerts ?
Je pense que c'est symptomatique d'un public qui est friand du vieux. Ce n'est pas anodin si les groupes reviennent comme ça. Ce n'est pas qu'on nous le martèle, c'est parce que le public le demande. Il y a une école qui revient assez naturellement, parce qu'ils sont forcés dans le bon sens. Ce n'est pas forcément un mal, tant que ça ne jette pas de l'ombre sur les nouvelles formations méritantes.
En même temps, quand tu vois que ce sont toujours les mêmes vieux tromblons qui remplissent les stades, tu te poses la question de la relève.
Il y en a, clairement, ils auraient dû s'arrêter. Metallica, ils auraient dû s'arrêter à la période de Load, vite fait bien fait. Ils ne l'ont pas fait, parce que c'est peut-être une question d'argent et d'envie naturelle. Pas de relève aux vieilles gloires? Peut-être que c'est aussi la presse frileuse. je n'ai pas lu la presse depuis longtemps. Et en lisant le Hard Rock, j'ai été impressionné de voir le nombre de groupes interviewés. C'est un magazine bimestriel, donc forcément il y en a plus qu'ailleurs. Il y a pas mal de nouveaux groupes évidemment, mais les groupes qui sont réellement mis en avant ce sont des gros groupes. Rammstein qui représente une époque, etc. Les fondamentaux sont toujours là et ils ne sont pas réellement remplacés. Est-ce seulement la faute de la demande ? Je ne sais pas.


On va finir sur une note plus légère. En janvier dernier, tu avais proposé une news sur VS pour informer des premières dates toulousaines de la reformation. J'avais mis dans la news "black metal culte", parce que je trouve que Seth le mérite (et pour exciter un peu le chaland, je l'avoue). Et bingo, nous avons eu cette réaction d'un invité, retranscrite avec les fautes "culte ? Des mecs qui ont trahit leurs propres idéaux pour un peu de thune et de pseudo célébrité... faudrait voir à pas oublier se qui c'est passé..."
Là, j'ai rien compris. Je ne sais pas comment interpréter cette chose. J'ai envie de dire que c'est magnifiquement stupide, dans le sens où ça n'a pas de sens. Quand était sorti Les Blessures..., je me souviens qu'il y avait des ragots comme quoi le label nous payait nos téléphones portables, etc. À l'époque, le téléphone portable coûtait super cher. Donc, en gros on roulait déjà sur l'or. Ce qui est magnifique, c'est de voir à quel point tu as des gens assez cons aujourd'hui pour croire la même chose. Sur la news où on a annoncé qu'on relançait le LP, il y en a un qui disait en gros "ils ont fait ça pour se faire la thune". Et un autre gars lui a répondu "c'est sûr qu'ils vont changer de tranche d'imposition". Il a raison ce dernier gars totalement ironique. Moi qui suis très ironique, j'aurais voulu répondre ça. C'est complètement idiot. On se fait zéro thune avec Seth, tout est réinvesti. Toute personne qui est impliquée dans la scène depuis un minimum de temps sait ça.


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