Sick of It All Siberian Meat Grinder Montpellier 4 mai 2016

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RBD
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Sick of It All Siberian Meat Grinder Montpellier 4 mai 2016

Messagepar RBD » mer. mai 04, 2016 3:06 pm

Il y a deux jours on ressortait les manteaux et là on tenait à l'aise en manches courtes dans la cour de la Secret Place. Pas de quoi troubler la belle masse de Coreux garnissant les lieux : cheveux ras (voire calvitie, encore mieux !), casquette et barbe court taillée, skinheads bougons et leurs sœurs aux vestes en jean et jupes kilt, tatouages envahissants et t-shirts de groupes ressemblant à ceux d'universités ou équipes de base-ball… pas de doute possible sur le programme ! L'affluence était supérieure au tirage habituel, et c'était logique car SOIA passe généralement dans de plus grandes salles. La longévité des New-Yorkais drainait aussi plusieurs générations. Il n'y avait qu'une seule première partie, cela laissait le temps de mater le merchandising, refaire le HC avec l'un ou l'autre…

Vraiment ce n'est pas habituel de voir des groupes russes, mais SIBERIAN MEAT GRINDER le fait regretter. Ils sont six et ont fessé une fosse complice qui se chauffait dès le premier larsen accord… Leur Crossover penche vers le HC mais laisse une large place au Punk dans les mélodies simples et chœurs peu poussés, et aux Thrash par les riffs et les excellents solos rapides à la Kirk Hammett ou Suicidal… Voir les deux chanteurs porter des masques me donnait un mauvais a priori mais ça n'enlevait rien non plus à une férocité digne de l'ours qui leur sert de mascotte. Un seul des chanteurs faisait les nombreuses harangues, sans doute parce qu'il maîtrisait un bon anglais. Il me semble qu'ils ont casés une reprise d'Agnostic Front et en tout cas ils ont accepté un rappel arraché par la ferveur du public. Du reste, le batteur semblait à peine fatigué. Ils sont encore à un premier album et quelques EP ; n'empêche que c'est surprenant de voir une formation qu'il faut bien qualifier d'exotique à ce niveau.

Après une pause longuette vu qu'il y avait le temps, SICK OF IT ALL est même arrivé en retard dans la salle après qu'on répéta l'intro trois fois ! Mais une fois sur scène ce fut l'urgence la plus pure ! Je n'ai pas vu grand-chose par-delà le chaos du mosh pit d'où jaillissaient les slammers dont les pieds frôlaient le plafond. Pas grave, je connaissais. D'autant que c'est une tournée d'anniversaire, qui se focalise sur les classiques mythiques du répertoire. Quand ça ne galope pas, les plans mid-tempo sont implacables, créant une intensité comparable au Slayer de la grande époque. À rebours de la tendance plus que jamais dominante, SOIA refuse de sonner Metal en se contentant à l'aise d'une seule guitare, produisant un son plus équilibré et rêche, le pur NYHC authentique et sans gonflette !
Lou Koller non plus ne se cache pas derrière des effets et n'écrase pas ses trois compères (qu'il présenta en fin de set sans se faire présenter lui-même ce qui en dit long sur l'esprit), il s'en tient à son empathie et à son expérience, organisant magistralement le braveheart en haranguant chaque côté tour à tour, cherchant comme à chaque fois les quelques rares novices qui ne les auraient jamais vus et reprenant à l'envi la seule expression française qu'il maîtrise comme tous les bons frontmen ("Meurci biaucou !"). C'est vers la fin de set qu'il fallut recourir aux chœurs du public sur les titres le nécessitant, manière crue et vraie qui s'achevait évidemment dans des "oï !" de rigueur.
Au terme de cinquante minutes éreintantes et sans rappel, on peut dire "venierunt, vedierunt, vicierunt"… Je considère depuis toujours que SOIA a quelque chose que les autres pontes du HC et même du NYHC n'ont pas, qui tient à ce qu'ils butent partout sans avoir à faire les gros bras bourrus, faisant vivre inlassablement la scène dans la pureté de ses racines sans pour autant hésiter à passer par de plus grosses structures pour mieux la diffuser, au lieu de discourir sur ce que doit être le HC, son intégrité et sa fraternité. Une leçon pour toutes les grandes gueules qui jalonnent son Histoire.

À tantôt pour de prochaines aventures sur place qui promettent d'être autant saignantes.
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"Verdades se descubren, mentiras se construyen".

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