Max Otero - MERCYLESS par ARIS3AGAIN - 1984 lectures
Le retour des Mercyless est l’un des grands évènements du moment dans le Death français. Vous avez lu le live report de leur concert à Paris sur VS, voici maintenant une petite interview avec Max, chanteur du combo, qui nous en a dit un peu plus sur cette reformation…



Pour commencer, d’où est venue cette idée de reformation ?
Max : Quand on s’est séparé en 2000, on avait des projets annexes, on s’est aventuré vers d’autres horizons, mais on a eu envie de revenir aux sources, tout simplement. C’était un besoin, et puis on a eu l’opportunité de sortir une compilation, « In Memory Of Agrazabeth », qui nous a remis un peu le pied à l’étrier. On ne savait pas trop comment procéder, mais ça s’est fait tranquillement, et nous voilà ! A la base, quand on a sorti la compilation, on n’avait pas forcément prévu de faire une reformation, mais on commençait à y réfléchir. Du coup, on s’en est servi pour montrer aux gens qu’on avait encore envie de faire quelque chose.



Et comment as-tu rencontré les deux nouveaux musiciens ?
Ca faisait déjà un moment qu’on jouait avec Laurent, le batteur, vu que c’est un ancien d’Hollow Corp, un groupe de Colmar. On avait un projet annexe ensemble, donc on avait déjà bossé avec lui pendant 4 mois, sur Day Off Sins. Pour nous, c’était naturel, il correspondait à ce qu’on cherchait, alors ça s’est bien goupillé ! Et pour Matthieu, le bassiste, ça a été un concours de circonstances. On avait déjà un bassiste, mais ça n’a pas marché avec lui pour des questions de planning. Du coup, on nous fallait quelqu’un, et on est tombé sur lui via des contacts communs. On a discuté un peu virtuellement, et on s’est bien entendu, il y a un bon feeling. Ca aurait pu ne pas marcher, mais ça a très bien fonctionné !

Quand vous avez décidé de vous reformer, c’était juste pour des concerts, ou vous aviez dès le début l’envie de faire un nouvel album ?
Ah oui, on a toujours eu envie de faire quelque chose de sérieux ! On a toujours fait de la musique dans un but sérieux. Depuis le début, on est dans une optique de composer, de faire des albums… La musique, il faut que ce soit un défi, sinon ça ne sert à rien !

Du coup, où en êtes-vous sur cet album ?
On a déjà quasiment tout le disque ! Je dirais qu’il est dans l’optique des deux premiers. Pour moi, c’est vraiment le chaînon manquant entre le premier et le deuxième disque ! Le deuxième était très différent et j’ai l’impression qu’il manquait quelque chose entre les deux au final.

Et comment se déroule la composition ?
On compose toujours de la même façon depuis le début, depuis 25 ans ! Stéphane et moi, on trouve des idées pour les guitares, ensuite on travaille avec Laurent à la batterie et Matthieu vient à la fin avec des lignes de basse. On prépare vraiment le travail en amont, on a toujours fonctionné comme ça. Le jam, on le laisse aux bluesmen ! Là, on prépare et on bosse sur les arrangements avant d’enregistrer le tout en avril. On va sûrement faire une grosse partie du travail nous-mêmes, avant de filer le mix à quelqu’un. Voilà, on verra bien, mais on ne se pose pas trop de questions. Ca va peut-être mettre un peu de temps, mais c’est notre optique.

Déjà une idée de label ?
Pas encore précisément… C’est tellement éphémère en ce moment avec les labels, ils ne te proposent pas grand-chose au final. On n’a pas non plus de titre précis ou d’artwork. Je suis en train de travailler sur les textes, mais c’est encore en cours. Pour le titre de l’album, c’est souvent à la dernière minute. Tout se goupille au fur et à mesure.

Tu évoquais les paroles, quels sont les thèmes ou les évènements qui t’inspirent particulièrement quand tu écris ?
La place de l’humain en général… j’ai repris un peu ce sur quoi je travaillais à l’époque en fait ! Je parle un peu de tout ce qui nous entoure, sur les croyances que l’on a, le besoin de toujours se raccrocher à quelque chose. Franchement, je suis revenu sur le même état d’esprit qu’à l’époque. Je ne cherche pas à faire des textes philosophiques, pleins de réflexions profondes. Je cherche quelque chose de brut, qui colle parfaitement à la musique, selon ce que j’ai envie de dire. Il faut avant tous que les paroles collent au style, tu ne peux pas faire de la poésie avec de la musique brutale. Il faut que ce soit intelligent, mais surtout que ça aille bien avec les compos.



Parlons un peu du live maintenant ! Comment se passe la tournée pour le moment ?
Oui très bien ! Nous, on joue dans les petites salles comme dans les grandes, notre seul but est de tourner ! On a encore quelques concerts après celui-ci, et ensuite on va s’attaquer à notre enregistrement. Ensuite, on verra. Ce n’est pas la peine de faire des plans... Ca va vite aujourd’hui, avec internet et tous les nouveaux moyens de communication, d’organiser des concerts, des tournées. Mais il faut le faire de façon à ne pas perdre de temps et d’argent, histoire de ne pas tomber dans des plans à la con !

Est-ce que vous jouez des nouveaux morceaux sur scène ?
Oui, pour l’instant, on joue des extraits du premier album et cinq nouvelles chansons ! Par la suite, on jouera sûrement quelques extraits du deuxième disque. Pas des autres en revanche, vu que pour nous, cette reformation est vraiment un retour aux sources.

Autrement, juste un petit mot sur Day Off Sins, est-ce que quelque chose est prévu ou absolument pas ?
Non, pas du tout. C’était un projet qui n’avait rien à voir avec le Metal, on l’a mis en stand by. On s’était fait plaisir à faire quelque de très différent, à faire des concerts dans des milieux qui n’avaient rien à avoir avec le Metal. Je ne dis pas qu’on a fait le tour, mais on a réussi faire un album, des concerts. C’était quelque chose qui nous tenait à cœur, mais maintenant, on est concentré à 100% sur Mercyless. Day Off Sins, c’était pour faire un peu autre chose.


Vu que vous jouez depuis 1987, peux-tu nous dire quelle est ton opinion sur la scène Metal en général et son évolution ?
Quelque part, je trouve que ça n’a pas vraiment changé. Ca va plus rapidement, c’est plus facile de travailler, que soit au niveau de la production, de la communication, pour répéter… C’est plus simple que dans les années 1990. Là, on voit une génération se développer, qui fait un gros mélange, c’est moderne, rapide, néo, death, black, c’est un gros fourre-tout, avec plein de groupes dans ce genre, avec des grosses grattes, des accordages bas. Et puis il y a toute une génération vieille école. Nous, c’est notre monde, le son des années 90. Et on a la chance de pouvoir jouer avec des combos comme Affliction Gate, qui sont aussi dans cet esprit-là. Les groupes qu’on écoute sont des trucs de cette époque, c’est ce qu’on aime et ce qui nous intéresse. On trouve que c’est à ce moment-là qu’il y a eu les trucs les plus riches. Dans ce qui sort actuellement, c’est sûr qu’il y a des choses très intéressantes, mais ce n’est pas ce que nous recherchons. Mais on découvre pas mal de nouveaux groupes assez sympas, c’est enrichissant aussi pour nous. Moi, je reste sur Pestilence, Morbid Angel, Immolation… On ressent tout ce travail de guitare, de son, de puissance, c’est ce que je préfère.

Est-ce que vous avez d’autres projets ?
Oui, on aimerait essayer de ressortir le premier album en vinyle. Et on va sans doute travailler sur le côté concert, tourner beaucoup pour promouvoir le nouvel album.

Merci beaucoup Max, je te laisse le mot de la fin pour nos lecteurs !
J’espère que les lecteurs de VS seront prêts quand on sera là. On a toujours eu de très bons contacts et du soutien avec eux depuis des années. J’espère que vous serez au rendez-vous et que vous pourrez redécouvrir Mercyless sur scène ou sur album !
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